Un biopic de Jean Moulin avec Gilles Lellouche se prépareConçu par Laszlo Nemes (Le fils de Saul), ce film sur une figure française de la Résistance, sera porté par le réalisateur de L'Amour ouf.
Le producteur de La Rafle, Alain Goldman, se lance dans la production d’un nouveau film : un biopic sur Jean Moulin, révèle l’homme de 64 ans dans un entretien pour Écran Total. Spécialiste du sujet, c’est Laszlo Nemes, connu pour son film oscarisé Le fils de Saul, qui réalisera ce nouveau long-métrage, sept ans après Sunset. Le scénario explorera les questions de la Résistance et de tout ce que cela implique, les valeurs et surtout, le courage. C’est Olivier Demangel (9 mois ferme, La Vie en grand), romancier et scénariste qui écrit ce projet.
Moulin (2026), Laszlo Nemes
- PierrotDameron
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Modifié en dernier par PierrotDameron le ven. 22 mai 2026 19:02, modifié 1 fois.
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Grosse hype vu le réal
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Alors là, rien ne me tente
J'en ai marre de voir Lellouche et j'aime pas beaucoup Laszlo Nemes (et ses prises de position contre le discours de Glazer aux Oscars n'ont pas aidé du tout)
J'en ai marre de voir Lellouche et j'aime pas beaucoup Laszlo Nemes (et ses prises de position contre le discours de Glazer aux Oscars n'ont pas aidé du tout)
"Bloodshot est la meilleure chose qui soit arrivée au cinéma en 2020 " - ©MisterM
Oui, tout pareil.ConFucKamus a écrit : ↑sam. 20 déc. 2025 12:16 Alors là, rien ne me tente
J'en ai marre de voir Lellouche et j'aime pas beaucoup Laszlo Nemes (et ses prises de position contre le discours de Glazer aux Oscars n'ont pas aidé du tout)
Et Le fils de Saul était une purge.
Que s’est-il passé ?ConFucKamus a écrit : ↑sam. 20 déc. 2025 12:16 Alors là, rien ne me tente
J'en ai marre de voir Lellouche et j'aime pas beaucoup Laszlo Nemes (et ses prises de position contre le discours de Glazer aux Oscars n'ont pas aidé du tout)
Ben Glazer a dit non au génocide à Gaza et ça n’a pas plu à l’autre abruti…robinne a écrit : ↑sam. 20 déc. 2025 13:31Que s’est-il passé ?ConFucKamus a écrit : ↑sam. 20 déc. 2025 12:16 Alors là, rien ne me tente
J'en ai marre de voir Lellouche et j'aime pas beaucoup Laszlo Nemes (et ses prises de position contre le discours de Glazer aux Oscars n'ont pas aidé du tout)Je n’ai pas suivi...
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Je restitue les paroles du Nemes
“Glazer aurait dû garder le silence au lieu de révéler qu’il n’a aucune compréhension de l’Histoire et des forces qui détruisent la civilisation, aussi bien avant ou qu’après l’Holocauste”
"S’il avait le sens des responsabilités qui incombe au réalisateur d’un film comme le sien, il n’aurait pas eu recours à des arguments diffusés par la propagande visant à éradiquer toute présence juive sur Terre”
Selon lui, Glazer ne fait qu’attiser le sentiment antisémite, ce qui est “particulièrement troublant à une époque où nous atteignons les niveaux de haine anti-juive d’avant l’Holocauste – mais cette fois, d’une manière branchée et progressiste”
Alors que Glazer n'avait fait que condamner la déshumanisation en place, aussi bien lors du 7 octobre 2023 que dans les innombrables jours de bombardements qui ont suivi.
Et ce crétin fait comme s'il fallait hiérarchiser certaines horreurs par rapport à d'autres. Alors, je l'emmerde. Les forces qui détruisent la civilisation, c'est le mépris de la vie pauvre connard de Nemes.
“Glazer aurait dû garder le silence au lieu de révéler qu’il n’a aucune compréhension de l’Histoire et des forces qui détruisent la civilisation, aussi bien avant ou qu’après l’Holocauste”
"S’il avait le sens des responsabilités qui incombe au réalisateur d’un film comme le sien, il n’aurait pas eu recours à des arguments diffusés par la propagande visant à éradiquer toute présence juive sur Terre”
Selon lui, Glazer ne fait qu’attiser le sentiment antisémite, ce qui est “particulièrement troublant à une époque où nous atteignons les niveaux de haine anti-juive d’avant l’Holocauste – mais cette fois, d’une manière branchée et progressiste”
Alors que Glazer n'avait fait que condamner la déshumanisation en place, aussi bien lors du 7 octobre 2023 que dans les innombrables jours de bombardements qui ont suivi.
Et ce crétin fait comme s'il fallait hiérarchiser certaines horreurs par rapport à d'autres. Alors, je l'emmerde. Les forces qui détruisent la civilisation, c'est le mépris de la vie pauvre connard de Nemes.
"Bloodshot est la meilleure chose qui soit arrivée au cinéma en 2020 " - ©MisterM
Nemes te sort tous les éléments de langage des pro-génocide et il ose parler de propagande dès qu'il s'agit de Glazer.
Même le culot est choqué !
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"On peut manger tous les champignons !
