Votre dernier film

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NaughtyDog
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Assez partagé sur ce Dupieux

Je trouve toute la première moitié réussie, jouant habilement de l'image de son très bon quatuor pour une comédie méta sur ce que représente la notion d'acteur dans le monde d'aujourd'hui (en + user du plan-séquence permet aussi de montrer leur versatilité)

De l'autre, les artifices de Dupieux concernant la mise en abîme de la seconde moitié ame.uise considérablement la première, en + d'être trop théorique dans ce qu'il veut raconter.
Comme d'auttes films du réalisateur, il a du mal à renouveler ses gimmicks passée une amorce toujours carrée.

Un comble pour un film d'1h20 qui se nomme Le Deuxième Acte !

2.5/5
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Tulio
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@NaughtyDog Il existe un topic consacré à Dupieux :

viewtopic.php?f=4&t=1775&view=unread#unread

Et que je ne t'y reprenne plus !

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NaughtyDog
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Premier film de la Compétition cannoise mais également premier long-métrage de sa réalisatrice, Diamant Brut semble un héritier du cinéma de Sean Baker (Tangerine) ou Andrea Arnold (Fish Tank), mettant en avant une jeune femme aspirant à devenir une star de TV-réalité.

Et c'est dans la manière d'aborder son sujet sans pathos, sans fard et sans glamour que Diamant Brut arrive à pallier aux faiblesses dramaturgiques d'un récit perdant un peu de vue son objectif dramaturgique à mi-parcours.
Passée une romance sans emphase émotionnelle (mais néanmoins cohérente avec ce qu'elle raconte vis-à-vis du tiraillement ressenti par sa protagoniste), la mise en scène tantôt poétique tantôt âpre de Riedinger transmet ce qu'il faut, tel un miroir non-déformant d'une jeunesse en quête identitaire constamment baignée dans un culte des apparences. De plus la jeune Malou Khebizi porte tout le film sur ses épaules.

Perfectible mais pas mal quand même

3/5
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Dès sa première séquence cauchemardesque, La Jeune Fille à l'aiguille instaure une âpreté et une noirceur assez incroyable, tandis que la mise en scène de Magnus von Horn cite l'expressionnisme allemand pour conter une fable bien nihiliste dans le Copenhague post-1918.
Karoline travaille à l'usine en attendant le retour de son mari, mais tombe enceinte lors d'une liaison à l'avenir impossible. Elle va ainsi faire la rencontre de Dagmar, une femme enigmatique dirigeant une agence clandestine d'adoption..

Passée une très bonne première heure, proposant là encore une fabrication qui force le respect, alliée à un sound design oppressant nous faisant flirtant avec l'horreur psychologique, le film abandonne des pistes narratives pour débuter un second arc.
La co gruence se fait un peu au chausse-pied (jusqu'à un pay-off pas forcément 100% concluant), mais au final la proposition est telle qu'on en ressort difficilement déçu.
La force tenant non-seulement dans sa magnifique photographie, sa reconstitution d'époque à la Murnau, son atmosphère anxiogène, des acmés filmiques (avec des bébés) et surtout 2 excellentes actrices au centre (Tryne Dirholm et Victoria Carmen Sonne)

3.5/5
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Arrivé sur Netflix en catimini, le nouveau Stefano Sollima j'ai nommé Adagio

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Étrange film, qui ne correspond pas à ce que nous vend la bande-annonce (un film de bourrin). Le rythme est lent, suspendu.

Ce que nous invite à voir Sollima, c'est une marche vers la mort d'une poignée de personnages au crépuscule. Sollima tient le rythme, ce qui peut occasionner de la frustration.

J'aime bien l'entrée qui s'amuse à nous faire douter sur l'identité de tel ou tel perso (flic ou truand, la frontière est abolie). Après, je dois avouer que j'ai trouvé ça long.

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
Modifié en dernier par ConFucKamus le ven. 17 mai 2024 21:06, modifié 1 fois.
"Bloodshot est la meilleure chose qui soit arrivée au cinéma en 2020 " - ©MisterM
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Encore une fois Andrea Arnold nous cueille par son œil sensible de cinéaste, s'intéressant encore une fois à des âmes brisées, prisonnières de leur environnement socio-familial.
En mettant le focus sur la jeune Bailey (révélation que Nykiya Adams), la cinéaste semble rejouer une partition connue (Fish Tank en tête), mais c'est par le personnage de Bird (excellent Franz Rogowski) et une surprenante irruption du poético-fantastique que le film trouve sa singularité.
Une imagerie qui aurait pu être un peu mieux greffée par instants, mais arrive à émouvoir jusqu'à son final.
Bref la cinéaste brittanique réussit encore son pari (mise en scène auprès des corps, très bonne soundtrack, Barry Keoghan parfait comme d'habitude)

7/10
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@NaughtyDog

Tu as City of Darkness dans tes prochaines séances ?

Il m'intéresse bien celui-là, vu que le réalisateur a Limbo à son actif
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ConFucKamus a écrit :
ven. 17 mai 2024 16:16
@NaughtyDog

Tu as City of Darkness dans tes prochaines séances ?

Il m'intéresse bien celui-là, vu que le réalisateur a Limbo à son actif
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Et oui ^^

Après le très bon Limbo et le décevant Mad Fate, Soi Cheang revient en belle forme avec Ciry of Darkness (Twilight of the Warriors Walled In), projet vieux d'une poignée de décennie (John Woo a failli le faire plus tôt) plaçant son intrigue de guerre de gangs au sein de la célèbre citadelle disparue de Kowloon.

Ce bidonville du Hong Kong des 80's offre un terrain de jeu filmique intéressant, plaçant les personnages dans un enchevêtrement d'appartements, de ruelles et tuyauteries automatiquement cinégénique (la production design est excellente), tout en évoquant forcément une dimension sociale bienvenue.

Cette City of Darkness devient ainsi le théâtre d'une ultime confrontation : un gang à l'intérieur gouverné par Tornade (le charismatique Louis Koo qui a une cigarette dans le bec un plan dur 2), un autre de l'extérieur par Mr Big (le légendaire Sammo Hung).
Mais tandis que le film introduit Chan comme protagoniste, un réfugié qui va ainsi découvrir une nouvelle famille (et donc être au milieu de cette guerre de pouvoir) au sein de Kowloon, le scénario va malheureusement peu à peu le délaisser au prix du collectif.

