Film SF, Fantastique, film d'Horreur et Giallo

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Zarbon Hayase
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Film de Science-Fiction :

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Film Fantastiquie :

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Film d'Horreur :

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Giallo :

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Modifié en dernier par Zarbon Hayase le lun. 12 oct. 2020 13:53, modifié 1 fois.
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Amchi
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Il ne manque plus que Tom.
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Amchi
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Nightmare Cinema est un film d'horreur à sketches et forcément les histoires sont inégales mais dans le cas présent l'ensemble se tient bien en nous offrant 5 bonnes histoires réalisées par 5 réalisateurs différents dont Joe Dante (par contre son court-métrage n'est pas le meilleur, c'est celui dans la clinique avec Richard Chamberlain).
Sur les 5 histoires j'ai une préférence pour la toute première avec le tueur fou et des araignées venant de l'espace, c'est vif et cela preuve d'un humour noir assez prononcé et c'est gore.
Mashit réalisé par le réalisateur japonais Ryûhei Kitamura dont l'intrigue se déroule dans une école catholique fait preuve d'un certain délire sanglant et se regarde avec un certain plaisir lorsque le prêtre dessoude des enfants possédés.
Le tout a un côté un peu horreur old school ce qui n'est pas pour me déplaire, sans être fabuleux voici plutôt une bonne surprise. 7/10
Ragounet
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Salut, c'est GIALLO et non GAILLO
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Zarbon Hayase
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Ragounet a écrit :
lun. 12 oct. 2020 12:07
Salut, c'est GIALLO et non GAILLO
Merci c'est corrige. ;)

Il y à pas dire c'est pratique de pouvoir édite. :lol:
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Kit
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Il y à pas dire c'est pratique de pouvoir édite. :lol:
à qui le dis-tu :D je n'arrête pas de me corriger :D
Vosg'patt de cœur
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Zarbon Hayase
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Kit a écrit :
lun. 12 oct. 2020 15:02
Il y à pas dire c'est pratique de pouvoir édite. :lol:
à qui le dis-tu :D je n'arrête pas de me corriger :D
On étais pas habitue, sur allo. :lol:
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Kit
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Zarbon Hayase a écrit :
lun. 12 oct. 2020 15:25
Kit a écrit :
lun. 12 oct. 2020 15:02
Il y à pas dire c'est pratique de pouvoir édite. :lol:
à qui le dis-tu :D je n'arrête pas de me corriger :D
On étais pas habitue, sur allo. :lol:
oui c'est peu de le dire :lol:
Vosg'patt de cœur
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Amchi
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Une suite malheureusement en-deça du premier qui fut une véritable bonne surprise, si The Babysitter : Killer Queen demeure toute de même un divertissement qui se regarde sans ennui dommage que le côté teen movies prennent trop le pas (ce qui n'est pas le cas avec le précédent opus).

McG avait réussi avec The Babysitter un bon mélange d'humour et d'épouvante, il retente le coup avec moins de bonheur cette fois-ci ; la sauce prend moins, le plaisir à regarder cette suite n'est pas aussi prégnant.
Il y a bien quelques scènes sympas et des effets gores amusants mais on reste sur sa faim notamment durant le final un peu bref et plat.

Les acteurs jouent bien le jeu et se laissent emporter par le climat déconnant du film toutefois des effets poussifs lassent un peu (comme c'est références diverses à la culture populaire un peu fatiguant à la longue), pas mauvais mais dommage tout de même d'avoir un peu bâclé cette séquelle.
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Amchi
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Histoires de cannibales fut un flop à sa sortie, le film de Tsui Hark a été boudé par le public et par la critique (il ne resta que 9 jours en salles à Hong Kong).
C'est un film complétement chtarbé mais assez jouissif à mater, parfois maladroit et souvent grotesque (le coup du travelo géant) mais c'est assumé ; le côté grand-guignolesque fait partie du charme de ce type de cinéma.
On ne s'ennuie jamais devant ce film bien que certains passages soient plus prenants que d'autres, le rythme est présent toutefois le ton est inégal : virant de l'humour grossier au gore (en fait malgré son titre c'est plutôt sanglant que véritablement gore).
Histoires de cannibales mélange avec plus ou moins de bonheur différents styles, horreur, kung-gu, comédie et il en ressort un film sympathique et divertissant mais pas forcément génial.
A tout prendre c'est quand même plus délirant à regarder que ses futurs Détective Dee.
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RoboGeisha, le titre annonce la couleur de suite, une véritable japonaiserie qui avait l'air fun malheureusement c'est ennuyeux.
Le délire de ce film n'est pas assez explosif, il est trop long dans son genre rapidement du coup il devient pénible, et les défauts du films sautent aux yeux comme sa photographie terne, son jeu d'acteur léger, ses FX approximatifs.
Des défauts qui n'auraient pas été vraiment gênants si RoboGeisha était amusant à regarder mais ce n'est pas le cas, son humour vulgaire tombe à l'eau (des shurikens anaux...) même ses scènes d'action ne sont pas fameuses.
Un film vite oublié dont le grotesque ne marche pas.
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Amchi
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Durant les 10/15 premières minutes du film je croyais tenir un thriller vraiment efficace et prenant, l'ambiance est bien travaillée puis patatras tout dégringole.

Peter Collinson mourut d'un cancer à un âge peu avancé mais il fut un réalisateur prolifique qui tourna quelques films sympas à découvrir comme L'or se barre et aussi des thrillers comme La Peur qui bénéficie d'un bon casting mais comme je l'ai dis il ne tient pas sur la longueur.
Le suspense est faible car s'il y a véritablement un climat inquiétant au début du film malheureusement cela s'écroule rapidement, Susan George joue bien mais son personnage trop craintif se choque au moindre bruit, le méchant incarné par Ian Bannen convaincant en homme dérangé par contre ne fait jamais peur.
Ce qui est regrettable aussi c'est que le film alterne les scènes se déroulant dans une vieille demeure inquiétante et celles du restaurant (des parents ont engagé une baby-sitter pour passer une soirée, mais l'ex-mari de la femme vient chambouler tout cela) du coup le rythme est cassé.

Finalement La Peur est un thriller qui porte mal son nom ; certes tout n'est pas à jeter (le final bien qu'il s'étire, possède tout de même un certain suspense assez tendu) toutefois pour moi c'est un quand même une déception. 4/10
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Amchi
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Pumpkinhead : Le Démon d'Halloween est un film que je souhaitais voir depuis longtemps...(il se traîne une petite réputation de films d'horreur des eighties à voir) et finalement j'aurais pu attendre sans problème encore un bout de temps.

C'est l'un des 2 films de Stan Wintson un spécialiste des effets spéciaux et maquillage qui a travaillé avec James Cameron et s'il était talentueux dans son domaine par contre la mise en scène d'un film ne semble pas être son fort.
En soi la réalisation de Pumpkinhead n'est pas mauvaise, il y a même de très beaux passages (je pense à celui du cimetière de nuit dans la brume) mais le scénario est faible (l'histoire met du temps à démarrer), niveau rythme c'est léthargique et les apparitions du monstre (qui ressemble un peu à Alien) n'effraient jamais d'ailleurs les massacres sont peu sanglants.

Le point fort c'est essentiellement Lance Henriksen, excellent dans la peau du père désespéré voulant venger la mort de son fils. La musique est pas mal aussi. 4/10
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Il y a des films comme ça dont on n'attend rien du tout mais qui s'avère une bonne surprise...quoique c'est relatif avec Le dernier Soldat.

Je suis tombé par hasard sur ce film, j'ai vu qu'il s'agissait de zombies et que Dolph Lundgren joue dedans donc cela m'a suffi pour exciter ma curiosité et dès les premières minutes (après une brève introduction durant laquelle un milliardaire engage Lundgren pour ramener sa fille saine et sauve) le géant suédois castagne pour notre plus grand plaisir une horde de zombies ou plutôt d'infectés.
Avant de voir ce film on sait à quoi s'attendre, une petite production avec de petits moyens or Le dernier Soldat s'en sort très bien, c'est tourné en Malaisie (ce n'est jamais précisé dans quel pays du sud-est asiatique, l'histoire se déroule), les zombies en question n'ont rien de ridicules et sont nombreux (sans doute que les figurants n'étaient pas chers), et les rues désertées et chaotiques de la ville sont bien utilisées comme décor.
Niveau action c'est généreux bien que ce soit parfois filmé avec les pieds, le scénario est simple mais fonctionne et Dolph Lundgren assure toujours (même si lorsqu'il court, c'est visible qu'il n'est plus un jeune homme).
Et soudainement, apparaissent venus de nulle part des robots et avec eux la fête est encore plus folle.

