
Le Cercle des profileurs disparus

J'ai moyennement apprécié, je dirais même plus que j'ai préféré la version américaine (Les Intrus avec Emily Browning) que j'ai découvert il y a 15 ans mais qui me restera davantage en mémoire que la version originale. Bien évidemment c'est très bien mis en scène et l'ambiance est parfois flippante (même si Ring, Dark Water ou The Grudge sont passés par là au préalable) mais il y a trop de carences et c'est trop tiré par les cheveux si on prend le temps de réfléchir deux secondes. L'anémie générale qui règne dans ce film n'arrange rien non plus. Déception.
La version américaine a été faite après ?Pale a écrit : ↑ven. 15 mai 2026 13:01
J'ai moyennement apprécié, je dirais même plus que j'ai préféré la version américaine (Les Intrus avec Emily Browning) que j'ai découvert il y a 15 ans mais qui me restera davantage en mémoire que la version originale. Bien évidemment c'est très bien mis en scène et l'ambiance est parfois flippante (même si Ring, Dark Water ou The Grudge sont passés par là au préalable) mais il y a trop de carences et c'est trop tiré par les cheveux si on prend le temps de réfléchir deux secondes. L'anémie générale qui règne dans ce film n'arrange rien non plus. Déception.
J’avais vu 2 soeurs au ciné, il me semble. Pas vraiment de souvenir
Pourquoi tu l’appréhendais, ce film ?Pale a écrit : ↑jeu. 14 mai 2026 19:05 Vu :
Dire que j'appréhendais ce film est un euphémisme mais au final j'ai adoré. La puissance de l'histoire combinée à la mise en scène et l'ambiance font de ce film une expérience intense et sensorielle. Il y a juste les 10-15 dernières minutes que je trouve un peu longues par rapport à tout ce qui précède mais rien de préjudiciable. Un de mes Ozon préférés.
groil_groil l'appréhendait aussi notamment les adaptations précédentes n'étaient pas abouties et ensuite à cause de François Ozon et finalement il a été agréablement surprisrobinne a écrit : ↑ven. 15 mai 2026 14:23Pourquoi tu l’appréhendais, ce film ?Pale a écrit : ↑jeu. 14 mai 2026 19:05 Vu :
Dire que j'appréhendais ce film est un euphémisme mais au final j'ai adoré. La puissance de l'histoire combinée à la mise en scène et l'ambiance font de ce film une expérience intense et sensorielle. Il y a juste les 10-15 dernières minutes que je trouve un peu longues par rapport à tout ce qui précède mais rien de préjudiciable. Un de mes Ozon préférés.![]()
Vosg'patt de cœur

J’avoue, la principale raison pour laquelle j’ai voulu voir le film c’est la présence de Keanu Reeves
Il y incarne un ange loser qui va échanger le temps de quelques jours la vie d’un pauvre et d’un riche, Aziz Ansari (également réalisateur du long-métrage) et Seth Rogen. J’ai vraiment passé un agréable moment, et voir Keanu dans un registre différent est plaisant.
7/10

Un film en avance sur son temps. Je suis pas le plus grand fan de Phoenix mais je l’ai trouvé très touchant, de même que l’histoire. Impossible de rester insensible.
8/10

Western classique dans sa stucture, Eastwood dégouline de charisme comme d’habitude.
7/10

Un Romero dont j'ignorais l'existence jusqu'à il y a peu, et ajouté sur Prime Video récemment. Une histoire vraiment intéressante, malheureusement plombée par une durée bien trop longue pour ce qu’il y avait à raconter, 30 minutes en moins auraient été bénéfiques pour maintenir le rythme. Mais j’ai pas détesté pour autant, au contraire.
7/10

Même sans activer son cerveau ça vaut pas les 2 films avec Carrey/Daniels. Ça reste con et pas très drôle, j’ai esquissé un sourire 2-3 fois et puis heureusement qu’il y avait la ravissante Rachel Nichols pour maintenir mon faible intérêt jusqu'à la fin.
3/10
Fortis Fortuna Adiuvat

Je découvre ce classique des années 80 et j'ai été déçu. Je sauve l'ambiance urbaine typique de l'époque dégageant beaucoup d'authenticité, quelques scènes emblématiques qui ont dû faire leur effet à l'époque et, bien sûr, le charisme et la beauté des deux acteurs principaux, ici à leur quintessence. Hormis cela, c'est extrêmement chiant et d'une redondance absolue. Même en se remettant dans le contexte de l'époque, impossible de ne pas trouver l'ensemble ringard. Comme ces scènes compilant des moments heureux, on a parfois l'impression de voir des génériques de sitcom touts claqués.
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Film sympathique signé Geraldine Nakache, renvoyant à Mon Roi de Maïwenn : soit l'histoire d'amour sur 2 temporalités (les 2 premières années de relation puis le mariage 6 ans plus tard) entre Monia Chokri et Niels Schnieder.
Un mariage néanmoins assombri par le caractère toxique de ce dernier, prônant avant tout une pratique stricte de sa foi et un isolement progressif de sa compagne vis-à-vis de don entourage.
Le film vaut surtout pour la performance des 2 acteurs mais c'est bien écrit sans renouveler quoi que ce soit
3/5

Quelques mots d'amour, ou comment toucher en plein coeur avec une justesse comique et émotionnelle rares pour explorer une unité familiale fragilisée par l'absence de la figure paternelle. Hafsia Herzi est encore une fois stellaire, et Nour Alam une belle révélation en ado dévorée par ce désir de reconnaissance d'un père absent. C'est constamment juste, et un vrai plaisir
3.5/5
Après Cold War en 2018, Pawel Pawlikowski brasse avec Fatherland un nombre assez dingue de thématiques en 1h15. Un modèle de subtilité dans l'écriture des dialogues pour traiter une Allemagne en perte de repères (familiaux, patriotiques, philosophiques..), tandis que les divins Hanns Zischler et Sandra Huller ncarnent respectivement Thomas Mann et sa fille. En résulte un voyage dans l'Allemagne communiste d'après-guerre impeccablement filmée (le chef op' de Zone of Interest et Hamnet) dans un sublime noir et blanc jusqu'à un final parfait. Cela méritait peut-être un approfondissement sur divers points via une durée plus ample, mais en l'érat une belle réussite
3.5/5 ou 4/5

Ni Hitchcockien, ni minéral comme Kieślowski, Histoires Parallèles trouve néanmoins sa voix dans un récit au cast XXL tenu par le regard de Farhadi, où le désir de fiction vient contaminer insidieusement le réel pour faire remonter ses sédiments relationnels. Ça commence assez difficilement tout de même, avec cette impression d'entre-soi et ces scènes de fiction clichées. Pourtant, le script à combustion lente arrive à renverser ses codes, traiter ses 5 personnages et retomber sur ses pattes. Rien de marquant, mais ça reste une sympathique proposition qui est étonnamment cohérente avec le cinéma iranien (le rapport à autrui et la surveillance)
3/5

Body horror timoré et récit (trop) scolaire n'empêchent pas Sanguine d'être une honnête série B, mettant en lumière une jeunesse en burn-out bien personnifiée par Mara Taquin. Et puis en tant que médecin forcément petit affect sur son propos : le récit suit une interne dans le service des urgences d'un hosto, tandis qu'une mystérieuse maladie hémolytique touche certaines personnes. D'abord via des saignements par tous les pores, les signes laissent présager une transformation des hôtes du virus...
En terme de visions horrifiques on reste sur du classique, qui sert son fond thématique, au service d'une mise en scène carrée (c'est le 1er film de Marion Le Corroller). Classique, mais amusant
3/5
Tangles, ou un récit sensible conjuguant romance, comédie et drame dans un récit biographique hanté par l'Alzheimer maternel. Le medium de l'animation montre encore qu'il s'agit du moyen expressionniste ultime au cinéma, proposant un superbe noir & blanc crayonné n'hésitant pas à verser dans le surréalisme sans annihiler la dimension intimiste et émotionnelle. Un très bon film, mature et indpirant malgré son climat de chagrin
4/5

Sheep In The Box ne renouvelle rien des thématiques de SF lié à un être aimé artificiel, en l'occurence un enfant (AI, Black Mirror...), ce qui de facto en fait un Kore-eda vraiment mineur. Le réalisateur sait ceci dit toujours capter l'humain et traiter la parentalité et le deuil via sa caméra de velours. C'est bien mis en scène, bien interprêté, mais le côté programmatique (jusqu'aux citations directes du Petit Prince de St-Exupéry) nuisent à l'émotion
2.5/5

Les kiffeurs d'Hamaguchi seront peut-être aux anges sans questionner ce que raconte ce Soudain, mais on tient là un gros parpaing lénifiant de 3h15 qui se veut complètement didactique. Centrée sur la (réussie) relation entre les personnages de Virginie Efira et Tao Okamoto, le film veut avant tout promouvoir une attitude humaniste envers les seniors d'EHPADs. Un retour à la médecine douce centrée sur l'infividu, et à une société moins basée sur le capitalisme. Mais tout ça est fait avec didactisme (une scène de 30 min où les actrices t'expliquent ce qu'est le monde occidental comme en cours de collège) sans réelle évolution de personnage.
C'est dommage, car le film est du vrai Hamaguchi aérien par instants (cette super scène de dialogue en franco-japonais le long des Quais du 13e arrondissement, le final..) et les actrices sont au top. Mais le tout parait vain et rébarbatif.
2/5

Incroyable : Guillaume Canet revient au thriller, et réussit (presque) un bon film 20 ans après Ne le dis à personne. Photographié par Benoit Debie (le chef op' de Gaspar Noé), Karma prend place à la frontière entre la France et la Catalogne. Il se permet même de reprendre 2 acteurs de As Bestas : Luis Zahera et Denis Ménochet ! Ce dernier campe ainsi le chef d'une communauté sectaire, dont le personnage joué par Marion Cotillard s'est échappée 7 ans plus tôt. Mais lorsque son filleul est porté disparu, elle va devoir revenir au sein de cette communauté pour tenter de le retrouver.
C'est propre en mise en scène, le cast est von, mais après une 1e heure bien tenue le script convoque des codes un peu galvaudés dans le but de dépeindre cette secte religieuse autogérée. Un bon moment quand même, on en attendait pas autant de la part de Canet
3/5

