Ce septième Scream a de toute évidence été (re)pensé et (ré)écrit en catastrophe, tant le film confirme que la licence tourne à vide.
Plus de commentaire méta (ce qui n'est pas un mal) mais comme les scénaristes n'ont plus d'idées, ils ne racontent juste rien. Ou recyclent encore et encore le premier.
Donc un simple jeu de massacre sans suspense, sans mordant, sans surprise et sans intérêt. Sans parler des personnages, pour lequel l'empathie est proche du zéro absolu.
Et on ne pourra même pas se rattraper sur l'horreur. À l'exception de l'introduction passable, Ghostface est filmé comme un perso lambda et les tueries n'ont aucune inventivité.
Zéro mystère quant à sa présence. Enlevez deux-trois plans où on joue sur sa silhouette (dans l'ombre ou derrière une bâche plastique), il est filmé de la manière la plus plate possible.
Et l'identité des tueurs, je crois qu'on ne s'en est jamais autant foutu. Les révélations sont nulles, ineptes.
Une seule chose à sauver, Neve Campbell irrésistible. Les autres n'ont pratiquement rien à jouer, même Courtney Cox passe prendre le chèque.
Après The Dead Reckoning qui parvenait à supplanter la bêtise de MI2, celui-là vient de piquer le place de Scream 3 au rang du pire volet de la saga.