Certains y verront seulement un pitoyable nanar d'autres comme moi, une série B sympathique et généreuse.
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Amchi
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RoboCop c'est un peu le haut du panier du film d'action américain des années 80, évidement c'est plus que cela mais la toute première fois que je le vis, telle fut mon ressenti.
Si je le revois toujours avec grand plaisir, il faut avouer tout de même que ma toute première vision fut particulièrement marquante, c'était sans doute le plus violent de tous les films que j'avais vu dans ma jeune vie à l'époque (j'ai du le voir en 1989 ou 1990) et la scène de l'exécution de ce pauvre Murphy m'avait marqué par sa brutalité sans fard, mais qu'est-ce que j'avais adoré ce film (je l'avais d'ailleurs rapidement revu et revu).
Bizarrement la dernière fois que je l'ai vu, j'ai eu l'impression que RoboCop avait pris un petit coup de vieux visuellement toutefois cette fois-ci, je n'ai pas trouvé que c'était le cas ; bien sûr on est conscient de voir ce qui est devenu "un vieux film" mais de part sa portée, il est devenu culte et intemporel.
Le néerlandais Paul Verhoven, qui n'avai jamais réalisé des films très axées sur l'action s'en sort magnifiquement. Je ne vais pas faire l'inventaire des scènes d'action de ce film mais elles sont toutes fabuleuses (je reviens juste sur celle du début avec le massacre du flic Murphy qui deviendra RoboCop) de plus c'est un film plein d'énergie qui enchaîne le tout avec un rythme fou.
En moins d'1h40, ce film est un concentré très bien calibré avec son scénario bien écrit, j'adore aussi le côté futuriste dans une Détroit délabrée et violente.
C'est aussi une ambiance cynique et grinçante avec un humour moqueur mais restant discret, le climat du film est sec et brutal, la violence n'est pas gratuite.
Le casting est très bon, Peter Weller est excellent en justicier robotique ; les méchants sont aussi très marquants que ce soient les cadres de l'OCP tels que Ronny Cox et Miguel Ferrer ou que ce soient les voyous dont l'inoubliable Clarence (qu'on adore détester) jouait avec délectation par Kurtwood Smith.
Il y a bien sur la B.O. Basil Poledouris qui colle parfaitement au film, il y a tellement de choses à dire mais je dirais que ce film est excellent et tellement jouissif à regarder. 9/10

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RoboCop 2 est souvent mal-aimé, peu intéressé par l'idée d'une suite Paul Verhoeven fera l'impasse et laisse sa place à Irvin Kershner qui s'en sort plus qu'honorablement.
Le problème de cette suite c'est que certains passages rappellent ceux du précédent opus de plus le côté grinçant sur la société américaine est moins marqué.
Pourtant cela demeure un divertissement efficace, doté d'une certaine violence (mais elle est moins crue que celle du film de Verhoeven) d'ailleurs certains lui reprochent d'être presque le même film en moins bien.
Kershner n'est pas un manchot (on lui doit l'épisode V de Star Wars), donc au niveau de la réalisation RoboCop 2 n'est pas à critiquer, cette suite comporte de très bonnes scènes d'action dont un combat final de robots titanesque.
Niveau scénario, le scénariste de comics Frank Miller (Sin City) a concocté une histoire de drogue qui a du cachet mais il sera déçu du résultat, Leonard Rosenman remplace Basil Poledouris et signe une musique moins accrocheuse, pour le casting on retrouve celui du 1er film avec toujours Peter Weller dans la peau de RoboCop/Murphy par contre Nancy Allen est un peu laissée à l'écart (apparemment le réalisateur n'appréciait pas son personnage).
On retrouve aussi Dan O'Herlihy, dans le rôle du patron de l'OCP mais son personnage est devenu plus cynique et Felton Perry joue toujours avec une certaine dérision Johnson.
Cela débute bien, car RoboCop rencontre des problèmes avec des souvenirs venant de son passé d'homme et malgré que le ton est moins percutant dans l'ensemble j'ai pour ma part pris du plaisir avec cette suite. 7/10

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Largement peu aimé et disons-le détesté, ce RoboCop 3 ma foi n'est pas si désastreux que cela.

La toute première fois que je l'ai vu, en effet j'ai trouvé ce film mauvais et en plus l'agent Lewis est tuée.
Puis en le revoyant je suis devenu plus indulgent sans être non plus aveugle.
Je vais reprendre ce que d'autres ont déjà dit avant moi, comme simple divertissement ce 3ème opus n'est pas mauvais car il est bien réalisé, les scènes d'action sont bien filmées donc efficaces et dans l'ensemble c'est un film dynamique sans temps mort ; du coup je mentirais en disant que je me suis ennuyé.
Mais si on garde droit en tête le tout premier réalisé par Verhoeven, alors effectivement on peut émettre pas mal de points négatifs, tout ce qui faisait le sel de l'univers de RoboCop est quasiment absent car nous sommes passés d'un film plein de cynisme à un film gentillet.

Cependant je ne veux pas être trop dur avec RoboCop 3 (il a déjà coûté la carrière de son réalisateur, Fred Dekker) et je l'ai vu comme une sympathique série B futuriste, comme il pouvait y en avoir durant les années 90. 6/10
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Amchi
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Et dire que Paul Verhoeven n'est pas un fan de science-fiction pourtant, il a certainement à son actif l'un des meilleurs films du genre des années 90.

Dans les premières minutes, il faut se rendre à l'évidence Total Recall accuse son âge ou plutôt son style encore influencé par les années 80. Toutefois cela se dissipe rapidement, car le talent du réalisateur néerlandais, qui marqua de son empreinte Hollywood, apporte un ton particuliers à ce film avec un scénario astucieux qui possède différents niveaux de lecture ainsi que de bonnes répliques ayant beaucoup d'autodérision.
C'est aussi un rôle magistral dans la carrière d'Arnold Schwarzenegger, il joue un personnage plus complexe qu'il n'y paraît aux premiers abords, le reste du casting est bien composé, on retrouve Ronny Cox vu dans RoboCop jouant le grand méchant parfaitement servi par Michael Ironside qui a lui-même comme complice Sharon Stone très en forme en garce.
Comme pour son précédent film (RoboCop), Verhoeven utilise la même énergie dans sa mise en scène, j'aime bien car il ne perd pas de temps. Dès les premières minutes, il sait nous installer une ambiance et on entre rapidement dans le vif du sujet ; les situations s'enchaînent sans jamais relâcher la pression.
On suit avec grand plaisir une intrigue passionnante et quelque peu complexe avec des scènes intelligentes (comme celle de l'homme voulant faire avaler la capsule), on peut aussi regarder simplement ce film comme un film d'action futuriste et de ce point de vue, il y a de très bonnes scènes d'action parfois sanglantes (des genres de scènes que l'on ne risque plus de voir de nos jours dans un blockbuster).

Tout cela est accompagné d'une superbe musique de Jerry Goldsmith, alors peut-être que les décors et le style de Total Recall ne correspondant plus aux normes actuelles quoiqu'il en soit ce film est devenu un excellent classique (il fait maintenant parties des films des années 90, à découvrit à tout prix). 9/10
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Zarbon Hayase
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Tu refait tout les Verhoeven ma parole. :lol:
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Amchi
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Zarbon Hayase a écrit :
sam. 14 nov. 2020 23:09
Tu refait tout les Verhoeven ma parole. :lol:
Pour l'instant juste ces 2 là.
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Amchi
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Il y a quelques années j'avais découvert le fameux Donnie Darko, premier film très remarqué de Richard Kelly, un film singulier qui avait suscité la curiosité et le plaisir de beaucoup de spectateurs ; malheureusement pour moi, alors que j'apprécie ce type de cinéma étrange, cela fut une belle déception.

Quelques années plus tard, sort une version Director's Cut et je me suis dis : Pourquoi ne pas tenté de revoir ce film dans cette version, qui a des minutes de plus et cette fois-ci je dois dire que sans être conquis à 100 %, j'ai tout de même été bien séduit par ce film.
Je ne serais dire, si c'est à cause de cette nouvelle monture, ou tout simplement que ce second visionnage était nécessaire pour que Donnie Darko m'interpelle et me plaise.

Quoiqu'il en soit, j'ai été vraiment pris par l'ambiance particulière de cette histoire assez tordue, avec sa galerie de personnages parfois farfelus, on peut y voir une façon décalée de décrire la crise de l'adolescence mais aussi se moquer d'une certaine way of life américaine.
Les acteurs sont bons, jeune Jake Gyllenhaal nous prouvait déjà qu'il est l'un des acteurs les plus intéressants et doués de sa génération, la mise en scène au style lynchien nous emporte dans un univers assez fascinant or j'adhère à ce type de films, qui peuvent parfois nous troubler. 7/10
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Amchi
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Il me semble avoir lu que Zombiepura était la première production singapourienne du genre, et ce n'est pas fameux du tout.
Les premières minutes annoncent qu'il y aura de l'humour, rapidement le côté comique est très limité de plus les acteurs ne sont pas très bons, les scènes d'attaque des zombies (qui ont l'air plutôt d'infectés puisqu'il s'agit d'un virus) n'ont rien de particulièrement marquant.
Après un massacre, un trio d'acteurs s'installent (2 hommes et 1 femme) et devront se frayer un passage dans un camp militaire (le lieu où se situera tout le film).
Rien d'original, rien de divertissant et surtout une réalisation un brin paresseuse alors qu'il fallait un style plus alerte. Quelques passages pas déplaisants évitent à Zombiepura de sombrer dans la nullité,comme cette idée de la mémoire musculaire qui n'est pas mauvaise (les zombies reproduisent les mêmes gestes que de leur vivant car ils sont conditionnés).
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aureliagreen
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Vivarium, film fantastique de Lorcan FINNEGAN (Irlande/Belgique/Danemark/Canada, 2019), sur un scénario de Garret SHANLEY et Lorcan FINNEGAN, avec Imogen POOTS, Jesse EISENBERG, Jonathan ARIS, Sennan JENNINGS, Eanna HARWICKE, Danielle RYAN...