Belle pioche que Gentle Monster, porté par une excellente Léa Seydoux en mère de famille découvrant l'horrible crime supposé de son mari. Difficile d'en dire plus sans divulgacher, mais le film saisit bien aux tripes pour ce qui est de sonder l'horreur du doute en attente de jugement ou de contre-preuves. Dommage que structurellement par contre, sa dernière partie doit moins forte, offrant un flash-back plutôt inutile et un personnage réusdi de flic finalement relégué au second plan. Pas mal quand même
3/5
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Là par contre, on est sur du très très très très lourd

Découvert la restauration 4K des Diables de Ken Russell, permettant 50 ans plus tard de ré-incorporer les segments et plans graphiques jugés trop violents/obscènes lors de son exploitation salle. De quoi redonner ses lettres de noblesse à ce chef-d'oeuvre absolu, préfigurant le cinéma de Verhoeven ou Mel Gibson avec une opulence, une décadence et une audace qui laisse pantois même aujourd'hui.
Prenant place dans la France de 1634, The Devils conte l'histoire vraie des possédées de Loudun. En effet, cette ville du Centre restait la seule encore fortifiée après la révolte des chrétiens protestants face à Louis XIII. C'est dans ce contexte qu'on découvre que Loudun est tenue par le prêtre Urbain Grandier (Oliver Reed dans le rôle de sa vie), dont le sex appeal lui sert à connaître les plaisirs de la chair malgré sa fonction. En parallèle, la mère Jeanne (Vanessa Redgrave livrant une performance hallucinante) désire secrètement Grandier, littéralement consumée par ses pulsions sexuelles réprimées intérieurement.
Et alors que ces agissements jugés blasphématoires vont remonter jusqu'au cardinal Richelieu (désireux de faire tomber Loudun pour asdurer un controle total fu territoire hexagonal), l'Église catholique va mandater un baron et un prêtre pour une cabale : orchestrer des exorcismes forcés dans le but d'obtenir de fausses preuves condamnant Grandier.
Et c'est là que Les Diables est incroyable : son caractère frondeur, qui pourra faire passer La Dernière Tentation du Christ pour un film grand public ! Très Fellini-esque (on pense à Roma ou Salò niveau inspiration mais aussi Jodorowsky via un soin de production design intemporelle), le film est enfin complété : orgies en Église, tortures, fémur de forme phallique, viol de la statue Christique... Le film recule devant rien pour dénoncer les agissements institutionnels (la couronne et l'Église) se parant de toges et d'une croix dans la seule quête du pouvoir.
Les Diables est osé, même provocateur (le prêtre Barré qui va jusqu'à faire jaillir la pire des luxures en se protégeant derrière sa fonction). Mais derrière ce festival de débauche tient une histoire terriblement forte : celle de la manipulation des masses, et d'un questionnement théologique vis-à-vis de ce que représente la foi pour chacun.
En résulte un immense monument désormais dans son director's cut au piqué 4K de toute beauté. Une sacrée expérience
5/5
Découvert la restauration 4K des Diables de Ken Russell, permettant 50 ans plus tard de ré-incorporer les segments et plans graphiques jugés trop violents/obscènes lors de son exploitation salle. De quoi redonner ses lettres de noblesse à ce chef-d'oeuvre absolu, préfigurant le cinéma de Verhoeven ou Mel Gibson avec une opulence, une décadence et une audace qui laisse pantois même aujourd'hui.
Prenant place dans la France de 1634, The Devils conte l'histoire vraie des possédées de Loudun. En effet, cette ville du Centre restait la seule encore fortifiée après la révolte des chrétiens protestants face à Louis XIII. C'est dans ce contexte qu'on découvre que Loudun est tenue par le prêtre Urbain Grandier (Oliver Reed dans le rôle de sa vie), dont le sex appeal lui sert à connaître les plaisirs de la chair malgré sa fonction. En parallèle, la mère Jeanne (Vanessa Redgrave livrant une performance hallucinante) désire secrètement Grandier, littéralement consumée par ses pulsions sexuelles réprimées intérieurement.
Et alors que ces agissements jugés blasphématoires vont remonter jusqu'au cardinal Richelieu (désireux de faire tomber Loudun pour asdurer un controle total fu territoire hexagonal), l'Église catholique va mandater un baron et un prêtre pour une cabale : orchestrer des exorcismes forcés dans le but d'obtenir de fausses preuves condamnant Grandier.
Et c'est là que Les Diables est incroyable : son caractère frondeur, qui pourra faire passer La Dernière Tentation du Christ pour un film grand public ! Très Fellini-esque (on pense à Roma ou Salò niveau inspiration mais aussi Jodorowsky via un soin de production design intemporelle), le film est enfin complété : orgies en Église, tortures, fémur de forme phallique, viol de la statue Christique... Le film recule devant rien pour dénoncer les agissements institutionnels (la couronne et l'Église) se parant de toges et d'une croix dans la seule quête du pouvoir.
Les Diables est osé, même provocateur (le prêtre Barré qui va jusqu'à faire jaillir la pire des luxures en se protégeant derrière sa fonction). Mais derrière ce festival de débauche tient une histoire terriblement forte : celle de la manipulation des masses, et d'un questionnement théologique vis-à-vis de ce que représente la foi pour chacun.
En résulte un immense monument désormais dans son director's cut au piqué 4K de toute beauté. Une sacrée expérience
5/5
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Oui franchement y a que Fatherland que j'ai vraiment aimé
Mais ce soir le James Gray me réveillera
Mais ce soir le James Gray me réveillera
Je pense aussi
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J'avais mis mon avis ici y a 2 semaines : film moyen, malgré de bons dialogues et un super duo d'acteurs

Il n’y a rien de plus satisfaisant que lorsqu’un film dépasse les attentes, aussi élevées soient-elles. Je le sentais bien dès le départ : Obsession va au-delà de mes attentes. Le réalisateur prend le temps de faire exister ses personnages, on s’identifie vite à eux tant ils sont ancrés dans la réalité. Une fois que l’attachement est créé, le réalisateur peut passer aux choses sérieuses. C’est une dinguerie absolue, l'ambiance est on ne peut plus cauchemardesque et anxiogène. Je me joins aux louanges faites à l’actrice Inde Navarrette. Elle ne paie pas de mine au premier abord, mais il y a véritablement des scènes où elle a presque réussi à me faire ch*er dessus. Je me doutais que le film allait être intense mais je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi effrayant. Bref pour moi c'est à voir absolument.
Ah mince, j'ai dû le survolerNaughtyDog a écrit : ↑dim. 17 mai 2026 13:51 J'avais mis mon avis ici y a 2 semaines : film moyen, malgré de bons dialogues et un super duo d'acteurs
Je n'avais pas compris que le film sortait là, maintenant
Vous me donnez tous enviePale a écrit : ↑dim. 17 mai 2026 17:09
Il n’y a rien de plus satisfaisant que lorsqu’un film dépasse les attentes, aussi élevées soient-elles. Je le sentais bien dès le départ : Obsession va au-delà de mes attentes. Le réalisateur prend le temps de faire exister ses personnages, on s’identifie vite à eux tant ils sont ancrés dans la réalité. Une fois que l’attachement est créé, le réalisateur peut passer aux choses sérieuses. C’est une dinguerie absolue, l'ambiance est on ne peut plus cauchemardesque et anxiogène. Je me joins aux louanges faites à l’actrice Inde Navarrette. Elle ne paie pas de mine au premier abord, mais il y a véritablement des scènes où elle a presque réussi à me faire ch*er dessus. Je me doutais que le film allait être intense mais je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi effrayant. Bref pour moi c'est à voir absolument.
Cannes 2026 : on a vu Hope, le film d’action et de monstres le plus radical de l’année