Chacun des acolytes est instantanément caractérisé (VHS, Douzième Maître et Shin) pour mieux amener un esprit de camaraderie. Mais la résultante tiendra dans un parcours du héros plutôt faible, et donc une trame relativement balisée.

Ceci étant dit, City of Darkness peut se targuer de proposer les meilleures bastons vues dans le cinéma HK depuis 20 ans. Quelque part entre la précision d'un Tsui Hark et l'exubérance d'un Stephen Chow, les divers combattants sont presque des super-héros martiaux, capables de prouesses dingues et de mouvement impeccablement captés par un montage ultra péchu.
Ça tape, ça détruit des murs, ça saigne plus que de raison, tout ça pour un pur plaisir régressif.
Une fabrication qui à elle seule valide totalement le projet, à défaut de pleinement le transcender !

7/10
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Oh, Canada où un Paul Schrader revenant en jolie forme niveau mise en scène, traitant le témoignage de fin de vie d'un documentariste. En adaptant Russel Banks, Schrader livre un petit film à la faible durée pour mieux explorer la mémoire défaillante d'un homme dévoré par les regrets, dévoilant son parcours de vie face caméra pour mieux en faire ressortir la vérité.

Le hic tiendra dans cette durée ne permettant pas spécialement de faire naître l'émotion nécessaire à travers des flash-backs implisuant Jacob Elordi. Comme s'il manquait un quart d'heure pour pleinement donner de la chair à son histoire.

Néanmoins, c'est dans son aspect tendre et sa réalisation que le film convainct (et une belle photographie), portée par une vraie belle performance de Richard Gere, mélangeant peu à peu ces souvenirs telles des photographies qui se délitent

3/5
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Pas terrible ce The Surfer, pourtant cela débutait bien.

Nicolas Cage face à une bande surfeurs ultra mascus, telle une secte gouvernée par le trop rare Julian MacMahon. Le tout dans un lieu unique : une plage australienne paradisiaque !

Et tandis que l'affrontement d'orgueil offre initialement de jolies saillies d'humour, mais très vite le script ne matche jamais l'énergie déviante de Nicolas Cage ("mange le rat !").

Un Cage rapidement sous-exploité, jusqu'à un final empli de facilités

Bref Vivarium reste la seule fulgurance de Lorcan Finnegan

2/5
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Un Jia Zangke bien sympathique, abordant la rupture et le départ d'une femme dans un voyage itinérant à travers la Chine, et ce sur 3 temporalités (2001, 2006 et 2022).
Une manière de traiter les divers bouleversements qui ont remué le pays (dont le Covid) alors que le réal s'intéresse plus à l'image qu'au verbe (Zang-ke use même de la miniDV, de la pellicule et du numérique pour marquer les changements d'époque). Un beau portrait de femme tout en silences, proposant également de sacrés panoramas d'une Chine qu'on a pas l'habitude de voir.

Sympathique bien que peu porté sur l'émotion

3/5
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NaughtyDog a écrit :
ven. 17 mai 2024 18:48
ConFucKamus a écrit :
ven. 17 mai 2024 16:16
@NaughtyDog

Tu as City of Darkness dans tes prochaines séances ?

Il m'intéresse bien celui-là, vu que le réalisateur a Limbo à son actif
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Et oui ^^

Après le très bon Limbo et le décevant Mad Fate, Soi Cheang revient en belle forme avec Ciry of Darkness (Twilight of the Warriors Walled In), projet vieux d'une poignée de décennie (John Woo a failli le faire plus tôt) plaçant son intrigue de guerre de gangs au sein de la célèbre citadelle disparue de Kowloon.

Ce bidonville du Hong Kong des 80's offre un terrain de jeu filmique intéressant, plaçant les personnages dans un enchevêtrement d'appartements, de ruelles et tuyauteries automatiquement cinégénique (la production design est excellente), tout en évoquant forcément une dimension sociale bienvenue.

Cette City of Darkness devient ainsi le théâtre d'une ultime confrontation : un gang à l'intérieur gouverné par Tornade (le charismatique Louis Koo qui a une cigarette dans le bec un plan dur 2), un autre de l'extérieur par Mr Big (le légendaire Sammo Hung).
Mais tandis que le film introduit Chan comme protagoniste, un réfugié qui va ainsi découvrir une nouvelle famille (et donc être au milieu de cette guerre de pouvoir) au sein de Kowloon, le scénario va malheureusement peu à peu le délaisser au prix du collectif.

Chacun des acolytes est instantanément caractérisé (VHS, Douzième Maître et Shin) pour mieux amener un esprit de camaraderie. Mais la résultante tiendra dans un parcours du héros plutôt faible, et donc une trame relativement balisée.

Ceci étant dit, City of Darkness peut se targuer de proposer les meilleures bastons vues dans le cinéma HK depuis 20 ans. Quelque part entre la précision d'un Tsui Hark et l'exubérance d'un Stephen Chow, les divers combattants sont presque des super-héros martiaux, capables de prouesses dingues et de mouvement impeccablement captés par un montage ultra péchu.
Ça tape, ça détruit des murs, ça saigne plus que de raison, tout ça pour un pur plaisir régressif.
Une fabrication qui à elle seule valide totalement le projet, à défaut de pleinement le transcender !

7/10
Super !
De plus, il parait qu'il sort dans les salles début septembre chez nous !
Merci au festival de Cannes, pour le coup !
"On peut manger tous les champignons !
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
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NaughtyDog
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Pas mal ces Femmes au Balcon, récit de sororité qui ne se refuse rien en terme de courage voire même d'audace. Une histoire de sororité où un beau trio se réapproprie sa féminité et sa sexualité après le meurtre d'un voisin.
Lorgnant entre plusieurs genres, la faiblesse tiendra justement dans un emploi du fantastique relativement décevant, alors que le film est à son meilleur lorsqu'il regarde frontalement les fêlures de ces femmes (Noémie Merlant, Souheila Yacoub et Sanda Codreanu portent l'ensemble)
Pas mal quand même

3/5

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Plus autoportrait que réel biopic adaptant le livre de Carrère, ce Limonov est encore une démonstration des immenses qualités de mise en scène de Kirill Serebrennikov, un des meilleurs plasticiens actuels du cinéma.