Gemma (I. Poots) et Tom (J. Eisenberg), un jeune couple, ont décidé d'acheter une maison. Ils se rendent dans une agence immobilière, où ils rencontrent un étrange agent immobilier (J. Aris), apparemment un peu déséquilibré, qui les convainc néanmoins de visiter un nouveau lotissement ultra-moderne. Arrivés sur place, ils découvrent un quartier neuf de pavillons tous identiques. Après leur avoir fait visiter un d'eux, l'agent se tire subitement sans les prévenir. Ils décident alors de quitter ce quartier trop propret, mais se rendent compte qu'il leur est inexplicablement impossible de quitter le lotissement. Contraints de s'installer, ce qu'ils espèrent purement provisoire en attendant de trouver un moyen de quitter ce lieu étrange, ils reçoivent un couffin contenant un bébé, avec un mot leur disant de l'élever s'ils veulent retrouver leur liberté. Ils décident de suivre le conseil, faute d'autre choix. Ils se rendent compte qu'ils sont approvisionnés régulièrement, sans savoir comment. Mais leur angoisse ne fait qu'augmenter lorsqu'ils voient le bambin devenir en quelques semaines un enfant de neuf ans...

Autant le dire, Vivarium est un film qui étouffe son spectateur, jouant sur l'angoisse à se multiples niveaux. L'histoire relève de plusieurs genres fantastiques ; car si elle tient naturellement du cauchemar dystopique, avec cet ensemble ultra-moderne et formaté, typique de tant de banlieues résidentielles et symbole du conformisme technologique de la vie moderne, et surfe sur l'angoisse lié à un progrès scientifique non maîtrisé, elle peut aussi bien être considérée comme relevant dans le même temps de la malédiction, et même du récit de fées, avec son aberration spatiale dont sont prisonniers les protagonistes, voire son changelin.
Rien ne sera épargné tant aux deux tourtereaux qu'au spectateur, qui n'aura pas davantage de réponse finale à ce qui se passe, et devra se faire son idée. Cette histoire entretient donc l'angoisse de multiples façons, mais aussi ses thèmes. Confronté à cette espèce de mutant, Tom, dégoûté, renonce à sa "tâche" de parent et ne pense plus qu'à s'enfuir, allant creuser de manière obsessionnelle un trou, qui symbolise peut-être le travail qu'un père effectue toute sa vie pour sa cellule familiale, jusqu'à finir par être enterré. Tandis que Gemma est elle tiraillée, parfois autant dégoûtée que son compagnon, mais cédant à d'autres moments devant son instinct maternel. Jusqu'à finir par craquer. La fin suggère aussi une métaphore de ce qu'est au fond la cellule familiale, avec des parents enfermés dans un perpétuel travail de Sisyphe renouvelé à chaque génération.
Dans le même temps, le film baigne dans une ambiance de milieu artificiel et technologique, typique d'un récit dystopique d'anticipation. Avec son habituelle métaphore du contrôle social permis par les nouvelles technologies. Le "garçon" dont ils doivent s'occuper, avec ses qualités "extra-terrestres", "futuristes" ou "mutantes", "amélioré" en tout cas, semble une incarnation des délires transhumanistes, un homme-googlelien formaté et déshumanisé. L'ironie étant que la fin montre ce techno-humain, pure expression du nouveau monde technologique, encore plus jetable que les gens normaux. Le progrès promu par cette idéologie apparait en fait vide et creux; et même aliénant et destructeur pour le couple familial, auquel il n'apporte nulle libération, seulement l'asservissement.

Une sorte de long épisode de La quatrième dimension, qui sait utiliser tous les ressorts de ce modèle, souvent éprouvant pour les nerfs, versant parfois dans la pure épouvante, une métaphore donc de l'absurdité du monde moderne, choquante s'il en est.
15/20
Modifié en dernier par aureliagreen le lun. 6 déc. 2021 22:06, modifié 1 fois.
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Amchi
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Le Visiteur maléfique ou encore appelé Stridulum est un film italien tourné à Atlanta avec un casting essentiellement américain (brève apparition de Franco Nero), c'est une production typique du cinéma des années 70. Comme seule cette décennie a pu nous en offrir.

C'est un film assez perché, l'histoire est confuse et certains y verront même un nanar. Pour ma part j'ai plutôt bien aimé, c'est vraiment un film fait pour ceux qui aiment les curiosités et ce film comporte des scènes ayant toujours un certain impact : l'accident en voiture du policier, la scène de la patinoire ou encore la poursuite entre la gamine et "son baby-sitter" ou le final avec les oiseaux.
Il est question d'une enfant maléfique bien incarnée par Paige Conner (dont ce sera le seul film notable), elle fait des misères à sa mère et elle sera l'objet de surveillance entre une organisation représentant le mal et un homme venu d'ailleurs, c'est là ou cela devient confus. Car il s'agit du bien et du mal, de Dieu et du Diable apparemment mais aussi d'êtres venant d'une autre planète.

Malgré tout c'est un film prenant, assez mystique et réellement à destination des cinéphiles friands de raretés.
En dehors de la jeune fille, le reste de la distribution est impressionnante : Glenn Ford, Mel Ferrer, Shelley Winters, Lance Henricksen et même la présence des réalisateurs John Huston et Sam Peckinpah.
La musique de Franco Micalizzi est pas mal, bien que parfois elle manque de discrétion.
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Zarbon Hayase
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Je viens de voir le casting il y beaucoup de cinéaste.
aureliagreen
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Hérédité, film d'horreur de Ari ASTER (Hereditary, 2018), sur un scénario de Ari ASTER, avec Toni COLLETTE, Milly SHAPIRO, Gabriel BYRNE, Alex WOLFF, Mallory BECHTEL, Ann DOWD...

Annie Graham, une créatrice de scénettes miniatures, vient de perdre sa mère, mentalement instable, avec qui ses liens étaient devenus assez distants, et vit avec sa famille un deuil assez difficile. Sa fille de 13 ans, Charlie, qui restait proche de sa grand-mère, apparaît très perturbée, et pour ne rien arranger, il semble que des manifestations étranges se déroulent autour d'elle. Inquiète de cette tournure, sa mère se met elle aussi à percevoir des apparitions, et se met à rechercher leur présence. Mais elle n'est pas au bout de ses peines, car son fils aîné Steve, qui a emmené Charlie à une soirée avec ses amis, la tue accidentellement lorsqu'il essaie de la conduire à toute allure à l'hôpital. Dévastée, Annie, qui a de nouvelles expériences apparemment paranormales, va se rapprocher d'une femme qui s'intéresse aux pratiques spirites. Mettant là la main dans un engrenage dangereux...

Hérédité est un film qui joue la carte de la surprise à plusieurs titres. On se dit au départ qu'on va avoir une nouvelle histoire d'enfant maudit ou possédé, puis après le coup de théâtre de sa mort, on pense voir une nouvelle histoire de séance de spiritisme qui se termine par le relâchage d'un démon ou fantôme malfaisant, genre Ouija et ses suites (ou à peu de choses près la nouvelle version de Flatliners). Mais si on aura bien une histoire de possession, la suite révèle une intrigue beaucoup plus complexe, à base de culte et de magie noire, dont les tenants et aboutissants ne se révèlent que progressivement, avec d'importants retournements de situation. Et à l'heure des Dossiers Warren, Annabelle et autres films saturés de scare jumps et autres effets stéréotypés de grand-guignol à gogo, ce long-métrage, s'il ne refuse pas toujours ce genre de pratique, préfère d'abord une montée de la tension vers une fin incertaine, ensuite décrire la terreur par les yeux des protagonistes, préférant aussi une violence certes brutale mais limitée dans ses effets violents, au pur gore ; avec la réalisation de Ari ASTER qui manie bien les plans centrés sur les réactions de Annie et Steve Graham, cette approche lui apporte une efficacité certaine. Les dernières séquences sont d'une sobriété très descriptive, mais très efficace par l'horreur visuelle brute et de peu d'effets spéciaux qu'elle véhicule.
Supérieur à la moyenne actuelle.
15,5/20
aureliagreen
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Aniara, l'odyssée stellaire, film de science-fiction de Pella KÅGERMAN et Hugo LILJA (Aniara, Suède, 2018), adaptant un poème de Harry MARTINSON, avec Emilie GARBERS, Bianca CRUZEIRO, Arvin KANANIAN, Anneli MARTINI, Jennie SILFVERHJELM, Emma BROOMÉ, Jamil DRISSI, Leon JIBER...