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur Hope, le film d’action et de monstres qui a retourné la Croisette.
Na Hong-jin est né à Cannes en 2008 avec le violent thriller The Chaser, présenté en hors-compétition. Depuis le festival ne l’a plus lâché. Son deuxième film, le thriller The Murderer, était à Un Certain Regard en 2012 et son troisième métrage, The Stranger, avait terrifié la Croisette en 2016, encore hors-compétition, avec son récit démoniaque. Dix ans plus tard, après une production longue et complexe, il revient avec Hope, véritable OVNI mêlant l’action, l’horreur et plus encore dans un grand ride de 2h40.
Le film est en compétition pour la Palme d’or et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il vient de retourner Cannes. Attention, quelques spoilers notamment dans le teaser ci-dessous, qu’on vous conseille de ne pas regarder si vous voulez garder un maximum de surprises.
UN HOPE-NI
De quoi ça parle ? Un tigre est signalé aux abords du petit village côtier Hope Harbor, situé dans la zone démilitarisée entre les deux Corées. Le chef de la police (Hwang Jeong-min) et des chasseurs de fortune se lancent à sa recherche. Mais ce qu’ils vont découvrir durant cette traque va provoquer un véritable chaos.
Ça vaut quoi ? Le film s’ouvre sur le petit extrait du film dévoilé par Neon avant sa présentation. Le chef de la police et son cousin (au 6e degré, incarné par Jo In-sung) sont appelés au milieu de la campagne alors qu’une vache gît sur la route. Na Hong-jin n’hésite pas à filmer ses plaies béantes, son cadavre ayant été violemment charcutée. Par qui ? Par quoi ? Un humain ? Impossible. Un ours peut-être ? Non, les blessures sont trop imposantes. Un tigre ? C’est la rumeur dont tout le village a entendu parler (sauf le chef de la police).
C’est farfelu, mais suffisamment crédible pour que sa traque commence immédiatement passée cette minuscule exposition. Les chasseurs s’enfoncent dans la forêt et le chef de la police part chercher des renforts en ville pour protéger les habitants et stopper un possible carnage. Avec une ambiance mêlant le western, l’horreur et une forme d’absurde, Na Hong-jin semble nous plonger dans un terrain proche de ses précédents métrages. Sauf qu’au bout de 10 minutes, Hope dévoile soudainement et brutalement sa véritable menace (ou presque).
Des bâtiments troués, des cadavres amputés, une bagnole volant dans les airs, un rugissement venu d’outre-monde… il suffit de quelques secondes pour que l’hypothèse du tigre s’efface pour celle d’une créature bien plus imposante. Débute alors une poursuite absolument démentielle où le chef de la police suit les traces de cette mystérieuse bête dans un jeu de cache-cache pétaradant et explosif. Pendant une heure (oui oui, 1h), Na Hong-jin nous enfonce dans un ride d’action complètement dingue, primitif, où Hope Harbor se transforme en terrain de l’apocalypse.
C’est d’autant plus passionnant que le cinéaste choisit de ne jamais révéler l’identité du monstre. Au contraire, en jouant avec le hors-champ, un travail sonore fascinant et une direction artistique renversante (l’ampleur dingue de l’effondrement du village), il laisse faire l’imagination, laissant craindre à ses héros (et aux spectateurs) la pire des horreurs. Cette première heure est un véritable monument du cinéma d’action notamment parce que Na Hong-jin l’étire jusqu’à la moelle, avec une radicalité désarmante.
Mais aussi parce qu’elle raconte en plus subtilement l’histoire d’un pays constamment sur le qui-vive face à l’ennemi nordiste imprévisible (les habitants sont tous armés jusqu’aux dents).
THE BIG HOST
Impossible de ne pas rentrer dans les spoilers pour explorer en profondeur Hope. Car sitôt dévoilée la créature alien, sortant enfin de l’ombre et retournant le jeu de poursuite (la proie devenant prédateur), c’est un tout autre monde qui s’ouvre sous les pieds des héros. Au film de s’enfoncer dans un récit aux références multiples, évoquant tour à tour L’Attaque des Titans, La Guerre des mondes, Predator, Alien (et Prometheus), Sans un bruit ou The Host (pour rester dans le cinéma coréen).
C’est à partir de là que l’aventure divisera forcément. Passé cette chasse labyrinthique et ce virage SF à la fois ambitieux, audacieux et délirant (de l’humour noir et grossier à tomber par terre), Hope devient un peu répétitif, surtout au bout de 2h40. Les scènes d’action y sont jubilatoires (angle, mouvement, distorsion, ultra-slow motion…) et le spectacle est au rendez-vous, mais il est difficile de savoir où veut vraiment en venir Na Hong-jin au fil de son intrigue, du moins jusqu’à ses quinze dernières minutes.
Si les enjeux sont ridiculement basiques (tuer les monstres et sauver sa peau), le finale de Hope vient rebattre les cartes avec un certain génie. D’abord au coeur même de la dynamique entre les aliens et les humains. Le rapport de force bascule au fil de l’intrigue et la conclusion confirme ce qui avait été suggéré par des larmes bouleversantes. Où est la vraie violence ? Qui l’a provoquée ? Qui est victime d’une injustice ? Un examen passionnant de notre propre violence en tant qu’humain qui fait sensiblement écho aux conflits/massacres en cours dans notre réalité.
Puis, d’une façon plus métatextuelle et philosophico-cinématographique. Et si Hope était surtout un énorme pied de nez aux blockbusters américains ? Une miraculeuse moquerie des codes hollywoodiens et de leurs franchises ? Et mieux encore, alors que le film est présenté dans le temple mondial du cinéma d’auteur, est-on à l’aube d’un nouveau monde ? Une mutation où deux cinémas que tout oppose sont sur le point de fusionner ? Et si Na Hong-jin revenait bientôt avec la suite, comme teasée par les ultimes secondes ?
De son propre aveu, le Coréen n’a pas encore décidé si elle verra le jour, même si le scénario est déjà écrit. Mais peu importe au fond. Malgré ses nombreux défauts, Hope est un film passionnant. Sans aucun doute le film le plus WTF de ce Cannes 2026 et peut-être le plus gros OVNI que la compétition cannoise ait connu de son histoire.
Et ça sort quand ? A priori cet été en Corée du Sud. En France, il n’a pas encore de date de sortie ni de distributeur.
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... ZQgQZ0rJpA
Le trailer qui envoie grave du steak :

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur Hope, le film d’action et de monstres qui a retourné la Croisette.
Na Hong-jin est né à Cannes en 2008 avec le violent thriller The Chaser, présenté en hors-compétition. Depuis le festival ne l’a plus lâché. Son deuxième film, le thriller The Murderer, était à Un Certain Regard en 2012 et son troisième métrage, The Stranger, avait terrifié la Croisette en 2016, encore hors-compétition, avec son récit démoniaque. Dix ans plus tard, après une production longue et complexe, il revient avec Hope, véritable OVNI mêlant l’action, l’horreur et plus encore dans un grand ride de 2h40.
Le film est en compétition pour la Palme d’or et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il vient de retourner Cannes. Attention, quelques spoilers notamment dans le teaser ci-dessous, qu’on vous conseille de ne pas regarder si vous voulez garder un maximum de surprises.
UN HOPE-NI
De quoi ça parle ? Un tigre est signalé aux abords du petit village côtier Hope Harbor, situé dans la zone démilitarisée entre les deux Corées. Le chef de la police (Hwang Jeong-min) et des chasseurs de fortune se lancent à sa recherche. Mais ce qu’ils vont découvrir durant cette traque va provoquer un véritable chaos.
Ça vaut quoi ? Le film s’ouvre sur le petit extrait du film dévoilé par Neon avant sa présentation. Le chef de la police et son cousin (au 6e degré, incarné par Jo In-sung) sont appelés au milieu de la campagne alors qu’une vache gît sur la route. Na Hong-jin n’hésite pas à filmer ses plaies béantes, son cadavre ayant été violemment charcutée. Par qui ? Par quoi ? Un humain ? Impossible. Un ours peut-être ? Non, les blessures sont trop imposantes. Un tigre ? C’est la rumeur dont tout le village a entendu parler (sauf le chef de la police).
C’est farfelu, mais suffisamment crédible pour que sa traque commence immédiatement passée cette minuscule exposition. Les chasseurs s’enfoncent dans la forêt et le chef de la police part chercher des renforts en ville pour protéger les habitants et stopper un possible carnage. Avec une ambiance mêlant le western, l’horreur et une forme d’absurde, Na Hong-jin semble nous plonger dans un terrain proche de ses précédents métrages. Sauf qu’au bout de 10 minutes, Hope dévoile soudainement et brutalement sa véritable menace (ou presque).
Des bâtiments troués, des cadavres amputés, une bagnole volant dans les airs, un rugissement venu d’outre-monde… il suffit de quelques secondes pour que l’hypothèse du tigre s’efface pour celle d’une créature bien plus imposante. Débute alors une poursuite absolument démentielle où le chef de la police suit les traces de cette mystérieuse bête dans un jeu de cache-cache pétaradant et explosif. Pendant une heure (oui oui, 1h), Na Hong-jin nous enfonce dans un ride d’action complètement dingue, primitif, où Hope Harbor se transforme en terrain de l’apocalypse.
C’est d’autant plus passionnant que le cinéaste choisit de ne jamais révéler l’identité du monstre. Au contraire, en jouant avec le hors-champ, un travail sonore fascinant et une direction artistique renversante (l’ampleur dingue de l’effondrement du village), il laisse faire l’imagination, laissant craindre à ses héros (et aux spectateurs) la pire des horreurs. Cette première heure est un véritable monument du cinéma d’action notamment parce que Na Hong-jin l’étire jusqu’à la moelle, avec une radicalité désarmante.
Mais aussi parce qu’elle raconte en plus subtilement l’histoire d’un pays constamment sur le qui-vive face à l’ennemi nordiste imprévisible (les habitants sont tous armés jusqu’aux dents).
THE BIG HOST
Impossible de ne pas rentrer dans les spoilers pour explorer en profondeur Hope. Car sitôt dévoilée la créature alien, sortant enfin de l’ombre et retournant le jeu de poursuite (la proie devenant prédateur), c’est un tout autre monde qui s’ouvre sous les pieds des héros. Au film de s’enfoncer dans un récit aux références multiples, évoquant tour à tour L’Attaque des Titans, La Guerre des mondes, Predator, Alien (et Prometheus), Sans un bruit ou The Host (pour rester dans le cinéma coréen).
C’est à partir de là que l’aventure divisera forcément. Passé cette chasse labyrinthique et ce virage SF à la fois ambitieux, audacieux et délirant (de l’humour noir et grossier à tomber par terre), Hope devient un peu répétitif, surtout au bout de 2h40. Les scènes d’action y sont jubilatoires (angle, mouvement, distorsion, ultra-slow motion…) et le spectacle est au rendez-vous, mais il est difficile de savoir où veut vraiment en venir Na Hong-jin au fil de son intrigue, du moins jusqu’à ses quinze dernières minutes.
Si les enjeux sont ridiculement basiques (tuer les monstres et sauver sa peau), le finale de Hope vient rebattre les cartes avec un certain génie. D’abord au coeur même de la dynamique entre les aliens et les humains. Le rapport de force bascule au fil de l’intrigue et la conclusion confirme ce qui avait été suggéré par des larmes bouleversantes. Où est la vraie violence ? Qui l’a provoquée ? Qui est victime d’une injustice ? Un examen passionnant de notre propre violence en tant qu’humain qui fait sensiblement écho aux conflits/massacres en cours dans notre réalité.
Puis, d’une façon plus métatextuelle et philosophico-cinématographique. Et si Hope était surtout un énorme pied de nez aux blockbusters américains ? Une miraculeuse moquerie des codes hollywoodiens et de leurs franchises ? Et mieux encore, alors que le film est présenté dans le temple mondial du cinéma d’auteur, est-on à l’aube d’un nouveau monde ? Une mutation où deux cinémas que tout oppose sont sur le point de fusionner ? Et si Na Hong-jin revenait bientôt avec la suite, comme teasée par les ultimes secondes ?
De son propre aveu, le Coréen n’a pas encore décidé si elle verra le jour, même si le scénario est déjà écrit. Mais peu importe au fond. Malgré ses nombreux défauts, Hope est un film passionnant. Sans aucun doute le film le plus WTF de ce Cannes 2026 et peut-être le plus gros OVNI que la compétition cannoise ait connu de son histoire.
Et ça sort quand ? A priori cet été en Corée du Sud. En France, il n’a pas encore de date de sortie ni de distributeur.
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... ZQgQZ0rJpA
Le trailer qui envoie grave du steak :
Cannes 2026 : on a vu Paper Tiger, incroyable thriller mafieux suffocant avec Adam Driver