Résumer un demi-siècle de la vie du poète et dissident russe paraît complexe, mais d'entrée de jeu Limonov choisit l'étude de la psychologie torturée de cette figure politique rejetée de l'URSS.
On sent une grosse influence du Nouvel Hollywood (Taxi Driver est cité, mais on pense surtout au Midnight Cowboy de Schlesinger dans la reconstitution du New York des 70's).
S'attardant sur les premiers amours ou expériences sexuées de Limonov, la dernière heure du métrage déçoit un tantinet en comparaison, passant rapidement sur l'ultra-nationalisme d'Eddie, son opposition à Poutine ou bien son enfermement.
Comme si on refusait d'embrasser à bras le corps l'aspect purement politique et anarchiste de la sa fin de vie.

C'est bien dommage, car un film de 2h45 ou 3h aurait sans doute offert un regard complet. Néanmoins, Limonov reste truffé de pures idées de mise en scène (Serebrennikov usant de l'ensemble de sa grammaire scénographique avec une énergie punk comme dans Leto), d'utilisations brillantes de l'ellipse en temps que chorégraphie alliée à la production design...et surtout une impeccable interprétation de Ben Wishaw !
Autant à l'aise avec la psychologie contestable du personnage que ses mimiques ou don accent, l'acteur britannique disparait derrière Limonov, pour en faire le meilleur rôle de sa carrière.

Un prix d'interprétation gagné d'office, pour un très bon film tout simplement !

4/5
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PierrotDameron
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Ai profité des longs weekend de mai pour me faire quelque marathons.

Ghibli
J'ai découvert Nausicaa, Le Chateau dans le ciel, Kiri, Porco Rosso et revu Totoro et Mononoke.
Superbe découverte Nausicaa, peut-être mon préféré avec Mononoke. J'adore l'ambiance presque contemplative du début. Le conflit met un peu de temps a se mettre en place et est finalement un peu confus mais belle conclusion.
A part Porco Rosso, les films partagent un défaut qui ma gêné : ils se ferment sitôt le climax terminé. Un petit épilogue histoire de voir ce que les personnages deviennent n'aurait pas été de trop, surtout pour Nausicaa où finalement la situation du monde n'est pas "résolue" malgré les pistes misent en place dans le film.

Et ce weekend c'était rétrospective Planète des singes (68-73) :
Celui de 68 (je l'avais découvert en 6e) : rien a redire pratiquement. Ambiance incroyable (et la musique !) surtout au début avec la découverte de la planète, des humains, la chasse, etc. Je regrette les quelques écarts par rapport au roman (la civilisation singe est finalement peu développée ) au profit de la mise en avant de l'obscurantisme religieux et de la bombe atomique. Et POURQUOI les faire vivre dans des maison de Barbapapa ?????
Je préfère le livre.

Les suites par contre... C'est un truc de mongol.
Le secret est la suite direct du film de 68 mais en même temps un remake (avec un acteur physiquement très proche de Helston), puis ensuite on découvre que des humains intelligents ont survécu mais ils sont télépathes, s'habillent comme l'alien de la Soupe aux choux et vénèrent la bombe atomique :lol: :lol: :lol: :lol:
Kitschissime.
Il y a quand meme des idées que j'aime bien : des frictions entre gorilles et orangutan (que l'on trouvait dans le roman de P. Boulle), la fin encore plus sombre que le precedent

Les Evadés part d'une idée complètement yolo : Zira et Cornelius ont réussis a remettre en marche le vaisseau explosé de C. Heltson et son reparti dans le passé. Quand la musique légère (de Goldsmith, de retour pour cet opus) a démarrée, j'ai cru que c'était une parodie. Mais le film a ton plus léger dans se première partie qui remake (encore) le premier film de manière invertissant. C'est rigolo et les deux singes sont attachants mais les persos humains sont pas assez travaillés. La suite du film se fait plus thriller/course poursuite mais c'est mou. La fin choc (le gars qui fusille le bébé!) fonctionne assez bien.

La Conquête. Le pire je pense. Le début fait forte impression avec tous les singes habillés comme des détenus et l'architecture brutaliste un peu des décors. Puis on nous apprends que suite à un virus les chats et les chiens sont tous morts ( :lol: ) donc les humains ont du prendre des singes comme animaux de compagnie puis finalement esclave quand ils se sont rendu compte de leur potentiel ( :lol: ). Y une bonne scène : la vente de César qui rappelle les marchés aux esclaves. Le reste à mourir de rire : les humains essaient de faire César se reproduire donc ils l'amène dans une chambre pleine de coussins rose ou une singe est dans une position lascive et lui fait les yeux doux, le centre de conditionnement ou c'est le gros bordel et on conditionnent les singes 15 par 15, la "révolte" mise en place en 2 scènes où c'est juste César qui a des eye contact avec 3 singes et ça y est c'est parti. Baston finale interminable.

La Bataille. Pas ouf mais mieux que les trois autres. Enfin il y a des personnages singes autre que Cornelius. Zira ou Cesar et un peu de drama entre eux. Le point de départ est débilos (un gorille ne veut pas apprendre a lire) mais c'est la au moins. Y a toujours des incoherence, ils sont limite a l'age de pierre mais discutent quand meme de la théorie de la relativité. Conclusion intéressante qui remet dos a dos les sociétés humaines et simienne.

Bref la saga revient de loin.
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Tulio
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PierrotDameron a écrit :
lun. 20 mai 2024 13:15
Et POURQUOI les faire vivre dans des maison de Barbapapa ?????
L'explication est toute simple : parce qu'ils n'avaient pas le pognon pour autre chose ! :D

C'est pour cette raison que les singes sont techniquement moins évolués que dans le roman. D'ailleurs, en étant bien attentif, on remarque que les films sont de plus en plus cheap à force de faire de la récup à partir des costumes/maquillages des opus précédents. C'est aussi pour ça que l'on remonte le temps dans le troisième : parce qu'il était plus économe de tourner dans des villes contemporaines que de construire des nouveaux décors en studios !
PierrotDameron a écrit :
lun. 20 mai 2024 13:15
La Conquête. Le pire je pense.
La meilleure suite du film original en ce qui me concerne. Quand je l'ai découverte, j'avais trouvé la prise de pouvoir des singes tellement cathartique !