À peu près deux siècles dans le futur, alors que la Terre devient de plus en plus inhospitalière, une partie de l'humanité émigre sur Mars. Le vaisseau géant Aniara sert à transporter de nouveaux colons et visiteurs temporaires, chaque trajet faisant trois semaines. Mais au cours d'un des voyages aller, un accident a lieu, et il se met à dériver dans l'espace. Toutes les tentatives de reprendre la trajectoire initiale étant vouées à l'échec, l'équipage comme les passagers en sont réduits à accepter leur situation. Celle-ci commence à dégénérer, l'équipage en est réduit à se comporter de manière autoritaire pour empêcher le chaos, mais il doit composer avec de nombreux cultes et sectes qui commencent à s'organiser. Les derniers espoirs d'une mission de sauvetage venant à leur aide s'étant évanouies après qu'une supposée sonde ait été recueillie puis se soit révélée d'origine inconnue, la situation empire d'une année sur l'autre, la sélection naturelle exerçant son emprise sur une population de l'arche céleste qui diminue peu à peu...

Ce film, basé sur un poème, est déroutant à plusieurs égards. Moins pompeux que High Life, il fait tout de même le choix d'une approche intellectuelle du sujet des voyages interstellaires, l'originalité étant qu'il est ici forcé. Les passagers se retrouvant dans la situation de ces arches géantes conçues pour un voyage interstellaire au très long cours. Seulement, que le voyage soit préparé, ou, comme ici, improvisé, dans la réalité, une telle société close s'effondrerait très vite, et ce récit en décrit les prémisses. Il réussit bien à faire ressortir le caractère pathétique de l'humanité, vue à travers la décrépitude de cette société contrainte, vue principalement par les yeux d'une seule protagoniste. Tout ce qui transparaît, c'est le caractère morne et plat des motivations des passagers. Tout ce qui domine, c'est la futilité, l'absence de sens et le fatalisme. Ce n'est pas en soi étonnant, car après tout, la situation de départ est celle d'une humanité qui n'a réussi qu'à détruire la Terre, et va infester une autre planète au lieu d'essayer de trouver les remèdes, à l'évidence parce qu'incapable de changer.

Cette ambiance de pessimisme claustrophobienne et glaciale, à mille lieux des blockbusters hollywoodiens, renforcée par l'absence de personnages sympathiques auxquels se rattacher (la protagoniste principal étant choisie comme une personne décente, mais non exempte de faiblesses), est ce qui fait la force du film. Il est inutile de préciser que c'est ce qui déplaira aux amateurs de ces mêmes grosses productions friquées et sans réflexion, tout autant que l'absence de scènes spectaculaires, les quelques moments de grande tension se désamorçant assez vite, et d'une façon plutôt réaliste. Il y a bien sûr quelques problèmes, souvent inhérents au récit même de base. Le découpage en tranches temporelles séparées de plusieurs années était sans doute inévitable, vue l'ampleur du sujet. Et il n'est pas mauvais de faire appel à l'intelligence du spectateur pour combler les trous. Mais il reste qu'il ne permet pas d'explorer des facettes importantes de l'évolution sociale qui est au cœur du sujet de ce film, ce qui aurait nécessité plusieurs films.

Le plan final se veut sans doute dans l'esprit du poème initial. Il est extrêmement peu probable que le vaisseau rencontre un système solaire, et encore plus une planète viable, la référence à la constellation de la Lyre étant purement "poétique", celle-ci ayant bougé en plus de 5 millions d'années.. À ce moment-là, de toute façon, il n'y aura plus âme qui vive à bord depuis des millions d'années. Mais ce plan est aussi parlant, car il dit bien de nombreuses choses. Le voyage interstellaire n'a pas été maîtrisé entre-temps, car personne n'est venu au secours de l'Aniara. Et finalement, celui-ci va se consumer dans l'atmosphère de la planète, provoquant sans doute une catastrophe majeure sous forme d'un impact ou d'une énorme explosion. Cette seule trace d'une humanité demeurée insignifiante à l'échelon cosmique et de incapable, en dépit de sa propension à s'auto-magnifier, de s'affranchir de son mode de vie insensé et destructeur disparaissant ainsi définitivement. L'épisode de la sonde inconnue, apparemment extra-terrestre, et qui pourrait paraître gratuit, étant à ce sujet doté d'une lourde signification, puisqu'il n'aura débouché sur aucun contact.

14/20
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aureliagreen
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Light of my life, film post-apocalyptique écrit et réalisé par Casey AFFLECK (USA, 2019), avec Anna PNIOWSKY, Casey AFFLECK, Tom BOWER, Elisabeth MOSS, Hrothgar MATTHEWS, Timothy WEBBER, Jesse James PIERCE, Thelonius SERREL-FREED...

Quelques années après qu'une épidémie ait emporté presque toutes le femmes sur Terre, laissant derrière elle une société dévastée et pratiquement dépourvue de nouvelles naissances, un père (C. Affleck) et sa fille immunisée (A. Pniowsky) parcourent les régions rurales au fin fond des USA, en essayant d'échapper aux multiples dangers qui infestent ; entre éventuels pillards et prédateurs à le recherche des rares femelles survivantes, susceptibles de leur rapporter très gros...

Si la situation de ce monde post-apocalyptique se rapproche des Fils de l'Homme, avec une société subsistante, mais meurtrie et en danger d'extinction du fait de la quasi-absence de nouvelles naissances, le traitement lui se rapproche nettement de La route, dépeignant l'errance de survivants essayant d'échapper aux dangers inhérents à un monde aussi dévasté. On n'en voit l'état que par les yeux de ce couple père-fille, ne devinant que par petits à-coups ce qui se passe au loin, et encore une grande partie de ce qu'on peut essayer d'en entrevoir ne repose-t'elle en réalité que sur des rumeurs très incertaines (ainsi les dires au sujet d'expériences en laboratoire tentant de créer des bébés-éprouvettes). À vrai dire, au-delà de quelques considérations sur le sort brièvement entrevu de femmes cloîtrées dans des bunkers, sans doute protégés par des armées de miliciens ou de soldats, l'histoire repose sur l'angoisse d'un père qui ne parvient pas à faire vraiment le deuil de sa vie passée, tant familiale qu'idéologique. Au point d'exposer sa fille à de nombreux dangers, en refusant même franchement stupidement de revenir sur sa prévention envers les armes à feu (compréhensible quand il était un citadin engoncé dans un milieu aisé et progressiste, déplacée maintenant qu'il fait face à quantité de dangers). La fin le renverra devant le caractère intenable de ses positions, en débouchant sur une situation sans doute insoutenable pour sa fille. On peut y voir une critique de ces milieux qui se veulent progressistes, et ne sont en fait que bien-pensants et conformistes. J'espère cependant que cela ne débouchera pas sur une suite, car ce film très sobre, sans effets spéciaux, aux scènes de violence minimales mais suffisantes à faire ressentir le danger de ce monde, se suffit à lui-même.

La mise en scène est aussi simple et efficace que celle d'un Nebraska, et si Casey Affleck, manifestement très investi dans son film, se débrouille très bien, la prestation de Anna Pniowsky est remarquable. Une pure œuvre d'auteur qui sans aucun moyen se débrouille très bien pour dépasser en efficacité plein de super-productions méga-friquées qui infestent le cinéma actuel.
Un des rares films que j'ai pu voir entre les confinements de l'année dernière.
15/20
aureliagreen
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Long Time Dead, film d'horreur de Marcus ADAMS (Grande-Bretagne/France, 2002), sur un scénario de Andy DAY, Eitan ARRUSI, James GAY-REES, Chris BAKER, Daniel BRONZITE et Marcus ADAMS, avec Joe ABSOLOM, Lara BELMONT, Melanie GUTTERIDGE, Lukas HAAS, James HILLIER, Alec NEWMAN, Mel RAIDO, Marsha THOMASON, Tom BELL, Michael FEAST...

Un groupe d'étudiants britanniques se lancent dans une soirée arrosée, et décident d'en rajouter un peu en réalisant une séance de oui-ja. Ils semblent entrer en communication avec une entité, mais le tableau spirite se met à épeler "Mourez tous", et un d'eux panique et brise le cercle, ce qui selon la guide de la séance, Lucy, laisse l'esprit coincé sur ce plan d'existence. Commence alors une série de morts violentes qui les affecte les uns après les autres, commise par une entité insaisissable mais qui leur semble lié. Il apparaît aussi que l'un d'eux, Liam, a vécu dans son passé une sombre histoire qui pourrait avoir attiré l'esprit ou démon...