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur le thriller Paper Tiger, réalisé par James Gray et mené par un trio de stars.
James Gray est déjà venu au Festival de Cannes à cinq reprises avec The Yards en 2000, La nuit nous appartient en 2007, Two Lovers en 2008, The Immigrant en 2013 et le magnifique Armageddon Time en 2022. Chaque fois, c’était en compétition et chaque fois, il est reparti bredouille. La sixième sera-t-elle enfin la bonne pour le cinéaste américain ? Peut-être bien avec son thriller mafieux Paper Tiger mené par un trio hollywoodien de renom : Miles Teller, Adam Driver et Scarlett Johansson. ATTENTION POSSIBLES SPOILERS.
AU COEUR DES TÉNÈBRES
Ça parle de quoi ? Gary et Irwin, deux frères que tout oppose, pourchassent le rêve américain dans le New York des années 80. Ils montent une affaire douteuse avec la mafia russe dans l’espoir de toucher un petit pactole. Le début de gros ennuis.
Et ça vaut quoi ? « Maintenant, on sait où tu habites », assène un mafieux russe à Irwin (Miles Teller), après une séquence nocturne terriblement tendue. À partir de là, le doux rêve américain de la famille Pearl se transforme en cauchemar éveillé. Car la menace russe est réelle et la question n’est plus de savoir si elle sera mise à exécution mais quand. Le récit bascule alors progressivement dans un thriller paranoïaque terriblement angoissant (convoquant à la fois Scorsese, Coppola et Lumet).
Un thriller à combustion lente sublimée où les scènes de pure tension se succèdent, une à une, dans une atmosphère ultra-oppressante. La mise en scène souveraine de James Gray, peut-être sa plus aboutie sur le territoire new-yorkais, y est pour beaucoup tant elle prend le temps de faire grimper l’angoisse sans jamais la précipiter. Le climax en est un pur bijou, payoff shot de la séquence d’introduction et écho lointain de La nuit nous appartient, mais son point culminant réside dans sa séquence d’intrusion concluant la première heure.
D’un flash voyeur perçant la nuit à l’ombre d’un fusil sur un mur (un plan d’une puissance folle), c’est sans aucune doute une des plus belles scènes de la carrière du cinéaste. Son silence insoutenable laisse poindre une nervosité asphyxiante, mais plus encore, elle représente un point de rupture et de jonction, raccordant ses deux intrigues (jusque là quasiment déconnectée). Car Paper Tiger est tout autant un thriller irrespirable qu’une tragédie familiale assez bouleversante.
À l’image du reste de sa filmographie, ce qui pourra sans doute agacer certains mais est la preuve de sa constance d’auteur, James Gray réitère son exploration intime et semi-personnel (après Armageddon Time) de la cellule familiale avec Paper Tiger, dont le diner enjoué des premiers instants semble un lointain souvenir lors des ultimes secondes du film. Gray filme une nouvelle fois cette implosion progressive (voire inévitable), mais en faisant de son héroïne (Scarlett Johansson), une double victime de l’hubris masculine/paternelle/fraternelle.
FAMILY BUSINESS
« Les femmes renoncent à leurs rêves pour leur mari et prennent du recul ; ces rêves deviennent alors ceux de leur famille […] : il y a là une tristesse et une beauté. C’est un sentiment doux-amer », a raconté l’actrice en interview chez The Hollywood Reporter. Et c’est ce qu’il se joue en effet en coulisses, derrière l’angoissant thriller, lorsqu’elle est forcée, en tant que femme/mère, à subir l’irresponsabilité masculine au moment même où sa vie est en train de basculer dans l’indifférence la plus totale de son mari, voire de ses fils.
La citation ouvrant Paper Tiger – « Pour que ma vie soit préservée du malheur, qu’il me suffise d’être sage » – tirée d’Agamemnon, premier volet de L’Orestie d’Eschyle, prend alors tout son sens. À toujours courir après des rêves de grandeur et poussé par son frère, Irwin en oublie que sa vraie fortune se trouve dans ce qu’il a déjà construit avec sa femme « car les richesses [comprendre « financières », ndlr] ne sont d’aucun secours à l’homme qui, plein d’insolence, foule aux pieds, pour sa propre ruine » (comme le dit la suite de la citation d’Eschyle).
Assurément, sous ses airs de petit film de mafieux, Paper Tiger est en vérité un immense cru. D’autant plus qu’au-delà de la mise en scène de James Gray et son écriture aiguisée, le film est d’une beauté impitoyable avec ce travail phénoménal de reconstitution (comme une replongée dans le New York du French Connection de Friedkin) et la photo du chef opérateur Joaquín Baca-Asay (qui était porté disparu au cinéma… depuis La nuit nous appartient et Two Lovers).
L’irisation du pétrole dans le fleuve new-yorkais, la profondeur des clairs-obscurs, le jeu incessant sur les reflets, le grain du 35mm… tout est magnifique, sublimé par un montage (visuel et sonore) créant des ponts astucieux pour fluidifier ou intensifier l’intrigue. Et c’est sans évoquer trop longtemps les performances incroyables du trio principal : Miles Teller y livre sa meilleure performance depuis Whiplash, Scarlett Johansson y est superbe et Adam Driver bouffe l’écran, dans un grand rôle ambigu et charismatique. Bref, James Gray revient à ses premières amours avec une virtuosité folle, qui, on l’espère, mettra fin à sa malédiction cannoise.
Et ça sort quand ? Le film n’a pas encore de date de sortie en France, mais sera distribué par SND.
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... foI6BeE54Q

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur le thriller Paper Tiger, réalisé par James Gray et mené par un trio de stars.
James Gray est déjà venu au Festival de Cannes à cinq reprises avec The Yards en 2000, La nuit nous appartient en 2007, Two Lovers en 2008, The Immigrant en 2013 et le magnifique Armageddon Time en 2022. Chaque fois, c’était en compétition et chaque fois, il est reparti bredouille. La sixième sera-t-elle enfin la bonne pour le cinéaste américain ? Peut-être bien avec son thriller mafieux Paper Tiger mené par un trio hollywoodien de renom : Miles Teller, Adam Driver et Scarlett Johansson. ATTENTION POSSIBLES SPOILERS.
AU COEUR DES TÉNÈBRES
Ça parle de quoi ? Gary et Irwin, deux frères que tout oppose, pourchassent le rêve américain dans le New York des années 80. Ils montent une affaire douteuse avec la mafia russe dans l’espoir de toucher un petit pactole. Le début de gros ennuis.
Et ça vaut quoi ? « Maintenant, on sait où tu habites », assène un mafieux russe à Irwin (Miles Teller), après une séquence nocturne terriblement tendue. À partir de là, le doux rêve américain de la famille Pearl se transforme en cauchemar éveillé. Car la menace russe est réelle et la question n’est plus de savoir si elle sera mise à exécution mais quand. Le récit bascule alors progressivement dans un thriller paranoïaque terriblement angoissant (convoquant à la fois Scorsese, Coppola et Lumet).
Un thriller à combustion lente sublimée où les scènes de pure tension se succèdent, une à une, dans une atmosphère ultra-oppressante. La mise en scène souveraine de James Gray, peut-être sa plus aboutie sur le territoire new-yorkais, y est pour beaucoup tant elle prend le temps de faire grimper l’angoisse sans jamais la précipiter. Le climax en est un pur bijou, payoff shot de la séquence d’introduction et écho lointain de La nuit nous appartient, mais son point culminant réside dans sa séquence d’intrusion concluant la première heure.
D’un flash voyeur perçant la nuit à l’ombre d’un fusil sur un mur (un plan d’une puissance folle), c’est sans aucune doute une des plus belles scènes de la carrière du cinéaste. Son silence insoutenable laisse poindre une nervosité asphyxiante, mais plus encore, elle représente un point de rupture et de jonction, raccordant ses deux intrigues (jusque là quasiment déconnectée). Car Paper Tiger est tout autant un thriller irrespirable qu’une tragédie familiale assez bouleversante.
À l’image du reste de sa filmographie, ce qui pourra sans doute agacer certains mais est la preuve de sa constance d’auteur, James Gray réitère son exploration intime et semi-personnel (après Armageddon Time) de la cellule familiale avec Paper Tiger, dont le diner enjoué des premiers instants semble un lointain souvenir lors des ultimes secondes du film. Gray filme une nouvelle fois cette implosion progressive (voire inévitable), mais en faisant de son héroïne (Scarlett Johansson), une double victime de l’hubris masculine/paternelle/fraternelle.
FAMILY BUSINESS
« Les femmes renoncent à leurs rêves pour leur mari et prennent du recul ; ces rêves deviennent alors ceux de leur famille […] : il y a là une tristesse et une beauté. C’est un sentiment doux-amer », a raconté l’actrice en interview chez The Hollywood Reporter. Et c’est ce qu’il se joue en effet en coulisses, derrière l’angoissant thriller, lorsqu’elle est forcée, en tant que femme/mère, à subir l’irresponsabilité masculine au moment même où sa vie est en train de basculer dans l’indifférence la plus totale de son mari, voire de ses fils.
La citation ouvrant Paper Tiger – « Pour que ma vie soit préservée du malheur, qu’il me suffise d’être sage » – tirée d’Agamemnon, premier volet de L’Orestie d’Eschyle, prend alors tout son sens. À toujours courir après des rêves de grandeur et poussé par son frère, Irwin en oublie que sa vraie fortune se trouve dans ce qu’il a déjà construit avec sa femme « car les richesses [comprendre « financières », ndlr] ne sont d’aucun secours à l’homme qui, plein d’insolence, foule aux pieds, pour sa propre ruine » (comme le dit la suite de la citation d’Eschyle).
Assurément, sous ses airs de petit film de mafieux, Paper Tiger est en vérité un immense cru. D’autant plus qu’au-delà de la mise en scène de James Gray et son écriture aiguisée, le film est d’une beauté impitoyable avec ce travail phénoménal de reconstitution (comme une replongée dans le New York du French Connection de Friedkin) et la photo du chef opérateur Joaquín Baca-Asay (qui était porté disparu au cinéma… depuis La nuit nous appartient et Two Lovers).
L’irisation du pétrole dans le fleuve new-yorkais, la profondeur des clairs-obscurs, le jeu incessant sur les reflets, le grain du 35mm… tout est magnifique, sublimé par un montage (visuel et sonore) créant des ponts astucieux pour fluidifier ou intensifier l’intrigue. Et c’est sans évoquer trop longtemps les performances incroyables du trio principal : Miles Teller y livre sa meilleure performance depuis Whiplash, Scarlett Johansson y est superbe et Adam Driver bouffe l’écran, dans un grand rôle ambigu et charismatique. Bref, James Gray revient à ses premières amours avec une virtuosité folle, qui, on l’espère, mettra fin à sa malédiction cannoise.
Et ça sort quand ? Le film n’a pas encore de date de sortie en France, mais sera distribué par SND.
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... foI6BeE54Q
EL n'a pas trop aimé Colony (2 étoiles) :