Au moins tu as pu constater à quel point la nouvelle trilogie s'inspirait de La Conquête et La Bataille, dont Rise et Dawn sont quasiment des remakes. ;)
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Redzing
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PierrotDameron a écrit :
lun. 20 mai 2024 13:15
Et ce weekend c'était rétrospective Planète des singes (68-73) :
Merci pour ce résumé qui me conforte dans l'idée de ne pas me replonger dans cette franchise ! :D
J'aime beaucoup le premier, un jalon de la SF, hyper intelligent.
Je suis tombé des nues en découvrant la piètre qualité du deuxième, et son dernier acte WTF. Entre ça et son final apocalyptique, je ne voyais pas l'intérêt de continuer l'histoire si c'est pour avoir des préquels boiteux. Pas besoin d'expliquer comment on en est arrivé aux Singes qui prennent le pouvoir. Je n'ai donc jamais vu les 3, 4, 5 et je n'en ai jamais entendu du bien.

Le remake de Burton, mauvais et inutile, il ne mérite même pas qu'on en parle.
J'ai vu le reboot/préquel de 2011. Sympatoche à mon sens, mais idem : ça ne m'intéresse pas du tout de voir des singes qui deviennent intelligent et éclipsent les hommes. Ca casse complètement le choc et la surprise du film de 68.
Je n'ai jamais eu envie de me lancer dans les suites des années 2010.
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NaughtyDog
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Les Linceuls est un Cronenberg moyen et c'est dommage car il y a quelques vraies qualités dans ce récit de deuil quasi biographique, où le cinéaste raconte l'amour par l'absence.
De plus il introduit un concept accrocheur de rechnologie permettant de visualiser la dépouille de défunts, et comment cette dernière peut prendre de l'ampleur dans notre quotidien.

Cronenberg amène aussi de vraies belles scènes de vulnérabilité, impliquant Cassel (qui porte le film), Sandrine Holt (meilleur personnage) et Diane Kruger dans un rôle multiple.

La grosse faiblesse vient néanmoins d'une intrigue rapidement convenue, inutilement étirée et partant dans du complotisme digne de fausses pistes.

C'est bien regrettable, d'autant que même l'univers visuel ou technologique n'est pas assez exploité, malgré un chouette épilogue.

Il faudra donc se contenter d'une douce mélancholie funèbre, saupoudrée d'une BO d'Howard Shore efficace.

2.5/5
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Tulio
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Redzing a écrit :
mar. 21 mai 2024 00:34
Je n'ai donc jamais vu les 3, 4, 5 et je n'en ai jamais entendu du bien.
J'arrive personnellement à passer outre leur côté vieillot, mais je comprends tout à fait que l'on ne veuille pas s'y replonger pour cette raison.

En revanche, l'influence qu'a eu cette saga sur le système de production hollywoodien est considérable. Sans La Planète des singes, Star Wars n'aurait sûrement jamais vu le jour.

Et pour couronner le tout, il s'agit d'une création française ! Je serais d'ailleurs curieux de savoir si les héritiers de Pierre Boulle touchent encore des royalties à chaque nouveau film.
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Redzing
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Tulio a écrit :
mar. 21 mai 2024 12:05
Redzing a écrit :
mar. 21 mai 2024 00:34
Je n'ai donc jamais vu les 3, 4, 5 et je n'en ai jamais entendu du bien.
J'arrive personnellement à passer outre leur côté vieillot, mais je comprends tout à fait que l'on ne veuille pas s'y replonger pour cette raison.
Le côté vieillot ne me gêne à priori pas.
C'est plus la mauvaise surprise du 2 que je n'ai jamais digéré. Et le fait que les 3, 4, 5 soient des préquels alors qu'on à mon sens il n'y a plus rien à raconter. Pour moi la force du film original c'est la découverte cauchemardesque de l'univers, et le twist final. Le reste c'est de la récupération.
C'est comme si on me parlait d'une trilogie de téléfilms foireux expliquant les prémices de Dark City, ou Matrix (dans ce dernier cas, le court métrage dans Animatrix suffit amplement). Ca ne me donnerait pas envie.
(mais je serai content de me tromper, peut-être qu'un jour je verrai les 3, 4, 5 et ceux des années 2010 et que je serai agréablement surpris :) )
Tulio a écrit :
mar. 21 mai 2024 12:05
Et pour couronner le tout, il s'agit d'une création française ! Je serais d'ailleurs curieux de savoir si les héritiers de Pierre Boulle touchent encore des royalties à chaque nouveau film.
Il a aussi écrit le roman qui a servi de base pour Le Pont de la Rivière Kwai, considéré au UK comme un grand classique du cinéma. Même question pour les royalties ! :lol:
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Kit
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Redzing a écrit :
mar. 21 mai 2024 12:39
Tulio a écrit :
mar. 21 mai 2024 12:05
Redzing a écrit :
mar. 21 mai 2024 00:34
Je n'ai donc jamais vu les 3, 4, 5 et je n'en ai jamais entendu du bien.
J'arrive personnellement à passer outre leur côté vieillot, mais je comprends tout à fait que l'on ne veuille pas s'y replonger pour cette raison.
Le côté vieillot ne me gêne à priori pas.
C'est plus la mauvaise surprise du 2 que je n'ai jamais digéré. Et le fait que les 3, 4, 5 soient des préquels alors qu'on à mon sens il n'y a plus rien à raconter. Pour moi la force du film original c'est la découverte cauchemardesque de l'univers, et le twist final. Le reste c'est de la récupération.
C'est comme si on me parlait d'une trilogie de téléfilms foireux expliquant les prémices de Dark City, ou Matrix (dans ce dernier cas, le court métrage dans Animatrix suffit amplement). Ca ne me donnerait pas envie.
(mais je serai content de me tromper, peut-être qu'un jour je verrai les 3, 4, 5 et ceux des années 2010 et que je serai agréablement surpris :) )
Tulio a écrit :
mar. 21 mai 2024 12:05
Et pour couronner le tout, il s'agit d'une création française ! Je serais d'ailleurs curieux de savoir si les héritiers de Pierre Boulle touchent encore des royalties à chaque nouveau film.
Il a aussi écrit le roman qui a servi de base pour Le Pont de la Rivière Kwai, considéré au UK comme un grand classique du cinéma. Même question pour les royalties ! :lol:
il y a eu aussi une série La planète des singes 1974 14 épisodes
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Tulio a écrit :
lun. 20 mai 2024 23:18
Au moins tu as pu constater à quel point la nouvelle trilogie s'inspirait de La Conquête et La Bataille, dont Rise et Dawn sont quasiment des remakes.
Je ne sais si j'irais jusqu'à dire que ce sont des remakes mais c'est amusant de voir les similitudes oui : le nom de César, l'idée que les singes ne doivent pas tuer d'autres singes car c'est ce qui les différencie des humains.
Mais la trilo des années 10 est infiniment plus intéressante, et de meilleure qualité.
Redzing a écrit :
mar. 21 mai 2024 00:34
Je n'ai jamais eu envie de me lancer dans les suites des années 2010.
Ils valent le coup ! Ne serait-ce que pour la performance de Serkis et l'exploit visuel de faire vivre les personnages singes avec la motion capture. On est niveau d'Avatar techniquement.