Classique dans son histoire de possession et de spiritisme, jouant surtout sur le psychologique et un peu sur le gore et l'horreur pure, Long time dead m'a laissé une impression ambivalente : il parvient à la fois à offrir un bon spectacle d'horreur comme on l'attend, et à laisser dans le même temps un peu sur sa faim. Les scènes d'épouvante et de suspense sont bien faites, et personne n'est à priori épargné, ceux qui paraissent sympathiques comme les autres. Seulement il manque certaines choses pour que le film décolle vraiment. Notamment, les personnages trop semblables, surtout les mâles, souvent un peu trop propres, qu'on peut même avoir du mal à distinguer physiquement ; dans tous les cas, le script n'a pas le temps de les approfondir et de nous faire vraiment ressentir des enjeux ; on peut surtout regretter que l'arrière-plan de Becker et de son père n'ait pas été développé davantage.
12/20
aureliagreen
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Un million d'années avant J.C., film d'aventures fantastique de Don CHAFFEY (One million Years B.C., Grande-Bretagne, 1966), avec Raquel WELCH, John RICHARDSON, Percy HERBERT, Robert BROWN, Martinbe BESWICK, Jean WLADON, Lisa THOMAS, Malya NAPPI...

À l'aube des temps, l'homme des cavernes Tumak (J. Richardson) est banni de sa tribu violente et sauvage. Bravant les dangers d'une nature primitive, il est recueilli par une tribu côtière aux mœurs bienveillants. Après l'avoir sauvée de l'attaque d'un jeune tyrannosaure, il se voit progressivement accepté par celle-ci, mais son éducation violente reprend le dessus et il est à nouveau exilé. Mais une des femmes de la tribu côtière, Loanna (R. Welch), décide néanmoins de le suivre...

Grand classique du film d'aventures fantaisiste, sis dans une préhistoire de pacotille toute droit sortie d'une bande-dessinée, où des animaux d'ères différentes se côtoient, ce remake de One million B.C. de 1940 par Hal Roach (Tumak, fils de la jungle en VF) se revoit avec plaisir. On s'amuse toujours en voyant les péripéties de ces hommes des cavernes en peaux de bête et au langage simplifé, le magnétisme animal d'interprètes comme John Richardson, Raquel Welch et Martine Beswick faisant merveille, et pour cause dans un pareil contexte. Cependant, si leurs interactions, en dépit de l'absence de dialogues dignes de ce nom, forment une histoire qui se tient, on regarde surtout ce film pour les magnifiques effets spéciaux en image par image de Ray Harryhausen (qui eut aussi recours à la rétroprojection d'un animal réel pour le lézard géant), qui montrait aussi d'autres facettes avec l'éruption volcanique de la fin. De pair avec une belle musique "préhistorique", la photographie exploite très bien les magnifiques paysages primaux des Canaries, distillant une atmosphère de premiers matins du monde, où les dinosaures, iguanes géants et hommes-singes évoluent comme dans leur élément naturel. Ce long-métrage allait d'ailleurs lancer une certaine mode en ce domaine, ces îles devant être utilisées pour nombre d'œuvres dans les années suivantes, dont Quand les dinosaures dominaient le monde, deuxième partie avec ce même film du dyptique "préhistorique" mélangeant hommes des cavernes et dinosaures produit par la Hammer, avec lequel il est souvent confondu.
C'est certes le genre de film que l'on revoit en vidéo en utilisant la touche avance rapide, afin de sauter à la prochaine scène d'effets spéciaux, mais il est bon de revenir à ce qui se faisait longtemps avant Jurassic Park.

13,5/20
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Prospect : l'ambre de la Lune Verte, film de science-fiction écrit et réalisé par Christopher CALDWELL et Zeek EARL (Prospect, Canada, 2018), avec Sophie THATCHER, Jay DUPLASS, Pedro PASCAL, Luke PITZRICK, Arthur DERANLEAU, Andre ROYO...

Dans un futur éloigné, un homme et sa fille adolescente se rendent sur le satellite d'une planète géante afin d'honorer un contrat leur demandant de fournir à un groupe de mercenaires des gemmes très rares, produites par un organisme vivant au plus profond des forêts moites de cette planète à l'environnement toxique pour les humains, et dont l'extraction nécessite un doigté éprouvé. Peu après avoir débarqué, ils tombent sur deux prospecteurs échoués et inamicaux ; la rencontre se passe mal, le père et un des deux malfrats sont tués. La jeune Cee (S. Thatcher) parvient à s'enfuir, mais son vaisseau connaissant des problèmes, elle se retrouve obligée de faire équipe avec son ennemi Ezra (P. Pascal) afin de trouver un moyen de quitter la planète...

Un bon petit film de SF pulp à l'ancienne, qui nous ramène à l'époque de ces petits récits d'aventure spatiale mâtinés d'exploration et de western. À mille lieux des super-productions affadies qui infestent nos écrans, il parvient à créer une ambiance réaliste et crédible avec peu de moyens, l'équipe de création ayant fait appel à des cosplayers et à un collectif de charpentiers , de mécaniciens et de créateurs de vêtements pour concevoir les costumes faits main du film. Si l'histoire est très classique, elle est bien conçue et maîtrisée, la tension se nourrissant bien de la confrontation entre Sophie Thatcher et Pedro Pascal tous les deux à l'aise (peut-être sa performance a-t'elle aidé ce dernier à décrocher son rôle pour Le Mandalorien). Un de ces bols d'air frais comme on aimerait en voir davantage.
15/20
aureliagreen
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Thelma, film fantastique de Joachim TRIER (Norvège-France-Danemark-Suède, 2018), sur un scénario de Eskil VOGT et Joachim TRIER, avec Eili HARBOE, Kaya WILKINS, Henrik RAFAELSEN, Ellen DORRIT PETERSEN, Grethe ELTERVÅG, Marte MAGNUSDOTTER SOLEM, Anders SOLEM...

Thelma (E. Harboe), une adolescente norvégienne, vient d'entrer à l'université d'Oslo à l'insistance de ses parents, chrétiens stricts. Elle est assaillie de nouveaux sentiments que son éducation de chrétienne dévôte et rurale ne lui permet pas d'affronter. Particulièrement quand ils se fixent sur une étudiante, Anja (K. Wilkins). Elle se laisse aller à sortir avec cette dernière puis avoir des relations sexuelles. Mais elle subit alors une crise semblable à une d'épilepsie, mais que les médecins interprètent plutôt comme une manifestation psychosomatique de stress. Clairement liée au sentiment de culpabilité qu'elle ressent pour ces sentiments contraires à ses valeurs profondes, elle se révèle cependant cacher des capacités mentales particulièrement dangereuses, oubliées après s'être apparemment manifestées dans sa première enfance. Thelma découvre des indices suggérant qu'elle avait subi un traitement très violent afin de les réprimer. Mais elles ressurgissent et vont se déchaîner inconsciemment afin de supprimer l'objet de son inconfort, Anja elle-même...

On a là une histoire devenue assez classique d'une jeune mutante aux puissants pouvoirs télékinétiques que ni elle ne comprend ni ne peut maîtriser. Comme le professeur Xavier ne se manifeste pas afin de l'aider, elle va à la place être confrontée au traitement médicamenteux particulièrement éprouvant imposé par son père et les médecins. Une certaine originalité consiste à inscrire ce récit dans une perspective freudienne. Car il s'agit clairement d'une fable psychanalytique, avec en son cœur une métaphore du combat pour devenir maîtresse de ses pouvoirs équivalent à celui pour la maîtrise d'elle-même durant l'adolescence, et l'affranchissement de ses parents, surtout de son père, et du conditionnement imposé par leur éducation répressive. S'y ajoute un message contre le conservatisme moral et religieux, incarné par son père pasteur.

Du point de vue purement fantastique, ce film sait se montrer angoissant quand il nous confronte à la montée inéluctable des pouvoirs parapsychologiques de Thelma, jouant sur leurs effets effrayants, une musique inquiétante accompagnant leurs manifestations. Une inquiétude redoublée par la présentation, du point de vue de Thelma, des angoisses qui l'assaillent, précédant leur déchaînement. Le film se double là d'une œuvre psychologique assez creusée, en explorant les ressorts profonds du personnage principal et de ses liens conflictuels avec ses parents. Avec une réussite due pour beaucoup à l'interaction entre l'actrice principale Eili Harboe et le réalisateur. Un bon film fantastique psychologique, même si pas très original dans son scénario.

14,5/20
aureliagreen
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Esther, film d'épouvante de Jaume COLLET-SERRA (Orphan, USA-Canada-Allemagne, 2009), sur un scénario de David LESLIE JOHNSON-McGOLDRICK et Alex MACE, avec Vera FARMIGA, Peter SARSGAARD, Isabelle FUHRMAN, CCH POUNDER, Jimmy BENNETT, Margo MARTINDALE, Karel RODEN, Aryana ENGINEER, Rosemary DUNSMORE...