À force, il faudrait que Sang-Ho Yeon songe à s’arrêter, parce qu’on va finir par oublier le bon souvenir de Dernier train pour Busan.
https://www.ecranlarge.com/films/critiq ... nlHX-z-lLA

À force, il faudrait que Sang-Ho Yeon songe à s’arrêter, parce qu’on va finir par oublier le bon souvenir de Dernier train pour Busan.
https://www.ecranlarge.com/films/critiq ... nlHX-z-lLA
Cannes 2026 : on a vu Karma, le thriller de Guillaume Canet dans l’enfer d’une secte

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur le thriller Karma, réalisé par un certain Guillaume Canet et mené par Marion Cotillard.
Guillaume Canet a connu un sacré revers en 2023 avec Astérix & Obélix : L’Empire du Milieu. Le succès public a été au rendez-vous (avec près de 5 millions d’entrées) mais la réception critique a été catastrophique (et à raison) puisque le film était un énorme ratage. Guillaume Canet en était-il le seul responsable ? Probablement pas au vu des nombreuses exigences de Pathé, l’ayant a priori poussé à accepter le rôle d’Astérix, en plus de ses casquettes de réalisateur et scénariste.
Guillaume Canet ne semble pas rancunier pour autant puisqu’il collabore de nouveau avec Pathé pour Karma. Il revient ainsi au thriller avec un joli casting porté par Marion Cotillard, Denis Ménochet et l’Espagnol Leonardo Sbaraglia.
AU NOM DE LA SECTE
Ça parle de quoi ? Jeanne (Cotillard) vit avec Daniel (Sbaraglia) dans un petit village espagnol. Un jour, Mateo, le filleul de Jeanne âgé de six ans, disparaît mystérieusement… Soupçonnée par la police, elle s’échappe. Daniel part à sa recherche et découvre peu à peu le passé trouble de cette femme qu’il aime.
Et ça vaut quoi ? Guillaume Canet a déjà mis en scène deux thrillers : le très apprécié Ne le dis à personne (adapté du roman éponyme de Harlan Coben) et le peu convainquant Blood Ties, montré en hors-compétition à Cannes en 2013. Seize ans plus tard, il retrouve le tapis cannois en tant que cinéaste dans la même catégorie et le résultat ressemble beaucoup plus au premier de ses deux thrillers. Également scénariste de Karma (avec Simon Jacquet), Guillaume Canet construit en effet un récit digne d’un bestseller dans le top des ventes.
Karma débute ainsi comme un mélodrame avec son duo Jeanne-Daniel, dont quelques traumatismes insoupçonnés ne les empêchent pas de vivre un amour modeste et sincère. Sauf que rapidement, la disparition de Mateo et sa véritable identité éclate au grand jour. La panique grimpe, le doute s’installe et l’intrigue bascule alors dans un thriller plein de rebondissements, auquel le public accrochera sûrement facilement. Plus encore, c’est un monde d’une noirceur abyssale qui se déploie sous les yeux des spectateurs.
Car Guillaume Canet choisit en effet de jongler entre deux intrigues se déroulant en simultanée : la quête de Daniel pour retrouver Jeanne mais surtout la fuite et retour de Jeanne en France dans la communauté où elle est née. Une secte dirigée par un gourou psychopathe manipulateur incarné par Denis Ménochet, dont la corporalité est encore utilisée à merveille pour instiller la terreur à chacune de ses apparitions.
Plus encore, ce choix scénaristique de secte aurait pu devenir un simple gadget, mais, au contraire, Karma lui donne pleinement vie, de ses rouages à ses rituels en passant par les horreurs passées sous silence. Ça n’a évidemment l’air de rien comme ça, mais la précision du fonctionnement de la communauté apporte énormément aux personnages. Habilement, le récit parvient à approfondir leur parcours, dévoiler leur personnalité, révéler leurs multiples traumatismes et les liens qui les a unis par le passé.
Tant pis alors que la mise en scène de Guillaume Canet soit très peu inspirée (un plan dans la campagne, une séquence enflammée). Et tant pis que la structure, les twists et la montée en tension finale (amenant à une violence libératrice) soient aussi classiques. Au fond, Karma, bien que peu original, tient ses engagements jusqu’au bout avec une tenue solide, notamment grâce à la photo de Benoit Debie, le montage de Laure Gardette et la musique de Yodelice. On n’en attendait plus autant de Guillaume Canet.
Ça sort quand ? Dès le 21 octobre 2026 au cinéma en France grâce à Pathe Films.
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... F_NINN9eeA
Le teaser :

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur le thriller Karma, réalisé par un certain Guillaume Canet et mené par Marion Cotillard.
Guillaume Canet a connu un sacré revers en 2023 avec Astérix & Obélix : L’Empire du Milieu. Le succès public a été au rendez-vous (avec près de 5 millions d’entrées) mais la réception critique a été catastrophique (et à raison) puisque le film était un énorme ratage. Guillaume Canet en était-il le seul responsable ? Probablement pas au vu des nombreuses exigences de Pathé, l’ayant a priori poussé à accepter le rôle d’Astérix, en plus de ses casquettes de réalisateur et scénariste.
Guillaume Canet ne semble pas rancunier pour autant puisqu’il collabore de nouveau avec Pathé pour Karma. Il revient ainsi au thriller avec un joli casting porté par Marion Cotillard, Denis Ménochet et l’Espagnol Leonardo Sbaraglia.
AU NOM DE LA SECTE
Ça parle de quoi ? Jeanne (Cotillard) vit avec Daniel (Sbaraglia) dans un petit village espagnol. Un jour, Mateo, le filleul de Jeanne âgé de six ans, disparaît mystérieusement… Soupçonnée par la police, elle s’échappe. Daniel part à sa recherche et découvre peu à peu le passé trouble de cette femme qu’il aime.
Et ça vaut quoi ? Guillaume Canet a déjà mis en scène deux thrillers : le très apprécié Ne le dis à personne (adapté du roman éponyme de Harlan Coben) et le peu convainquant Blood Ties, montré en hors-compétition à Cannes en 2013. Seize ans plus tard, il retrouve le tapis cannois en tant que cinéaste dans la même catégorie et le résultat ressemble beaucoup plus au premier de ses deux thrillers. Également scénariste de Karma (avec Simon Jacquet), Guillaume Canet construit en effet un récit digne d’un bestseller dans le top des ventes.
Karma débute ainsi comme un mélodrame avec son duo Jeanne-Daniel, dont quelques traumatismes insoupçonnés ne les empêchent pas de vivre un amour modeste et sincère. Sauf que rapidement, la disparition de Mateo et sa véritable identité éclate au grand jour. La panique grimpe, le doute s’installe et l’intrigue bascule alors dans un thriller plein de rebondissements, auquel le public accrochera sûrement facilement. Plus encore, c’est un monde d’une noirceur abyssale qui se déploie sous les yeux des spectateurs.
Car Guillaume Canet choisit en effet de jongler entre deux intrigues se déroulant en simultanée : la quête de Daniel pour retrouver Jeanne mais surtout la fuite et retour de Jeanne en France dans la communauté où elle est née. Une secte dirigée par un gourou psychopathe manipulateur incarné par Denis Ménochet, dont la corporalité est encore utilisée à merveille pour instiller la terreur à chacune de ses apparitions.
Plus encore, ce choix scénaristique de secte aurait pu devenir un simple gadget, mais, au contraire, Karma lui donne pleinement vie, de ses rouages à ses rituels en passant par les horreurs passées sous silence. Ça n’a évidemment l’air de rien comme ça, mais la précision du fonctionnement de la communauté apporte énormément aux personnages. Habilement, le récit parvient à approfondir leur parcours, dévoiler leur personnalité, révéler leurs multiples traumatismes et les liens qui les a unis par le passé.
Tant pis alors que la mise en scène de Guillaume Canet soit très peu inspirée (un plan dans la campagne, une séquence enflammée). Et tant pis que la structure, les twists et la montée en tension finale (amenant à une violence libératrice) soient aussi classiques. Au fond, Karma, bien que peu original, tient ses engagements jusqu’au bout avec une tenue solide, notamment grâce à la photo de Benoit Debie, le montage de Laure Gardette et la musique de Yodelice. On n’en attendait plus autant de Guillaume Canet.
Ça sort quand ? Dès le 21 octobre 2026 au cinéma en France grâce à Pathe Films.
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... F_NINN9eeA
Le teaser :
The Mandalorian and Grogu : les premiers avis sont là et ils ne sont pas rassurants