Tout ça me rappelle que Total Trax a sorti un épisode sur les BO de la saga que je dois encore écouter :bounce:
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Gekko
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Non mais la suite (Le Secret de la planète des singes) du film original est tellement médiocre, que j'ai pas osé maté les autres.
"On peut manger tous les champignons !
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
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Redzing a écrit :
mar. 21 mai 2024 12:39
Et le fait que les 3, 4, 5 soient des préquels alors qu'on à mon sens il n'y a plus rien à raconter. Pour moi la force du film original c'est la découverte cauchemardesque de l'univers, et le twist final.
Ah oui, tu as un problème avec la notion même de prequel en fait !

Ça ne me gêne pas perso : ça enrichit l'univers et n'amoindrit pas la fin du film original, pourquoi s'en priver ?

J'espère par contre que tu ne fais pas partie des adorateurs de Prometheus, car ce serait l'hôpital qui se fout de la charité. :D
PierrotDameron a écrit :
mar. 21 mai 2024 19:02
Mais la trilo des années 10 est infiniment plus intéressante, et de meilleure qualité.
Elle a l'avantage d'avoir été réalisée à une époque où la SF est devenue un genre respectable, chose qui n'était pas le cas dans les années 70.

Mais les questionnements qu'elle soulève étaient déjà présents en filigrane de la saga originelle, qui les tenait déjà du roman de Pierre Boulle.
Gekko a écrit :
mar. 21 mai 2024 20:23
Non mais la suite (Le Secret de la planète des singes) du film original est tellement médiocre, que j'ai pas osé maté les autres.
Si ça peut te rassurer, Le Secret est la pire suite du film original. ;)
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Le meilleur film de Sean Baker !
Après Tangerine, The Florida Project ou Red Rocket, le réalisateur poursuit son exploration d'une Amérique schizophrène avec Anora.
Un anti-Pretty Woman où le prince charmant n'est qu'un millenial russe fils de riche, et où l'union initiale avec une prostituée laisse progressivement le rire (c'est très drôle) pour une escapade d'1h dans les night clubs de NY (on pense au cinéma des Safdie).
Le casting est excellent et le film réussi, mais c'est dès que le film opère son ultime virage (plus dramatique) jusqu'à un final assez déchirant (la meilleure scène de Sean Baker)

Mais surtout, c'est aussi l'occasion pour l'excellente Mikey Madison dans un rôle complet !
Une très bonne pioche !

4/5
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Un biopic au sujet nécessaire, mais beaucoup plus noble dans ses intentions que son exécution ! Retracer le parcours traumatoque de Maria Schneider (notamment le tournage polémique du sulfureux Dernier Tango à Paris) est une source forcément pertinente (encore plus dans le cadre Me Too) mais Jessica Palud livre un biopic complètement plat en terme de mise en scène, extrêmement illustratif et jamais réellement émouvant.
Une narration scolaire donc, jusque dqns la manière où Maria tombe dans la dépression et la drogue.

Néanmoins, il faut sauver Anamaria Vartolomei (et Matt Dillon en Brando) qui est totalement investie dans le rôle (elle porte tout le film). En bref un film nécessaire pour tout ce qu'il nous montre, mais pas à la hauteur de son sujet.

2/5 ou 2.5/5
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Du film historique avec une dimension féministe évidente (sorte de croisement entre Adieu ma concubine et Anatomie d'un meurtre), ce She's Got No Name bénéficie de la performance de Zhang Ziyi (qui a rarement été aussi peu embellie à l'écran), d'une reconstitution d'époque travaillée et d'une mise en scène appliquée par Peter Ho-sun Chan !

Reste que le récit reste trop long, avec notamment un dernier tiers très programmatique en terme de film de procès.
Heureusement l'histoire vraie dont le fait divers est tiré reste suffisamment évocateur et important pour donner de la chair au film (une femme condamnée à 30 ans de prison après le meurtre supposé de son mari)

3/5
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Pour ma part, le meilleur film de Paolo Sorrentino depuis La Grande Belezza !

Parthenope peut déconcerter au premier abord, semblant aborder l'incroyable beauté de son personnage principal via une fétichisation de son actrice (Celeste Dalla Porta), mais d'entrée de jeu le réalisateur italien filme sa sirène par un prisme de récit antique, tel un conte initiatique !

Dès lors, le long-métrage prendra des allures de récit piccaresque où une femme déifiée par le regard des hommes entreprend un chemin de vie en corrélation avec ses études d'anthropologie. Premiers amours, confrontation à la vieillesse, à la religion, l'érudition..

Sorrentino trouve toujours une approche sensuelle et sensorielle pour aborder ces tranches de vie, portées par une photographie solaire absolument saisissante, et un regard entre le surréalisme et le naturalisme napolitain.

Bref une très bonne expérience !

4/5
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@NaughtyDog as-tu vu "Les Graines du figuier sauvage" qui semble faire une quasi unanimité et se pose peut-être en favori pour la Palme ?
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Next a écrit :
sam. 25 mai 2024 15:45
@NaughtyDog as-tu vu "Les Graines du figuier sauvage" qui semble faire une quasi unanimité et se pose peut-être en favori pour la Palme ?
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Décidément il se passe un truc avec le cinéma iranien ces dernières années. Après Saeed Roustaee, Moammad Rasoulof use du cinéma comme d'un acte politique chargé contre son pays (jusqu'à être obligé à l'exil) en dynamitant la cellule familiale. Quoi de plus logique que de traiter les répercussions des décisions étatiques en montrant son effet sur le plus petit dénominateur commun ?

La Graine du Figuier sacré débute comme un réel film politique, en plaçant les filles d'un haut fonctionnaire de l'État peu à peu face à lui, allant jusqu'à intégrer de vraies vidéos virales de lynchage public.
C'est extrêmement bien écrit et interprêté, porté par une mise en scène sobre et maîtrisée.