Kate et John Coleman (V. Farmiga et P. Sarsgaard) sont un couple marié qui traverse de sérieuses difficultés, après la perte de leur enfant due à l'alcoolisme de l'épouse. Pour tenter de remettre de l'ordre dans leur couple, ils décident d'adopter un enfant, et leur choix se porte sur Esther (I. Fuhrman), une enfant de 9 ans d'origine née en Russie, très intelligente et séduisante. Ils tombent tout de suite sous son charme, ainsi que leur très jeune fille Max, mais leur fils Daniel ressent de l'hostilité à son encontre. Offusquée au départ, au point de le réprimander jusqu'à ce qu'il change d'attitude, Kate commence cependant plus tard à se demander si tout va vraiment si bien avec cette fille un peu trop parfaite, quand un certain nombre de comportements bizarres semble se faire jour, tant à l'école que chez eux. Ce qui provoque la ré-émergence de tensions avec son mari, qui lui reste persuadé que tout va bien avec Esther et que les soupçons de sa femme indiquent en fait que ses problèmes psychologiques refont surface...

Esther est un film qui joue sur de nombreuses angoisses profondes, au point qu'à sa sortie il a suscité de nombreuses polémiques sur les peurs irrationnelles qu'il pourrait entretenir au sujet des orphelins adoptés. Il faut reconnaître que ces craintes, jointes aux ressorts psychologiques des drames familiaux plus traditionnels qui assaillent cette famille déchirée, fonctionnent bien pour fournir un véritable petit scénario de suspense puis d'épouvante, versant dans la violence voire le gore vers la fin. On peut bien sûr objecter qu'il faut un peu suspendre son incrédulité, pour accepter cette idée qu'une femme adulte atteinte de nanisme puisse parvenir à passer pour une enfant (encore que... récemment, un drame a défrayé la chronique aux USA, un couple marié affirmant avoir été la victime d'exactement la même chose ; il est encore trop tôt pour se prononcer sur la véracité de ces dires, mais le simple fait qu'ils existent et aient créé une polémique montre que le concept de base de ce film n'était peut-être pas si impensable*).

La réalisation de Jaume Collett-Serra est assez bonne pour gérer la montée du suspense et de la tension, il bénéficie des talents confirmés de Vera Farmiga et Peter Sasgaard, et de la prestation appliquée de Isabelle Fuhrman dans un rôle difficile de femme caméléon dérangée particulièrement glaçante. Un film d'angoisse viscérale original dans son thème même si ses effets sont classiques, et au final très prenant.
15/20


* Voici des résumés de l'affaire concernant Kristine et Michael Barnett, qui affirment que leur fille adoptive née en Ukraine et atteinte d'une forme de nanisme, Natalia, était en fait beaucoup plus âgée qu'elle ne prétendait, et aurait essayé de tuer la mère de famille et ses frères adoptifs. Une procédure est en cours en ce moment même, avec plusieurs rebondissements :
http://eu.usatoday.com/story/news/natio ... 941227002/
http://allthatsinteresting.com/kristine ... t-adoption
http://eu.jconline.com/story/news/2019/ ... 748902001/
http://www.drheckle.net/2021/02/natalia ... -2021.html
aureliagreen
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Double mortel, film fantastique réalisé et scénarisé par Assaf BERNSTEIN (Look away, USA, 2018), avec India EASLEY, Jason ISAACS, Mira SORVINO, Penelope MITCHELL, John C. MacDONALD, Harrsion GILBERTSON, Kristen HARRIS, Kiera JOHNSON...

Maria (I. Easley) est une lycéenne réservée et mal dans sa peau, qui n'a qu'assez peu d'amis. Dans sa famille, elle ne trouve guère de soutien que chez sa mère, par opposition à un père antipathique. Un jour, elle découvre que son reflet s'anime, et lui propose de changer de place. Elle accepte, et comme son double se montre plus enhardie, elle se laisse aller à d'autres échanges. Mais "Airam" se montre sans scrupules et décidée à corriger tout ce qui lui semble ne pas aller dans la vie de Maria, y compris par la violence et sans reculer devant le meurtre...

Double mortel entre ouvertement dans la catégorie des films qui jouent sur la métaphore psychanalytique, ici d'une adolescente qui s'est laissée beaucoup trop guidé par son surmoi, et laisse son Ça rependre le dessus. Afin de laisser remonter des sentiments refoulés qui l'aident à se prendre en mains et à prendre sa revanche sur tous ceux qui l'ont humiliée ou négligée. Jusqu'à en perdre le contrôle et se retrouver dans une situation impossible. Si le scénario ne laisse aucun doute sur la réalité de la possession de Maria par l'âme de sa sœur jumelle malformée tuée par son père puis réfugiée dans le miroir, le message est transparent, Airam symbolisant tout le refoulé humilié de Maria, trop longtemps maintenu au large. Cette œuvre sombre tient assez bien la route, grâce à l'interprétation assez juste de India Easley, qui rend le caractère introvertie de l' "héroïne" ; on notera aussi Penelope Mitchell en "meilleure amie" ambigüe. Le cadre général est cependant très classique (les harceleurs du lycée, le père prospère, dominateur et imbu de lui-même, symbole de la réussite sociale superficielle – il est chirurgien esthétique –, qui a osé l'infanticide car il ne voulait pas de tâche sur son beau costume de chirurgien à succès, la mère semi-dépressive et trompée). La fin surprend néanmoins, en nous montrant la vie dévastée de Maria après l'épopée sanglante de Airam, qu'elle laisse affronter seule les conséquences de ses actes (métaphore là encore aisée à comprendre).

Pas transcendant, de facture très classique, mais efficace dans la description de cette descente aux enfers, ne reculant pas devant un côté malsain et sanglant par moments.
13/20
aureliagreen
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Fragile, film d'épouvante de Jaume BALAGUERRÓ (Frágiles, 2005, Espagne/Grande-Bretagne), avec Calista FLOCKHART, Richard ROXBURGH, Elena ANAYA, Gemma JONES, Yasmin MURPHY, Colin McFARLANE, Michael PENNINGTON, Daniel ORTIZ, Susie TRAYLING...

Amy Nicholls (C. Flockhart) se rend des USA sur l'île de Wight afin d'occuper un poste d'infirmière à l'hôpital pour enfants de Mercy Falls, où un poste vient de se libérer. L'hôpital est en train d'être fermé, ses patients transférés vers un autre bâtiment. Elle se lie d'amitié avec certains des enfants, particulièrement une fille atteinte de mucoviscidose nommée Maggie (Y. Murphy). L'infirmière Helen Perez (E. Anaya) lui parle de bruits étranges qui se feraient entendre dans l'hôpital, ce à quoi elle refuse d'ajouter foi. Mais certains des enfants lui disent de même que des faits d'apparence paranormale se déroulent, et ils auraient fait fuir Susan (S. Trayling), l'infirmière qu'elle a remplacée. Maggie lui parle notamment d'une "femme mécanique", nommée Charlotte, qui effraie les enfants. Amy Nicholls en vient cependant à expérimenter elle-même certaines de ces manifestations, et en vient à envisager que l'esprit d'une ancienne patiente pourrait hanter l'hôpital...

Fragile est un de ces films qui mêlent hantise et un milieu hospitalier ancien et froid, en un assez bon mélange de suspense et de peur, puis de véritable épouvante vers la fin. Comme assez souvent en pareil cas, la lente montée de suspense est soutenue par des effets d'ambiance et des manifestations mesurés, comme Jaume Ballaguerró sait les maîtriser, avant que la fin ne révèle l'ampleur véritable de la menace. Si ce long-métrage évolue en terrain très balisé, avec des recettes éprouvées, il se ménage quand même un petit twist. Il est soutenu par une bonne interprétation de Calista Flockhart et de la plupart des acteurs secondaires, pour un résultat agréable.
13/20
aureliagreen
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The Hole in the Ground, film d'épouvante de Lee CRONIN (2019, Irlande), sur un scénario de Lee CRONIN et Stephen SHIELDS, avec: Seána KERSLAKE, James QUINN MARKEY, Kati OUTINEN, David CROWLEY, Simone KIRTBY, Steve WALL, Eroi MACKEN...

Sa vie de couple s'étant mal terminée, Sarah O'Neill (Kerslake) essaie de recommencer sa vie avec son jeune fils Chris (MARKEY) dans une bourgade de campagne retirée. Cependant, les choses s'enveniment rapidement : elle croise une vieille voisine inquiétante, qui aurait vécu des expériences terrifiantes dans le coin. Il lui semble de plus que son fils change étrangement dans son comportement. Curieusement, elle apprend petit à petit que de telles rumeurs de changements sont endémiques autour de cette ville. Elle se convainc d'abord que ses impressions sont dues à son imagination, mais en vient néanmoins à se demander si une profonde doline (un cratère d'effondrement) ne pourrait pas jouer un rôle dans son obsession...