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
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Et accessoirement, je me suis fait chier devant son Sunset. Esthétiquement très beau, mais d'une froideur et d'un ennui
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Kahled a écrit : ↑sam. 20 déc. 2025 15:38Ben Glazer a dit non au génocide à Gaza et ça n’a pas plu à l’autre abruti…robinne a écrit : ↑sam. 20 déc. 2025 13:31Que s’est-il passé ?ConFucKamus a écrit : ↑sam. 20 déc. 2025 12:16 Alors là, rien ne me tente
J'en ai marre de voir Lellouche et j'aime pas beaucoup Laszlo Nemes (et ses prises de position contre le discours de Glazer aux Oscars n'ont pas aidé du tout)Je n’ai pas suivi...
Merci pour ces résumés plus ou moins longsConFucKamus a écrit : ↑sam. 20 déc. 2025 16:51 Je restitue les paroles du Nemes
“Glazer aurait dû garder le silence au lieu de révéler qu’il n’a aucune compréhension de l’Histoire et des forces qui détruisent la civilisation, aussi bien avant ou qu’après l’Holocauste”
"S’il avait le sens des responsabilités qui incombe au réalisateur d’un film comme le sien, il n’aurait pas eu recours à des arguments diffusés par la propagande visant à éradiquer toute présence juive sur Terre”
Selon lui, Glazer ne fait qu’attiser le sentiment antisémite, ce qui est “particulièrement troublant à une époque où nous atteignons les niveaux de haine anti-juive d’avant l’Holocauste – mais cette fois, d’une manière branchée et progressiste”
Alors que Glazer n'avait fait que condamner la déshumanisation en place, aussi bien lors du 7 octobre 2023 que dans les innombrables jours de bombardements qui ont suivi.
Et ce crétin fait comme s'il fallait hiérarchiser certaines horreurs par rapport à d'autres. Alors, je l'emmerde. Les forces qui détruisent la civilisation, c'est le mépris de la vie pauvre connard de Nemes.
Je n'en avais pas entendu parler.
Vivement que ce conflit s'arrête un jour
il est partout purée. Il est au drame ce que Kad Merad était à la comedie....
D'accord, il se bonifie avec les années mais quand même, avons-nous si peu d'acteurs sur le marché pour lui donner l'affiche d'un film français ambitieux sur deux ?
D'accord, il se bonifie avec les années mais quand même, avons-nous si peu d'acteurs sur le marché pour lui donner l'affiche d'un film français ambitieux sur deux ?
Ils ont surtout manqué l'occasion en or d'embaucher Ryan Gosling, face à Klaus Barbie.
Bien que formulée de manière provocante, la question posée par cette une était légitime : le fait est que l'on se retrouve souvent avec les mêmes têtes lorsqu'on produit un projet d'envergure en France.
Et même lorsque de nouveaux talents émergent, on les bouffe tellement à toutes les sauces qu'on se lasse d'eux en un temps record : Jonathan Cohen, Bastien Bouillon, Raphaël Quenard, Jean-Pascal Zadi, etc.
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J'en sors : c'est du lourd !
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J'ai adoré Moulin
Les 15 premières minutes du film semblent classiques au 1er abord, présentant Jean Moulin dans son quotidien : dous faux-nom à son retour de Londres, se réunifiant aux autres pontes de la Résistance et briefant une jeune femme dans un bar sur les informations à diffuser. Du pur film d'espionnage en somme qui n'est pas un biopic.
Et dès un évènement survenant au bout de 20 min (un raid des SS au sein d'un cabinet lédical), le film nous chope par le col pour ne plus nous lâcher. Le très bon script d'Olivier Demangel articule alors un film de prison autant qu'un duel psychologique entre Moulin (Gilles Lellouche est excellent dans une partition plus retenue) et Klaus Barbie (Lars Eidinger est terrifiant) pour que le second brise le 1er.
Ce faisant, les dialogues (et ce jeu de faux-semblant quand l'un tente de percer la couverture de l'autre) permettent de créer une tension crescendo, et d'en apprendre plus sur ces 2 protagonistes.
De plus Ládló Nemes propose sa mise en scène virtuose habituelle, dopée par une superbe photo en 35mm. Il y a plusieurs moments de grâce filmique (ce plan-séquence circulaire dans la cour de prison est du grand art digne du cinéma soviétique). Le tout jusqu'à un final déchirant : Moulin parvient à ne jamais etre doloriste ou graphique (malgré sa violence) tout en étant inspirant (malgré le destin du personnage). Bref du très veau cinéma !
4/5
Les 15 premières minutes du film semblent classiques au 1er abord, présentant Jean Moulin dans son quotidien : dous faux-nom à son retour de Londres, se réunifiant aux autres pontes de la Résistance et briefant une jeune femme dans un bar sur les informations à diffuser. Du pur film d'espionnage en somme qui n'est pas un biopic.
Et dès un évènement survenant au bout de 20 min (un raid des SS au sein d'un cabinet lédical), le film nous chope par le col pour ne plus nous lâcher. Le très bon script d'Olivier Demangel articule alors un film de prison autant qu'un duel psychologique entre Moulin (Gilles Lellouche est excellent dans une partition plus retenue) et Klaus Barbie (Lars Eidinger est terrifiant) pour que le second brise le 1er.
Ce faisant, les dialogues (et ce jeu de faux-semblant quand l'un tente de percer la couverture de l'autre) permettent de créer une tension crescendo, et d'en apprendre plus sur ces 2 protagonistes.
De plus Ládló Nemes propose sa mise en scène virtuose habituelle, dopée par une superbe photo en 35mm. Il y a plusieurs moments de grâce filmique (ce plan-séquence circulaire dans la cour de prison est du grand art digne du cinéma soviétique). Le tout jusqu'à un final déchirant : Moulin parvient à ne jamais etre doloriste ou graphique (malgré sa violence) tout en étant inspirant (malgré le destin du personnage). Bref du très veau cinéma !
4/5