Le tout jusqu'à un acte final embrassant le thriller. Ce sera peut-être la seule réserve du film, qui s'il n'est pas dénué de tension, manque sans foute d'une plongée plus prenante et viscérale jusqu'à son final. Mais à l'instar de son touchant épilogue, difficile de rester de marbre devant ce très bon film !

4/5
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NaughtyDog a écrit :
jeu. 23 mai 2024 12:20
Le meilleur film de Sean Baker !
Bon à savoir, j'avais adoré ses deux précédents films !
NaughtyDog a écrit :
sam. 25 mai 2024 11:22
un film nécessaire pour tout ce qu'il nous montre, mais pas à la hauteur de son sujet
Dommage. Le sujet et l'actrice avaient tout pour remporter mon adhésion.
NaughtyDog a écrit :
sam. 25 mai 2024 14:27
Sorrentino trouve toujours une approche sensuelle et sensorielle pour aborder ces tranches de vie, portées par une photographie solaire absolument saisissante, et un regard entre le surréalisme et le naturalisme napolitain.
J'adore le cinéma de Sorrentino. Ce que tu dis là ne me surprend pas. :love2:
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Prix de mise en scène mérité pour ce nouveau Miguel Gomes !

Grand Tour c'est avant tout une plongée sensorielle dans un magnifique noir & blanc, au sein du Vietnam du siècle dernier.
Si bien que le film n'est jamais meilleur que lorsqu'il fait une cartographie de l'Asie à base de sensations, de focus sur le quotidien ou l'architecture.
Le trip devient comme un rêve éveillé, mais contre-balancé par des personnages à l'arc narratif très secondaire.
Il faudra attendre la dernière partie pour commencer à voir un peu d'incarnation dans son personnage féminin.
Un déséquilibre qui l'empêche d'être à un niveau supérieur.

3 ou 3.5/5

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Ce nouveau Karim Aïnouz (Le Jeu de la Reine) commence bien, plaçant son récit dur la côte Est du Brésil, auprès d'Heralfo, un jeune en fuite de son passé criminel.
Il va ainsi tomber au sein fu Motel Destino, un lovotel où les clients viennent pour copuler H24.

Un jeu de séduction va se créer avec Dayana, la femme du propriétaire. Cela pourrait être un scénar de série B porno, et Aïnouz semble parfois flirter avec le genre (le film comporte pas mal de scènes de sexe explicite), infusant une curieuse identité à ce thriller tourné dous 30°C et bercé par des lumiéres néons.

Un mariage qui fonctionne, porté par un casting impliqué et une mise en scène charnelle.

Mais Motel Destino fait partie de ces métrages qu'on peut qualifier de "style over substance" tant l'intrigue perdra en intérêt et en focus au fur et à mesure. Le tout jusqu'à un final expédié sans aucune tension.

Reste un style, une ambiance qui agrippe, mais au service d'un scénario convenu.

Dommage

2.5/5

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Film sympathique sue The Apprentice, nous montrant l'ascension du jeune Donald Trump (un excellent Sebastian Stan) sous l'aile de l'entrepreneur Roy Cohn (Jeremy Strong qui vole la vedette à chaque apparition).

On pense à Vice, Succession ou Wall Street (en version beaucoup plus light), tandis qu'Abbasi filme son récit avec une facture visuelle semblant parfois émuler un métrage sorti au début des 90's (ère MTV).

C'est fun et parfois acide, mais finalement assez schématique et attendu dans son programme. Ce qui est bien dommage car le casting est encore une fois excellent (Stan qui se mue peu à peu en Trump en maîtrisant ses mimiques, ou Maria Balakova en Ivanka), malgré des personnages sans aucune subtilité (on comprend que Donald poursuit en justice les producteurs devant toutes les s*loperies qu'il y fait).

Un bon moment quand même !

3 ou 3.5/5

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Un bien beau film d'animation que La Plus précieuse des marchandises, narrée par la plus belle voix de l'histoire du cinéma français (RIP Trintignant), et réalisée par un Michel Hazanavicius s'attaquant à un nouvel exercice.

Prenant place lors de la Shoah, le film nous montre un couple de bûcherons polonais recueillant un bébé jeté d'un train de déportés.
D'abord dource de tension dans le couple, cette "marchandise" deviendra le cœur émotionnel du gilm, tandis que la narration nous invitera aussi à voir ce qui arrive à sa famille initale dans un camp.

De par sa dimension de conte, rien n'est nommé mais tout est évocateur, dopé par une superbe animation de 3.0 Studio (La Tortue Rouge, Des Ours en Silice). On pourra d'ailleurs noter un sacré travail sur la lumière, et les effets de fumée !

Le film part également sur un terrain beaucoup plus sombre et désespéré dans sa seconde partie, même si la dimension émotionnelle est légèrement amoindrie par son intrigue facile (on est dans un conte d'1h20 après tout), alors sue la musique de Desplat est même sur-signifiante dans un pourtant vrai bon climax.

De quoi amoindrir l'efficacité du film, mais pas sa portée universelle. Encore une fois, l'animation française montre qu'elle est une des plus audacieuses au monde, tout en étant capable d'aborder des sujets adultes.

3.5 ou 4/5
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The Creator x I, Robot x Titanfall à la moulinette Netflix/ChatGPT
Un mauvais film qui se voudrait inspiré sur son contexte SF mais qui t'enfile tous les poncifs du genre comme si on traitait de l'IA il y a 30-40 ans

Heureusement qu'il y a JLo est une ou 2 scenes d'action divertissantes

2.5/10
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Tulio
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Un parfait exemple de projet au postulat prometteur, gâché par une exécution consternante.

Si Christophe Honoré a l'intelligence et l'élégance de se référer au Maestro de Cinecittà qu'est Federico Fellini, cela ne suffit pas à sauver son film de l'inanité et de l'ennui. Seules l'évocation nostalgique de Marcello Mastroianni et la composition étonnante de sa fille Chiara (avec laquelle la ressemblance est effectivement troublante) valent éventuellement le détour.

Du reste, Marcello Mio coche toutes les cases du film d'auteur français, parisien et bourgeois, de l'amourette rendue impossible par l'homosexualité d'un des deux partis aux persos qui se mettent à chanter en plein milieu d'une scène, en passant par cette impression de s'incruster dans le petit milieu du cinéma français, où tout le monde vivote d'un appartement à un autre.