Un de ces films d'horreur irlandais qui nous arrivent de temps en temps, souvent tournés autour de l'épouvante en milieu rural et de vieilles légendes traditionnelles. Par rapport à Le sanctuaire (The Hallow) de 2015, qui reprenait le même thème du changelin, The hole in the ground est peu tourné vers l'action, préférant jouer sur la montée de l'angoisse, autour des doutes et interrogations de l'héroïne, louvoyant entre désirs d'explications réductrices et accumulations d'incongruités, jusqu'à ce que la vérité se révèle brutalement. Le sujet du doppelganger est porteur d'angoisses profondément inscrites en nous, et rien ne vaut que de l'exprimer par la révélation d'un enfant chéri en monstre. L'intrigue se poursuit par une plongée viscérale, et littérale, dans l'horreur, qui se double d'une symbôlique au fond des enfers. La remarquable prestation de l'actrice principale, en mère décidée à aller jusqu'à pénétrer dans l'antre du dragon, ainsi que de James Quinn Markey qui gère très bien la transition entre un enfant ordinaire et le monstre qui prend sa place, aident à apprécier ce film très classique dans sa réalisation, assez peu original dans son récit, mais plutôt effrayant.
13/20
aureliagreen
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Verónica, film d'épouvante de Paco PLAZA (Espagne, 2017), scénario de Fernando NAVARRO et Paco PLAZA, avec Sandra ESCACENA, Bruna GONZÁLEZ, Claudia PLACER, Iván CHAVERO, Ana TORRENT, Consuelo TRUJILLO, Ángela FABIÁN, Carla CAMPRA, Chema ADEVA...

À Madrid en 1991, Verónica a du mal à se remettre de la mort récente de son père, d'autant que sa mère, tenancière de bar, essaie de tout faire pour oublier, et la laisse trop souvent seule à s'occuper de ses trois jeunes frères et sœurs. Profitant de ce que l'attention de son lycée est accaparée par une éclipse de Soleil, elle décide alors de se lancer dans une séance de spiritisme avec deux de ses amies à l'aide d'un oui-ja. Mais la séance se déroule étrangement, et Verónica se retrouve affectée violemment, sans se souvenir de ce qui a pu lui arriver. Les choses tournent à l'aigre peu après, lorsqu'elle se sent suivie par des ombres, et que divers phénomènes paranormaux pourchassent sa famille...

S'il est correctement réalisé, ce film ne peut pas surprendre. Déjà parce que le scénario lorgne visiblement du côté de Long time dead et de Oui-ja, si ce n'est qu'il s'inspire de faits présumés réels, ceux qui affligèrent en 1991 Estefania Gutiérrez Lázaro et sa famille après une séance de oui-ja, affaire détaillée par exemple dans la série "Enquêtes paranormales", diffusée récemment sur C8 et CStar (si ce n'est que les événements sont sensés s'être déroulés sur 6 mois). Lors de sa campagne promotionnelle et du bouche-à-oreilles qui a suivi sa sortie, cette œuvre a été un peu survendue ; y sont repris avec une certaine efficacité mais sans originalité pleins d'éléments classiques des genres de la hantise et de la possession, effets chocs et ambiance sombre ; la bonne qualité de l'interprétation (notamment de l'actrice principale Sandra Esacena, dont c'était semble-t'il le premier film) aidant à mieux accepter l'ensemble.
13/20
aureliagreen
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Maggie, film fantastique de Henry HOBSON (2015), sur un scénario de John SCOTT III, avec Arnold SCHWARZNEGGER, Abigail BRESLIN, Joely RICHARDSON, Douglas M. GRIFFIN, J. D. EVERMORE, Rachel WHITMAN GROVES...

Alors que sévit une épidémie qui transforme les infectés en cannibales sauvages, Wade Vogel (Schwarzenegger) est à la recherche de sa fille adolescente Maggie (Breslin). Il la découvre dans l'aile d'un hôpital affectée à la quarantaine, atteinte par la maladie et en danger de se changer en une de ces créatures monstrueuses dans les jours qui suivent. Il décide de rester avec elle, la traitant comme si de rien n'était, mais sait que la réalité risque de la rattraper...

Ce film de contaminés féroces et cannibales (et non de zombies) est plus réaliste que la plupart de ses congénères, plus dans la lignée d'une Nuit des fous-vivants de Romero. Ici, pas de changement en quelques secondes à peine, le mal incube comme une maladie normale, foin donc des effets spectaculaires faciles et répétitifs. Maggie se distingue ainsi par son refus de toute approche spectaculaire et grand-guignolesque, et par son choix de traiter l'histoire par un angle purement psychologique, reposant sur les dilemmes qui s'imposent à un père et une fille qui savent qu'ils vont inéluctablement être séparés par la mort ou la folie. Un choix rendu certainement plus facile par cette originalité, qui lui a valu pas mal de critiques pour le manque d'action qui en résulte. Alors, oui, cela manque d'émotions fortes, c'est lent et presque contemplatif, mais j'avoue avoir été assez séduit par ce film et touché par le récit. Même Schwarzenegger montre qu'il sait désormais interpréter des rôles très banals. La réalisation de Henry Hobson manque certes un peu de la force requise par le sujet, mais elle en a assez pour donner un côté intéressant et même agréable à regarder à cette histoire tragique, qui nous change de la tendance à la surenchère qui touche aussi de trop nombreux films d'horreur.
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Modifié en dernier par aureliagreen le lun. 6 déc. 2021 22:01, modifié 1 fois.
aureliagreen
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Mara, film d'épouvante de Clive TONGE (USA, 2018), sur une scénario de Jonathan FRANK et Clive TONGE, avec Olga KURYLENKO, Craig CONWAY, Javier BOTET, Rosie FELLNER, Lance E. NICHOLS, Mackenzie IMSAND, Ted JOHNSON...

Après qu'un homme ait été apparemment tué dans son sommeil par sa femme, avec leur fille Sophie (M. Davis) pour seul témoin, la criminologue et psychologue Kate Fuller (O. Kurylenko) est assignée sur ce cas, afin de déterminer si l'épouse, Helena (R. Fellner), est mentalement apte à répondre de ses actes devant une cour criminelle, ou si elle doit être placée en hôpital psychiatrique. Comme l'accusée ne cesse de lui dire qu'un démon qui hante les rêves a commis le meurtre durant un épisode de paralysie du sommeil, elle choisit la solution de l'asile. Mais Fuller en vient à expérimenter à son tour des sensations étranges, qui affectent également Sophie, et l'amènent à se demander si les dires d'Helena étaient vraies, au point d'avoir peur de trouver le sommeil...

Mara s'attaque au sujet des esprits et démons de type incube, succube ou "Old hag", qui commettent des agressions durant le sommeil, et plus particulièrement en profitant de l'état de paralysie. Cela nous donne des éléments de scènes proches des Griffes de la nuit, jouant notamment sur l'incertitude autour de l'état véritable des témoins, jusqu'à ce qu'on en vienne à se demander en permanence s'ils sont éveillés ou endormis. Mais Tonge joue de façon plus "directe" que Wes Craven, misant sur les effets modernes autour des sursauts, même s'il y en a heureusement moins qu'on le craindrait. Il y a une certaine tension, mais au final le film est plus angoissant que véritablement effrayant, et assez prévisible, les différents tours utilisés par le scénario étant connus. Pris comme tel, il donne un correct film fantastique d'angoisse, avec une bonne interprétation, mais il fait très déjà vu, comme beaucoup de long-métrages fantastiques récents.
12/20
aureliagreen
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La maison des ombres, film fantastique de Nick MURPHY (The Awakening, Grande-Bretagne, 2013), sur un scénario de Stephen VOLK et Nick MURPHY, avec Rebecca HALL, Dominic WEST, Imelda STAUNTON, Isaac HEMPSTEAD WRIGHT, Shaun DOLLEY, Joseph MAWLE, Diana KENT...

À Londres, en 1921, Florence Carthart (R. Hall), une enquêtrice rationaliste et arrogante, spécialisée dans la dénonciation de fraudes psychiques et médiumniques, se voit confier une enquête au sujet d'un fantôme qui effraierait les élèves d'un collège en Cambrie. Après hésitation, elle accepte de se rendre sur place, et elle apprend que l'internat a été le lieu d'un meurtre des années plus tôt, et qu'un élève est mort peu de temps auparavant. Alors qu'elle essaie de découvrir ce qui lui est arrivé, l'ensemble des élèves et des professeurs partent en vacances, et Carthart se retrouve seul dans l'internat avec la gouvernante Maud Hill (I. Staunton), son fils Thomas (I. Hempstead Wright) et Robert Mallory (D. West), l'homme qui était allé la chercher. C'est alors que des événements étranges commencent à se produire, et l'enquêtrice se retrouve progressivement en difficulté pour les expliquer...