The Mandalorian and Grogu va-t-il parvenir à relancer la machine Star Wars après sa traversée du désert galactique ? Les premiers avis ne permettent pas de répondre par l’affirmative.
Cela fait en effet un peu moins de sept ans que la franchise Star Wars ne s’est pas invitée au cinéma. Suite à la trilogie Disney et à la réception très mitigée de ses deux derniers opus, elle a surtout été exploitée sur Disney+, avec des résultats plus (The Mandalorian, Andor) ou moins (tout le reste) convaincants. D’ailleurs, quand la grande patronne Kathleen Kennedy a quitté son poste de superviseure, elle a été remplacée par un habitué du petit écran, Dave Filoni (The Clone Wars).
L’importance de Disney+ dans la stratégie de Lucasfilm est telle que le nouveau long-métrage destiné aux multiplexes est dérivé du plus gros succès télévisuel de la saga, The Mandalorian. Beaucoup s’inquiètent donc de l’ampleur véritable de The Mandalorian and Grogu, réalisé par le créateur de la série Jon Favreau, toujours avec Pedro Pascal, désormais accompagné par Sigourney Weaver et Jeremy Allen White en Hutt. L’avant-première a eu lieu le 14 mai 2026 à Los Angeles et les premiers avis sont apparus sur les réseaux sociaux.
« The Mandalorian and Grogu a une histoire légère, mais beaucoup de charme. Le film est à son meilleur quand il laisse les rênes à Pascal et Baby Yoda. Le travail sur les marionnettes est parmi les meilleurs de ces dernières années. Ça fait très débuts de Ron Howard (une ambiance à la Willow). »
Kristen Lopez – Los Angeles Times, Variety
« The Mandalorian and Grogu est l’un des films Star Wars les plus faibles.
Une expérience sans émotion et prévisible qui n’envoie Din Djarin nulle part d’intéressant. Des scènes d’action ennuyeuses et sans passion ; juste des monstres en CGI. Des figurines collées ensemble.
Un téléfilm long et sans couleur. »
Jonathan Sim – Coming Soon
« Star Wars est de retour sur le grand écran et The Mandalorian and Grogu est une aventure palpitante pleine de gros combats, de créatures affreuses et de moments adorables avec Grogu. C’est moins axé autour de l’univers et plus une virée fun et drôle à travers la galaxie. C’est vraiment ce qui m’a plu.
J’ai aussi beaucoup apprécié la partition de Ludwig Göransson, surtout les parties qui ressemblent à un hommage aux synthés de l’horreur des années 1980 et des thrillers d’action. Le petit rôle de Martin Scorsese vole la vedette, comme les Anzellans.
Ça m’a rappelé à quel point Star Wars peut être fun quand il arrête de s’embêter avec ses devoirs du canon et se laisse juste aller. Voyez ça comme une séance de cinéma kitsch du samedi après-midi et vous allez vous éclater. »
Erik Davis – Fandango
« The Mandalorian and Grogu : enfin, ils ont fait un film Star Wars que je peux mépriser ! Quelques moments mignons ne le sauvent pas de son ennui terminal et de son inoffensivité insultante. On a l’impression de faire un marathon des épisodes les plus fades de la série, qui sont aussi totalement inutiles. Un gâchis de temps et de potentiel. »
Bill Bria – /Film, Discussingfilm
« The Mandalorian and Grogu est un divertissement qui vous fera sourire et qui remet Star Wars sur les rails du cinéma. Le réalisateur Jon Favreau est (une fois de plus) un artisan compétent qui livre une comédie solide, palpitante et intéressante. Un film pop-corn solide qui est le blockbuster estival que vous attendiez. »
Simon Thompson – The Hollywood Reporter, Los Angeles Times
« Jon Favreau s’est vraiment inspiré de George Lucas : il n’a aucun intérêt pour ses acteurs et il est mauvais pour écrire les dialogues ! Malgré (à cause de ?) ça, j’ai passé un bon moment devant The Mandalorian and Grogu […]. Les marionnettes et les Hutts, mes préférés. »
Jesse Hassenger – The AV Club
« The Mandalorian and Grogu est comme prévu. Un épisode plus long et plus gros de la série. Il a une ou deux scènes qui se démarquent, mais il semble s’intéresser plus au développement de l’histoire dans de nouveaux décors avec de nouvelles créatures qu’aux personnages. J’ai apprécié une partie, le reste m’a laissé sur ma faim. »
Germain Lussier – Guizmodo
« The Mandalorian and Grogu est super fun ! Un film estival parfait. Blindé d’action, avec beaucoup d’humour et de cœur. Non épisodique. Un voyage cinématographique complet. Grogu crève l’écran. Voyez-le sur le plus grand écran possible. »
Courtney Howard – Variety, The AV Club
C’est ce qu’on appelle une réception contrastée, d’autant plus inquiétante que les avant-premières de blockbusters ont tendance à attirer les optimistes. À l’époque de L’Ascension de Skywalker, la plupart des tweets étaient extatiques. Ils n’ont pas très bien vieilli. La plupart des avis (sauf le dernier) s’accordent sur le fait qu’il s’agit effectivement d’une simple émanation de la série. Pour certains, c’est une façon de s’éloigner de l’héritage de plus en plus étouffant de la saga. Pour d’autres, ça en fait un film anecdotique, qui n’était peut-être pas le meilleur candidat pour relancer Star Wars au cinéma.
The Mandalorian and Grogu sera dans les salles françaises le 20 mai 2026. Il sera suivi par un film original, signé lui par Shawn Levy (oui…) : Star Wars : Starfighter avec Ryan Gosling. Sortie prévue le 26 mai 2027.
https://www.ecranlarge.com/films/news/t ... o0rYsTbZeA

The Mandalorian and Grogu va-t-il parvenir à relancer la machine Star Wars après sa traversée du désert galactique ? Les premiers avis ne permettent pas de répondre par l’affirmative.
Cela fait en effet un peu moins de sept ans que la franchise Star Wars ne s’est pas invitée au cinéma. Suite à la trilogie Disney et à la réception très mitigée de ses deux derniers opus, elle a surtout été exploitée sur Disney+, avec des résultats plus (The Mandalorian, Andor) ou moins (tout le reste) convaincants. D’ailleurs, quand la grande patronne Kathleen Kennedy a quitté son poste de superviseure, elle a été remplacée par un habitué du petit écran, Dave Filoni (The Clone Wars).
L’importance de Disney+ dans la stratégie de Lucasfilm est telle que le nouveau long-métrage destiné aux multiplexes est dérivé du plus gros succès télévisuel de la saga, The Mandalorian. Beaucoup s’inquiètent donc de l’ampleur véritable de The Mandalorian and Grogu, réalisé par le créateur de la série Jon Favreau, toujours avec Pedro Pascal, désormais accompagné par Sigourney Weaver et Jeremy Allen White en Hutt. L’avant-première a eu lieu le 14 mai 2026 à Los Angeles et les premiers avis sont apparus sur les réseaux sociaux.
« The Mandalorian and Grogu a une histoire légère, mais beaucoup de charme. Le film est à son meilleur quand il laisse les rênes à Pascal et Baby Yoda. Le travail sur les marionnettes est parmi les meilleurs de ces dernières années. Ça fait très débuts de Ron Howard (une ambiance à la Willow). »
Kristen Lopez – Los Angeles Times, Variety
« The Mandalorian and Grogu est l’un des films Star Wars les plus faibles.
Une expérience sans émotion et prévisible qui n’envoie Din Djarin nulle part d’intéressant. Des scènes d’action ennuyeuses et sans passion ; juste des monstres en CGI. Des figurines collées ensemble.
Un téléfilm long et sans couleur. »
Jonathan Sim – Coming Soon
« Star Wars est de retour sur le grand écran et The Mandalorian and Grogu est une aventure palpitante pleine de gros combats, de créatures affreuses et de moments adorables avec Grogu. C’est moins axé autour de l’univers et plus une virée fun et drôle à travers la galaxie. C’est vraiment ce qui m’a plu.
J’ai aussi beaucoup apprécié la partition de Ludwig Göransson, surtout les parties qui ressemblent à un hommage aux synthés de l’horreur des années 1980 et des thrillers d’action. Le petit rôle de Martin Scorsese vole la vedette, comme les Anzellans.
Ça m’a rappelé à quel point Star Wars peut être fun quand il arrête de s’embêter avec ses devoirs du canon et se laisse juste aller. Voyez ça comme une séance de cinéma kitsch du samedi après-midi et vous allez vous éclater. »
Erik Davis – Fandango
« The Mandalorian and Grogu : enfin, ils ont fait un film Star Wars que je peux mépriser ! Quelques moments mignons ne le sauvent pas de son ennui terminal et de son inoffensivité insultante. On a l’impression de faire un marathon des épisodes les plus fades de la série, qui sont aussi totalement inutiles. Un gâchis de temps et de potentiel. »
Bill Bria – /Film, Discussingfilm
« The Mandalorian and Grogu est un divertissement qui vous fera sourire et qui remet Star Wars sur les rails du cinéma. Le réalisateur Jon Favreau est (une fois de plus) un artisan compétent qui livre une comédie solide, palpitante et intéressante. Un film pop-corn solide qui est le blockbuster estival que vous attendiez. »
Simon Thompson – The Hollywood Reporter, Los Angeles Times
« Jon Favreau s’est vraiment inspiré de George Lucas : il n’a aucun intérêt pour ses acteurs et il est mauvais pour écrire les dialogues ! Malgré (à cause de ?) ça, j’ai passé un bon moment devant The Mandalorian and Grogu […]. Les marionnettes et les Hutts, mes préférés. »
Jesse Hassenger – The AV Club
« The Mandalorian and Grogu est comme prévu. Un épisode plus long et plus gros de la série. Il a une ou deux scènes qui se démarquent, mais il semble s’intéresser plus au développement de l’histoire dans de nouveaux décors avec de nouvelles créatures qu’aux personnages. J’ai apprécié une partie, le reste m’a laissé sur ma faim. »
Germain Lussier – Guizmodo
« The Mandalorian and Grogu est super fun ! Un film estival parfait. Blindé d’action, avec beaucoup d’humour et de cœur. Non épisodique. Un voyage cinématographique complet. Grogu crève l’écran. Voyez-le sur le plus grand écran possible. »
Courtney Howard – Variety, The AV Club
C’est ce qu’on appelle une réception contrastée, d’autant plus inquiétante que les avant-premières de blockbusters ont tendance à attirer les optimistes. À l’époque de L’Ascension de Skywalker, la plupart des tweets étaient extatiques. Ils n’ont pas très bien vieilli. La plupart des avis (sauf le dernier) s’accordent sur le fait qu’il s’agit effectivement d’une simple émanation de la série. Pour certains, c’est une façon de s’éloigner de l’héritage de plus en plus étouffant de la saga. Pour d’autres, ça en fait un film anecdotique, qui n’était peut-être pas le meilleur candidat pour relancer Star Wars au cinéma.
The Mandalorian and Grogu sera dans les salles françaises le 20 mai 2026. Il sera suivi par un film original, signé lui par Shawn Levy (oui…) : Star Wars : Starfighter avec Ryan Gosling. Sortie prévue le 26 mai 2027.
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Cannes 2026 : on a vu le slasher sanglant et psychédélique Teenage Sex and Death at Camp Miasma