En résulte une comédie métafictionnelle qui n'en est pas vraiment une, puisque préférant se regarder le nombril plutôt d'ouvrir ses fenêtres sur le monde extérieur. Vide et décevant.
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Tulio
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Un film de SF au concept intéressant sur le papier : alors qu'il est en mission depuis plusieurs mois, un astronaute tchèque découvre qu'une créature extraterrestre s'est introduite dans son vaisseau. S'ensuit alors une sorte d'anti-Alien où le protagoniste doit dépasser ses préjugés et voir au-delà des apparences, ladite créature ressemblant en outre à une araignée géante !

Cette dernière est d'ailleurs le point fort de Spaceman, superbement modélisée/animé et dotée de la douce voix de Paul Dano, au point que l'on se surprend à la trouver mignonne au fur et à mesure du métrage. En termes de mise en scène, on notera surtout l'utilisation d'une caméra flottante et de plans débullés pour rendre compte de l'apesanteur à l'intérieur du vaisseau.

Si cette histoire se suit sans déplaisir, celle-ci se révèle beaucoup trop plate et attendue pour véritablement émouvoir, la succession incessante de flashbacks introspectifs finissant par lasser à la longue. Ce qui est dommage car il y avait vraiment matière à déboucher sur une finalité bouleversante, que le film effleure à plusieurs reprises sans jamais pleinement l'atteindre.

Restent une jolie inspiration rétrofuturiste dans les décors et des visuels recherchés lors des sorties extravéhiculaires, qui empêchent le film d'être une simple resucée de Seul au monde.
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Zefurin
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22 ans plus tard j'ai enfin regardé 28 Jours plus tard de Danny Boyle

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Excellent film et à la forme curieuse vis à vis du fond. Capable de montrer des images post-apocalyptique sur de grands espaces tout en gardant des cadrages assez intimistes. Le côté un peu documentaire rend le film assez savoureux et vire progressivement dans le style un peu grunge/punk. Bref, on peut pas faire film plus British fin de XXème siècle.
Et surtout, Danny Boyle réussit vraiment à souffler le chaud et le froid de l'épouvante. La scène dans l'église avec les visages des infectés qui se retournent vers Jim lorsqu'il appelle à l'aide m'a vraiment fait froid dans le dos.

Ca me donne envie de voir la suite avec Carlyle.
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MisterM 06/02/2024
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Chien blanc de Anaïs BARBEAU-LAVALETTE adapte le roman en grande partie autobiographique (mais de son propre aveu un peu romancé) de Romain Gary en une version nettement plus proche de son modèle (et de la vérité historique !) que le film qu'en avait tiré Samuel Fuller (connu chez nous sous le titre Dressé pour tuer). Et si cette fable anti-raciste n'est pas aussi percutante que ce dernier, contrairement à ce qu'on a pu écrire elle met tout aussi mal à l'aise et parvient à paraître même toute aussi déprimante, en dépit d'une fin qui se veut plus optimiste (le chien dressé pour attaquer les noirs pourra cette fois être déprogrammé, même s'il en reste profondément perturbé). Alors, si on y trouve (un peu) moins du caractère désespéré qu'y avait mis Fuller (on se souvient de la scène symbolique dans l'église, où le réalisateur exprimait sa consternation de voir Dieu ne rien faire pour mettre fin à cette abomination du racisme), cette "perturbation" peut néanmoins être vue comme le signe de ce que certains agissements malfaisants de la nature humaine ne peuvent jamais être complètement redressés. Sur l'ensemble, la réalisatrice parvient à faire ressentir tout au long du film une sensation de malaise en se centrant sur le mal-être de l'auteur Romain Gary et de sa femme, l'actrice bien connue Jean Seberg, un couple privilégié mais qui, pris dans l'engrenage du mouvement des droits civiques dans les USA des années 60, subit de plein fouet les méfaits de la haine qu'il essaie de combattre, chacun à sa façon. Gary décrivait dans son roman les affres qui l'assaillaient, des années après son engagement dans la Résistance française au nazisme, alors que sa compagne était soumise aux menaces en réponse à son engagement. Ce récit est à la fin un beau récit initiatique, sur un personnage qui soit surmonter ses démons et écarter la tentation de la renonciation à la lutte contre un mal omniprésent, que l'on retrouve jusque dans des figures souvent associées à la bienveillance – induisant un risque accru de découragement.
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Parfois dans la vie, une chose en entraîne une autre et on se retrouve dans la bonne salle mais pour...

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Bon, énième rappel : je ne suis pas fan du premier, je méprise le second et le troisième était l'une des premières daubes certifiées 2020. Alors pourquoi ? Bah, pourquoi pas ? Désolé j'ai pas d'autres justifications.

Mais quand même je dois dire que j'ai été surpris. Je m'attendais à un truc du même tonneau que le 3 et ce fut en réalité encore pire.

le For Life avait au moins pour lui un W. Smith pas honteux et une course-poursuite marrante. Celui-là n'a juste rien. Adil El Arbi, Bilall Fallah essaient encore d'émuler le style Bay, ce qui déjà pose problème, vu la "référence"

mais le pire c'est qu'ils n'arrivent même pas à sortir une scène d'action correcte. Pour les comédiens, le bilan est encore plus pénible.

M. Lawrence était livré en pâture dans un spectacle relevant de l'auto-flagellation dans le précédent. Là, il a plus de scènes et c'est encore plus atroce. Chacun de ses dialogues enfoncent le comédien dans le rôle d'un débile profond

en pleine renaissance chrétienne (un vrai fil rouge depuis le 3). Et ce coup-là, même Will Smith est mauvais. De tout le film, j'ai dû sourire à 2 moments, grand max.

Ne parlons pas du script, qui semble avoir occulté que 30 ans ont passé depuis les 90's et dont il réutilise les mêmes ressors tout rouillés. Du casting, je n'ai eu de la tendresse que pour Joe Pantaliano -qui a l'air désolé d'être là -

et Ioan Gruffudd complètement paumé.