Un bon film de hantise, très classique dans sa réalisation et dans ses thèmes, qui crée une bonne ambiance ; avec, comme pas mal de films récents depuis que Les autres et Le 6ème sens ont créé la "mode", un coup de théâtre à la clé, dévoilé progressivement comme il se doit. Il bénéficie de la bonne présence de Rebecca Hall. Semblable à beaucoup d'autres cependant.
13/20
aureliagreen
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Freaks, film fantastique de Zach Lipovsky et Adam B. Stein (USA, 2018), avec Emile HIRSCH, Bruce DERN, Grace PARK, Amanda CREW, Lexy KOLKER, Ava TELEK, Michelle HARRISON...

Chloe (L. Kolker), une petite fille de 7 ans, a passé toute sa vie cloîtrée dans sa maison car son père lui a expliqué que le monde extérieur était si dangereux qu'il fallait l'éviter à tout prix. Elle finit cependant par sortir en profitant de ce que son père est endormi pour se promener enfin dans la rue, et rencontre un vieil homme qui tient un camion de glacier (B. Dern). Ce dernier lui affirme être son grand-père, et que sa mère, qu'elle croît morte, est en fait toujours vivante ; il lui montre aussi qu'il possède un étrange pouvoir. Grondée par son père pour être sortie, Chloe se révèle avoir elle aussi un pouvoir para-psychique mystérieux...

Freaks est à mes yeux un film fantastique significatif, en ce qu'il relève d'un véritable sous-genre qui s'est développé au cinéma depuis quelques années. Il s'agit d'une de ces histoires de superhumains/spéciaux/surdoués/mutants (au choix), bien sûr persécutés par la société et enfermés dans des camps. Tout y passe, avec les normaux bien comme il faut mais qui se révèlent sectaires et racistes, les surhumains qui doivent se cacher en vivant incognito, les unités spéciales du gouvernement qui les traquent (et parfois veulent les exploiter), les expériences menées dans des camps sur ceux qui ont été faits prisonniers... À bien des égards, on a évidemment là une véritable adaptation non officielle des X-Men, jusqu'à l'usage du terme freak (monstre), en fait ce film aurait tout aussi bien pu être une suite d'épisodes de la récente série dérivée des X-Men The Gifted. Il plaira ainsi à tous les amateurs du genre, mais aussi à ceux qui cherchent juste un film à émotions fortes.

Si les thèmes qu'il utilise sont usés jusqu'à la corde, leurs ressorts prévisibles longtemps à l'avance, le résultat est de bonne facture. C'est assez bien réalisé pour qu'on se prenne au jeu, l'interprétation est juste bonne comme il faut, on note cependant Bruce Dern qui promène sa présence inquiétante (hélas pas très fréquente au cinéma).
14/20
aureliagreen
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It comes at night, film d'horreur de Trey Edward SHULTS (2017), avec Joel EDGERTON, Riley KEOUGH, Carmen EJOGO, Christopher ABBOTT, Kevin HARRISON Jr...

Ce film fait le pari de commencer sans exposition, tout ce que l'on a au départ, ce sont des gens enfermés dans une ferme, et on en est réduit à deviner qu'ils font face à une grave épidémie lorsqu'on les voir revêtir des masques à gaz et des tenues étanches, le tout sans chercher d'aide à l'extérieur. Cela apparaît alors comme une énième histoire d'épidémie résultant en des infectés sans âme à l'allure de zombies ; mais l'approche choisie est celle d'un huis clos psychologique plus que d'un film d'horreur. De l'infection, de ses causes, de ses effets mêmes, de la situation dans le monde, on ne saura quasiment rien, si ce n'est que la civilisation moderne semble au minimum très mal en point. On a donc un drame avec un nombre minimal de personnages, basé sur la cohabitation difficile entre les survivants propriétaires d'une femme et une famille de nouveaux(venus, face à l'impératif de tenir la contamination à l'écart, tâche rendue plus difficile par le fait qu'une chambre et son occupant ont déjà été infectés. Ce huis-clos survivaliste angoissant, assez classique dans les thèmes de la déchéance d'humains très ordinaires et confrontés à des situations extrêmes qu'il traite, se double d'une parabole sur la xénophobie et le conservatisme. L'ex-professeur très rude que Joel Edgerton s'efforce de faire paraître aussi peu sympathique que possible révèle à un moment qu'il aime l'Empire Romain, un indice probable de son penchant pour un gouvernement militaire et brutal, confirmé par ses agissements tout au long du film. On ne se fait guère d'illusions sur la façon dont va se terminer la cohabitation plus ou moins forcée, de même qu'est prévisible la "morale" finale, qui verra le père et la mère payer le prix de leur extrémisme.

C'est bien là que se trouve le sujet du film, car même dans ce dénouement on n'aura pas la réponse à certains éléments de l'intrigue très importants. Notamment, comment le chien est-il entré dans la pièce condamnée et qui l'a ouverte (bien que le père était sensément seul à en avoir la clé), les arrivants et d'abord l'enfant étaient-ils vraiment contaminés ou le couple de propriétaires a-t'il été abusé par sa paranoïa ? Donc, pire encore que Dans la brume, ce n'est en aucun cas un film pour qui aime bien le spectaculaire comme les réponses clé en main. Ceci étant bien établi, on peut apprécier ce suspense d'horreur solide et doté d'une vraie tension, avec son panel d'acteurs confirmés, en dépit d'une certaine prévisibilité et quelques incohérences possibles (sert-il vraiment à quelque chose de se réfugier dans sa chambre si on pense que le garçon était en danger d'être contaminé et avait traîné dans une grande partie de la maison ?).

Pas un grand film, mais un bon moment, à condition d'avoir les nerfs accrochés.
13/20
aureliagreen
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The Lobster, comédie dramatique de science-fiction de Yorgos Lanthimos (2015), avec Colin FARRELL, Rachel WEISZ, Jessica BARDEN, Angeliki PAPOULIA, Léa SEYDOUX...

Les aléas de personnes décalées dans un futur dystopique, où la vie en couple est absolument obligatoire, sous peine de la plus terrible des sanctions : la transformation en animal !

Lanthimos livre là un film complexe et difficile à appréhender, voire à suivre, et tout aussi difficile à résumer tant les thèmes qu'il traite sur un ton aussi décalé que possible sont nombreux et complexes. Celui occupant le premier plan consistant en une réflexion aussi caustique que radicale sur les enjeux de la vie en couple, vus par les œillères d'une société dystopique adoptant une position fermée hyper-conservatrice jusqu'à l'absurde. On pourrait penser là que ce long-métrage s'inscrit dans la tendance récente au retour en mode de ce genre, si ce n'est que ce qui caractérise cette dystopie est vraiment plus déjanté que dans les autres exemples du genre... Car toute personne qui n'est pas engagée dans une relation à deux, fut-ce à titre temporaire, se voit menacé d'un châtiment surréaliste, la transformation en animal (!), qui pousse les déviants à adopter toutes sortes de comportements tout aussi surréalistes afin d'y échapper. Avec cette histoire de métamorphose, on serait tentés de croire à un cruel canular perpétré par les autorités à l'encontre de leurs ouailles, n'était que le scénario s'amuse malicieusement à placer certains événements qui ne peuvent absolument pas permettre de retenir cette interprétation. On retrouve de nombreux traits classiques de la contre-utopie, entre les hors-castes exclus de la bonne marche de la société et contraints de vivre aux marges, le tableau lugubre du recyclage des restes des corps humains dans un but utilitaire, les rebelles rendus eux aussi extrémistes par le désespoir ; mais le tout servi par une très, très grosse dose d'humour noir. Elle peut aider à faire passer la pilule du tableau très sombre de cette société anti-humaniste, d'autant que sa proximité avec la nôtre, à laquelle elle est si semblable en apparence, sans côté esthétique futuriste autre que celui que nous sommes susceptibles de rencontrer chez nous au détour de telle rue ou centre commercial, ne la rend qu'encore plus inquiétante.

Mais cette dérision aussi omniprésente que tordue vise aussi à doter le film d'un esprit s'apparentant à une œuvre de Salvador Dali, Lanthimos grossissant délibérément le trait et appuyant où ça peut faire mal, s'appuyant sur des personnages délibérément à côté de la plaque sinon excessifs (Farell, Weisz, Seydoux et Papoulia s'amusant à donner des compositions décalées). Plus qu'un pamphlet anti-conservateur (au sens classique du terme), on doit sans doute y voir une charge contre la tendance grandissante à normaliser les sentiments et les relations dans les sociétés occidentales, y compris au nom d'un progressisme dévoyé. Car c'est le "progressisme" de pacotille qui est habituellement le vrai sujet des films dystopiques.

On l'aura compris, en dépit d'une certaine maîtrise, ou plutôt en partie à cause d'elles, c'est un film que beaucoup trouveront difficile à apprécier, toujours sur la corde raide, assurément l'un des plus étranges de l'année 2015. Le genre d'œuvre à emporter un prix à Cannes, en dépit d'un accueil mitigé. Pour ma part, j'ai aimé le propos et son traitement déjanté, mais il est certain qu'il n'est pas à mettre entre toutes les mains, sans même mentionner sa grande violence morale par moments.
13/20
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