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur le vrai-faux slasher Teenage Sex and Death at Camp Miasma, film d’ouverture d’Un Certain Regard avec Gillian Anderson.
Jane Schoenbrun a créé l’événement en 2024 au Festival de Sundance avec I Saw the TV Glow. Cet étrange récit d’horreur psychologique suivait deux adolescents remettant progressivement en question leur identité à travers leur obsession pour une série télévisée, au point de brouiller les frontières entre fiction et réalité. Martin Scorsese en personne avait d’ailleurs décrit le film comme « puissant émotionnellement et psychologiquement, et très émouvant », à raison.
Deux ans plus tard, et avant de s’attaquer à l‘incroyable BD Black Hole en série pour Netflix, Jane Schoenbrun est déjà de retour avec son quatrième film (iel en avait déjà réalisé deux autres avant I Saw the TV Glow) intitulé Teenage Sex and Death at Camp Miasma. Un retour déjà auréolé de gloire puisque le film a été sélectionné par le Festival de Cannes pour ouvrir la prestigieuse section Un Certain Regard. Un vrai-faux slasher drôle et sanglant mené par Hannah Einbinder et Gillian Anderson.
GOD BLESS MIASMA
De quoi ça parle ? Kris (Einbinder), une jeune réalisatrice enthousiaste, est engagée pour rebooter la saga de slasher Camp Miasma (qui a connu la gloire puis la débâcle). Pour la ressusciter, elle va rendre visite à Billy Presley (Anderson), l’actrice principale du premier film vivant recluse sur le lieu même du tournage de l’époque depuis des années. Le début d’un voyage étrange, mêlant désir, sang et plaisir.
Et ça vaut quoi ? Difficile d’avoir un avis clair et arrêté à chaud sur Teenage Sex and Death at Camp Miasma tant Schoenbrun réalise encore une fois une expérience à part entière. Le film démarre de manière assez limpide avec ce pastiche délirant des sagas de slasher des années 80-90 (voire 2000) grâce à un générique introductif très amusant qui retrace toute l’histoire des films Camp Miasma. Le succès critique et commercial du premier volet, le départ soudain de sa star principale, l’arrivée des premières suites (appréciées) puis la surabondance de films (détestés) et l’exploitation de la franchise jusqu’à n’en plus finir (jeux vidéo, gadgets, albums)… tout y passe.
La comparaison avec Vendredi 13 est l’hommage le plus évident, mais chaque franchise culte de slasher a le droit à son clin d’oeil au fur et à mesure du film (de Freddy à Scream, Halloween et Massacre au camp d’été), tout autant que d’autres marqueurs horrifiques de l’époque, dont le slasher The Burning (qui s’inspirait lui-même de Vendredi 13) voire les jeux Silent Hill – puisque le tueur de Camp Miasma ressemble étrangement au Pyramid Head avec sa tête en grille d’aération.
C’est un amusant jeu auquel Teenage Sex and Death at Camp Miasma se livre alors en compilant les références digne d’un fan service premium pour les amateurs du genre. Heureusement, Jane Schoenbrun ne se contente pas de cela. D’ailleurs, iel n’a pas tant envie de réaliser une lettre d’amour à ces séries B cultes (même si iel le fait beaucoup) que d’en faire une satire, de les déconstruire, ce qui rend le plus film bien plus passionnant mais aussi terriblement foutraque.
Jane Schoenbrun tente en effet de progressivement confronter les thématiques de ces slashers (virilisme, misogynie, transphobie…) et la manière dont les studios essaient de leur redonner une image plus politiquement correcte à l’heure du « wokisme » – en embauchant par exemple une réalisatrice queer, dont la vision sera a priori plus crédible et audible par la nouvelle génération. Une manière pour iel de revisiter avec un regard neuf et moderne l’état du genre.
SURREALYNCH
Pour être très honnête, c’est d’une ambition assez folle puisque Teenage Sex and Death at Camp Miasma s’embarque doucement dans un énorme délire meta, où les frontières entre la réalité et la fiction se brouillent, évoquant tour à tour le surréalisme de David Lynch et la beauté organique des meilleurs David Cronenberg. Mais plus encore, Jane Schoenbrun s’en sert pour ausculter la façon dont les slashers ont été la source d’un éveil sexuel pour de nombreux spectateurs dont iel, évidemment, puisque Kris en est l’extension fictive.
C’est à partir de là que le film se perd dans ses circonvolutions et plonge dans un véritable chaos. Il n’y est plus tant question d’horreur et de pastiche, que d’une réflexion sur l’anxiété sexuelle, la peur du désir, du plaisir et de l’orgasme. Le rêve fiévreux continue mais se voit parfois réduit à des dialogues plus théoriques et trop cérébraux (à moins que l’auteur de ces lignes soit juste bête, ce qui n’est pas impossible). Au point où le spectateur est presque déconnecté de l’expérience physique et émotionnelle cathartique de l’héroïne.
Jane Schoenbrun a beau embrasser corps et âme son récit très personnel, sorte de libération des conflits intérieurs qu’iel contenait depuis toujours (et dont iel était prisonnier.e), il y en a presque trop dans son Teenage Sex and Death at Camp Miasma. Reste que visuellement, son film est d’une virtuosité indéniable à tous les niveaux, Schoenbrun composant des cadres et des séquences magnifiques (plan-séquence mortel, vues subjectives), mêlant le kitsch à une esthétique pop enivrante.
Impossible de ne pas citer également les sublimes performances de Gillian Anderson (en star déchue rappelant la Norma Desmond du Boulevard du Crépuscule de Billy Wilder, cité explicitement) et Hannah Einbinder, dans un rôle à la fois drôle et touchant, volontaire et vulnérable. Rien que pour elles, Teenage Sex and Death at Camp Miasma vaut le coup d’être vécu. Car même si le film est très imparfait, il s’agit d’une expérience unique qui a clairement toutes les cartes en main pour se forger un petit statut culte au fil des années. Et au fond, dans le genre du slasher, ça fait un moment qu’on n’espérait plus autant d’audace.
Ça sort quand ? Le 7 août aux États-Unis, mais malheureusement, il n’a pas encore de date de sortie en France, ni même de distributeur.
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... 0jokF6w_aA
Je remets le teaser :

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur le vrai-faux slasher Teenage Sex and Death at Camp Miasma, film d’ouverture d’Un Certain Regard avec Gillian Anderson.
Jane Schoenbrun a créé l’événement en 2024 au Festival de Sundance avec I Saw the TV Glow. Cet étrange récit d’horreur psychologique suivait deux adolescents remettant progressivement en question leur identité à travers leur obsession pour une série télévisée, au point de brouiller les frontières entre fiction et réalité. Martin Scorsese en personne avait d’ailleurs décrit le film comme « puissant émotionnellement et psychologiquement, et très émouvant », à raison.
Deux ans plus tard, et avant de s’attaquer à l‘incroyable BD Black Hole en série pour Netflix, Jane Schoenbrun est déjà de retour avec son quatrième film (iel en avait déjà réalisé deux autres avant I Saw the TV Glow) intitulé Teenage Sex and Death at Camp Miasma. Un retour déjà auréolé de gloire puisque le film a été sélectionné par le Festival de Cannes pour ouvrir la prestigieuse section Un Certain Regard. Un vrai-faux slasher drôle et sanglant mené par Hannah Einbinder et Gillian Anderson.
GOD BLESS MIASMA
De quoi ça parle ? Kris (Einbinder), une jeune réalisatrice enthousiaste, est engagée pour rebooter la saga de slasher Camp Miasma (qui a connu la gloire puis la débâcle). Pour la ressusciter, elle va rendre visite à Billy Presley (Anderson), l’actrice principale du premier film vivant recluse sur le lieu même du tournage de l’époque depuis des années. Le début d’un voyage étrange, mêlant désir, sang et plaisir.
Et ça vaut quoi ? Difficile d’avoir un avis clair et arrêté à chaud sur Teenage Sex and Death at Camp Miasma tant Schoenbrun réalise encore une fois une expérience à part entière. Le film démarre de manière assez limpide avec ce pastiche délirant des sagas de slasher des années 80-90 (voire 2000) grâce à un générique introductif très amusant qui retrace toute l’histoire des films Camp Miasma. Le succès critique et commercial du premier volet, le départ soudain de sa star principale, l’arrivée des premières suites (appréciées) puis la surabondance de films (détestés) et l’exploitation de la franchise jusqu’à n’en plus finir (jeux vidéo, gadgets, albums)… tout y passe.
La comparaison avec Vendredi 13 est l’hommage le plus évident, mais chaque franchise culte de slasher a le droit à son clin d’oeil au fur et à mesure du film (de Freddy à Scream, Halloween et Massacre au camp d’été), tout autant que d’autres marqueurs horrifiques de l’époque, dont le slasher The Burning (qui s’inspirait lui-même de Vendredi 13) voire les jeux Silent Hill – puisque le tueur de Camp Miasma ressemble étrangement au Pyramid Head avec sa tête en grille d’aération.
C’est un amusant jeu auquel Teenage Sex and Death at Camp Miasma se livre alors en compilant les références digne d’un fan service premium pour les amateurs du genre. Heureusement, Jane Schoenbrun ne se contente pas de cela. D’ailleurs, iel n’a pas tant envie de réaliser une lettre d’amour à ces séries B cultes (même si iel le fait beaucoup) que d’en faire une satire, de les déconstruire, ce qui rend le plus film bien plus passionnant mais aussi terriblement foutraque.
Jane Schoenbrun tente en effet de progressivement confronter les thématiques de ces slashers (virilisme, misogynie, transphobie…) et la manière dont les studios essaient de leur redonner une image plus politiquement correcte à l’heure du « wokisme » – en embauchant par exemple une réalisatrice queer, dont la vision sera a priori plus crédible et audible par la nouvelle génération. Une manière pour iel de revisiter avec un regard neuf et moderne l’état du genre.
SURREALYNCH
Pour être très honnête, c’est d’une ambition assez folle puisque Teenage Sex and Death at Camp Miasma s’embarque doucement dans un énorme délire meta, où les frontières entre la réalité et la fiction se brouillent, évoquant tour à tour le surréalisme de David Lynch et la beauté organique des meilleurs David Cronenberg. Mais plus encore, Jane Schoenbrun s’en sert pour ausculter la façon dont les slashers ont été la source d’un éveil sexuel pour de nombreux spectateurs dont iel, évidemment, puisque Kris en est l’extension fictive.
C’est à partir de là que le film se perd dans ses circonvolutions et plonge dans un véritable chaos. Il n’y est plus tant question d’horreur et de pastiche, que d’une réflexion sur l’anxiété sexuelle, la peur du désir, du plaisir et de l’orgasme. Le rêve fiévreux continue mais se voit parfois réduit à des dialogues plus théoriques et trop cérébraux (à moins que l’auteur de ces lignes soit juste bête, ce qui n’est pas impossible). Au point où le spectateur est presque déconnecté de l’expérience physique et émotionnelle cathartique de l’héroïne.
Jane Schoenbrun a beau embrasser corps et âme son récit très personnel, sorte de libération des conflits intérieurs qu’iel contenait depuis toujours (et dont iel était prisonnier.e), il y en a presque trop dans son Teenage Sex and Death at Camp Miasma. Reste que visuellement, son film est d’une virtuosité indéniable à tous les niveaux, Schoenbrun composant des cadres et des séquences magnifiques (plan-séquence mortel, vues subjectives), mêlant le kitsch à une esthétique pop enivrante.
Impossible de ne pas citer également les sublimes performances de Gillian Anderson (en star déchue rappelant la Norma Desmond du Boulevard du Crépuscule de Billy Wilder, cité explicitement) et Hannah Einbinder, dans un rôle à la fois drôle et touchant, volontaire et vulnérable. Rien que pour elles, Teenage Sex and Death at Camp Miasma vaut le coup d’être vécu. Car même si le film est très imparfait, il s’agit d’une expérience unique qui a clairement toutes les cartes en main pour se forger un petit statut culte au fil des années. Et au fond, dans le genre du slasher, ça fait un moment qu’on n’espérait plus autant d’audace.
Ça sort quand ? Le 7 août aux États-Unis, mais malheureusement, il n’a pas encore de date de sortie en France, ni même de distributeur.
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Je remets le teaser :
Cannes 2026 : on a vu Full Phil avec Kristen Stewart, le délire gargantuesque de Quentin Dupieux