Le reste est à foutre à la poubelle, ou à l'hospice si on pense à ces deux personnages de chiottes dans cette franchise de buddy-movies pourraves

:star: :passtar: :passtar: :passtar: :passtar:
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Rendez-vous avec Pol Pot de Rithy Pahn est une des vraies curiosités de ce moment. Traitant d'un sujet assez rarement évoqué au cinéma, de par son caractère extrême, "l'auto-génocide" cambodgien, il le fait par un angle peu commun, en présentant les choses telles que vues par les yeux de trois journalistes français invités par l'Anghkar peu avant que les vietnamiens n'interviennent. Si le trio peut paraître suivre certains clichés (un "croyant", qui plus est ancien compagnon de Pol pot sur les bancs de la Sorbonne, à côté de deux collègues plus sceptiques, une réservée attendant de voir ce que révèle leur enquête - et notamment ce qu'est devenue une de ses anciennes connaissances - , et un au caractère trempé prêt à aller de l'avant pour mettre en évidence ce qui se passe, au risque de se mettre en péril), cela permet de jouer de façon subtile sur la découverte progressive de la situation. Les choses sont présentées avec une grande sobriété, en écho à la société dépouillée que les Khmers Rouges mettaient en place, la découverte de ce qui se passe vraiment se fait de façon toute aussi sobre et subtile, par petites touches. Le choix de présenter certaines scènes par le biais de petites figurines de bois que préparent certains des membres des coopératives visitées renforce ce sens de la modestie et de la simplicité, mais qui n'atténue en rien le caractère extrême et atroce de la situation. Au contraire. Car le récit nous permet de comprendre la façon dont les révolutions mènent régulièrement à ce type de situation, en nous faisant ressentir de l'intérieur comment les masses révolutionnaires expriment leur haine et leur désir de se venger des élites et de tous ceux qui sont venus les diriger et troubler leur mode de vie.

Les protagonistes se retrouvent ainsi face à leur sentiment complet d'impuissance. L'entrevue qu'Alain Cariou, l'enthousiaste, mais déjà revenu de ses illusions à ce moment-là, malgré une grande volonté de repousser le plus longtemps possible la réalisation des faits, réussit à avoir avec son ancien compagnon d'université devenu président de l'ubuesque utopie qui s'est mise en place, nous fait nous sentir mal. Il ne peut que se rendre compte combien leurs vues autrefois communes se sont éloignées, de son impuissance à lui faire entendre raison, à lui qui se voit investi de la mission de régénérer l'humanité en la débarrassant de tous ses éléments exploiteurs, au besoin en l'éradiquant si ça ne suffisait pas. Cette épopée ne laissera qu'une seule survivante, aussi secouée que le spectateur ; avec des leçons qui restent d'actualité.
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Fast and Furious : Tokyo Drift de Justin Lin

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Y a vraiment un propos sociale sur l'intégration des minorités occidentales dans la sphère bourgeoise nippone que gangrène les Yakuzas. Et les courses de caisse tunées, seul vecteur d'ascention sociale, apportent au récit une dimension tragique.

Bon en fait c'était nul à chier... MAIS MOINS QUE PREVU. :lol:
C'est quand même bien nul, (et faut dire que les premières 10-15 minutes laissent vraiment présager le pire et le charisme catastrophique du héros n'est clairement pas un avantage.
CEPENDANT, dés lors qu'on arrive sur Tokyo, le film acquiert une étonnante sobriété et l'immersion dans ce japon en compagnie de ce jeune lycéen américain complètement ignare sur la faune et la flore locale m'a curieusement intéressé.
C'est dommage parce que dés qu'on retombe dans les travers de la série F&F, à savoir les caisse chromés, les jeunes ados qui se sentent plus dés qu'on matte leur copine et les nana qui se trémoussent comme des courtisanes de petites vertue... ça redevient lamentable.
MAIS...
MAIS...
Je trouve qu'il y a un étonnant effort à vouloir donner un peu de densité à cette jeunesse déracinée et qui essaie de se faire une place dans une ville qui les voit comme des étrangers. Un miroir inversé vis à vis des autres F&F qui montre un peu la famille portoricaine qui se retrouve bloquée entre le marteau et l'enclume que sont les autorités américaines et le banditisme, ben là c'est un peu des histoire de blancs occidentaux qui se retrouve traités comme des moins que rien par des fils à papa tokyoïte qui fricotent avec les Yakuza.
J'ai bien aimé l'idée.

Et puis c'est toujours un plaisir de voir Tokyo et ces néons se refléter sur les caisses chromées.
Mais bon le scénario reste vraiment bas du ciboulot.

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ConFucKamus a écrit :
lun. 10 juin 2024 08:57
Parfois dans la vie, une chose en entraîne une autre et on se retrouve dans la bonne salle mais pour...

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Bon, énième rappel : je ne suis pas fan du premier, je méprise le second et le troisième était l'une des premières daubes certifiées 2020. Alors pourquoi ? Bah, pourquoi pas ? Désolé j'ai pas d'autres justifications.

Mais quand même je dois dire que j'ai été surpris. Je m'attendais à un truc du même tonneau que le 3 et ce fut en réalité encore pire.

le For Life avait au moins pour lui un W. Smith pas honteux et une course-poursuite marrante. Celui-là n'a juste rien. Adil El Arbi, Bilall Fallah essaient encore d'émuler le style Bay, ce qui déjà pose problème, vu la "référence"

mais le pire c'est qu'ils n'arrivent même pas à sortir une scène d'action correcte. Pour les comédiens, le bilan est encore plus pénible.

M. Lawrence était livré en pâture dans un spectacle relevant de l'auto-flagellation dans le précédent. Là, il a plus de scènes et c'est encore plus atroce. Chacun de ses dialogues enfoncent le comédien dans le rôle d'un débile profond

en pleine renaissance chrétienne (un vrai fil rouge depuis le 3). Et ce coup-là, même Will Smith est mauvais. De tout le film, j'ai dû sourire à 2 moments, grand max.

Ne parlons pas du script, qui semble avoir occulté que 30 ans ont passé depuis les 90's et dont il réutilise les mêmes ressors tout rouillés. Du casting, je n'ai eu de la tendresse que pour Joe Pantaliano -qui a l'air désolé d'être là -

et Ioan Gruffudd complètement paumé.

Le reste est à foutre à la poubelle, ou à l'hospice si on pense à ces deux personnages de chiottes dans cette franchise de buddy-movies pourraves

:star: :passtar: :passtar: :passtar: :passtar:
Pire saga de film d'action ever. Que des daubes !
"On peut manger tous les champignons !
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
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