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur Full Phil, le nouveau film de Quentin Dupieux, Full Phil, avec Kristen Stewart et Woody Harrelson.
Quentin Dupieux est déjà venu au Festival de Cannes à plusieurs reprises. En 2022, Fumer fait tousser avait été présenté en séance de minuit. Deux ans plus tard, il a carrément eu l’honneur d’ouvrir les festivités avec Le Deuxième Acte. Cette fois-ci, il revient non pas une mais deux fois, la même année, confirmant son rythme infernal de réalisation. Son film d’animation Le Vertige fera la clôture de la Quinzaine des cinéastes, mais avant il a refoulé le tapis rouge en séance de minuit avec le très attendu Full Phil porté par son prestigieux casting.
Attention possibles spoilers sur les thématiques du film.
LA COUPE EST PLEINE
De quoi ça parle ? Philip Doom (Woody Harrelson), un industriel américain fortuné, tente de reconnecter avec sa fille Madeleine (Kristen Stewart) lors d’un voyage luxueux à Paris. La nourriture française, un film d’horreur des années 50 et une employée d’hôtel intrusive vont malheureusement perturber le bon déroulement de ce séjour.
Ça vaut quoi ? Désigné successeur attitré de Bertrand Blier depuis près de dix ans (son Au Poste ! évoquait énormément Buffet Froid), Quentin Dupieux est devenu la figure contemporaine (au moins française) du cinéma de l’absurde. Et vu les pitchs de certains de ses films, c’est plus que compréhensible : un pneu tueur dan Rubber, la quête du cri de cinéma parfait dans Réalité, un veste qui rend fou son possesseur dans Le Daim ou une mouche géante apprivoisée pour braquer des banques dans Mandibules.
Pour autant, réduire le cinéma de Quentin Dupieux à la simple question de l’absurde, et donc, in extenso, à un cinéma humoristique sans profondeur, serait maladroit, voire trompeur. Au contraire, depuis maintenant une demi-douzaine de films, ses oeuvres sont souvent bien plus complexe à appréhender. Car le réalisateur ne se contente plus totalement de faire de l’absurde pour de l’absurde (hormis sur Mandibules peut-être) mais en fait le vecteur d’une réflexion plus grave de l’état du monde.
Conséquences tragiques de l’individualisme au sein de la société (solitude, violence…), peur de ne pas laisser de trace, nature même de l’art… Quentin Dupieux semble inquiet de l’avenir autant que de sa propre identité et de ses propres actes. Et s’il s’est souvent interrogé sur son rôle en tant que cinéaste et spectateur par le passé (Yannick, Le Deuxième acte…), il affronte pleinement son rôle de simple humain et père avec Full Phil.
Derrière l’apparat de comédie délirante sans substance avec sa série B d’horreur évoquant L’Etrange créature du lac noir, sa discussion sur des toilettes bouchées et une gouvernante envahissante, Full Phil est peut-être le film le moins drôle de sa carrière. La bascule volontaire s’opère à partir du moment où le comique devient mélancolique. L’omniprésence des manifestations françaises (envahissant les scènes extérieures) est, par exemple, faussement tournée en dérision, pointant du doigt une violence autoritaire et idéologique exponentielle.
Dans cette continuité, Full Phil joue de son absurde (un bide naissant, une faim de loup, un restaurant à volonté… remémorant La Grande Bouffe) pour ouvrir une réflexion allégorique plutôt explosive sur le poids de la parentalité et les traumatismes de l’enfance. Plus encore, le film raconte l’incompréhension d’une fille et son père, leur incapacité à communiquer (en partie à cause de codes générationnels différents) et les tensions et la nervosité qui en découlent, vouées à conforter leur éloignement, leur séparation.
Une approche décalée du sujet mais au fond, assez triste, douloureuse et stimulante. Bien sûr, ce n’est pas entièrement réussi, notamment à cause de l’étrange besoin de Dupieux de taper sur tout le monde, notamment les causes féministes à travers l’insistance intéressée du personnage de Charlotte Le Bon. Mais cet accro ne peut pas tout enlever à Full Phil, qui a en plus la chance d’être porté par les performances géniales de Kristen Stewart et Woody Harrelson.
Et ça sort quand ? Il n’a pas encore de date de sortie mais sans doute d’ici la fin de l’année via Diaphana.
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... -DGCvgVsWg

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur Full Phil, le nouveau film de Quentin Dupieux, Full Phil, avec Kristen Stewart et Woody Harrelson.
Quentin Dupieux est déjà venu au Festival de Cannes à plusieurs reprises. En 2022, Fumer fait tousser avait été présenté en séance de minuit. Deux ans plus tard, il a carrément eu l’honneur d’ouvrir les festivités avec Le Deuxième Acte. Cette fois-ci, il revient non pas une mais deux fois, la même année, confirmant son rythme infernal de réalisation. Son film d’animation Le Vertige fera la clôture de la Quinzaine des cinéastes, mais avant il a refoulé le tapis rouge en séance de minuit avec le très attendu Full Phil porté par son prestigieux casting.
Attention possibles spoilers sur les thématiques du film.
LA COUPE EST PLEINE
De quoi ça parle ? Philip Doom (Woody Harrelson), un industriel américain fortuné, tente de reconnecter avec sa fille Madeleine (Kristen Stewart) lors d’un voyage luxueux à Paris. La nourriture française, un film d’horreur des années 50 et une employée d’hôtel intrusive vont malheureusement perturber le bon déroulement de ce séjour.
Ça vaut quoi ? Désigné successeur attitré de Bertrand Blier depuis près de dix ans (son Au Poste ! évoquait énormément Buffet Froid), Quentin Dupieux est devenu la figure contemporaine (au moins française) du cinéma de l’absurde. Et vu les pitchs de certains de ses films, c’est plus que compréhensible : un pneu tueur dan Rubber, la quête du cri de cinéma parfait dans Réalité, un veste qui rend fou son possesseur dans Le Daim ou une mouche géante apprivoisée pour braquer des banques dans Mandibules.
Pour autant, réduire le cinéma de Quentin Dupieux à la simple question de l’absurde, et donc, in extenso, à un cinéma humoristique sans profondeur, serait maladroit, voire trompeur. Au contraire, depuis maintenant une demi-douzaine de films, ses oeuvres sont souvent bien plus complexe à appréhender. Car le réalisateur ne se contente plus totalement de faire de l’absurde pour de l’absurde (hormis sur Mandibules peut-être) mais en fait le vecteur d’une réflexion plus grave de l’état du monde.
Conséquences tragiques de l’individualisme au sein de la société (solitude, violence…), peur de ne pas laisser de trace, nature même de l’art… Quentin Dupieux semble inquiet de l’avenir autant que de sa propre identité et de ses propres actes. Et s’il s’est souvent interrogé sur son rôle en tant que cinéaste et spectateur par le passé (Yannick, Le Deuxième acte…), il affronte pleinement son rôle de simple humain et père avec Full Phil.
Derrière l’apparat de comédie délirante sans substance avec sa série B d’horreur évoquant L’Etrange créature du lac noir, sa discussion sur des toilettes bouchées et une gouvernante envahissante, Full Phil est peut-être le film le moins drôle de sa carrière. La bascule volontaire s’opère à partir du moment où le comique devient mélancolique. L’omniprésence des manifestations françaises (envahissant les scènes extérieures) est, par exemple, faussement tournée en dérision, pointant du doigt une violence autoritaire et idéologique exponentielle.
Dans cette continuité, Full Phil joue de son absurde (un bide naissant, une faim de loup, un restaurant à volonté… remémorant La Grande Bouffe) pour ouvrir une réflexion allégorique plutôt explosive sur le poids de la parentalité et les traumatismes de l’enfance. Plus encore, le film raconte l’incompréhension d’une fille et son père, leur incapacité à communiquer (en partie à cause de codes générationnels différents) et les tensions et la nervosité qui en découlent, vouées à conforter leur éloignement, leur séparation.
Une approche décalée du sujet mais au fond, assez triste, douloureuse et stimulante. Bien sûr, ce n’est pas entièrement réussi, notamment à cause de l’étrange besoin de Dupieux de taper sur tout le monde, notamment les causes féministes à travers l’insistance intéressée du personnage de Charlotte Le Bon. Mais cet accro ne peut pas tout enlever à Full Phil, qui a en plus la chance d’être porté par les performances géniales de Kristen Stewart et Woody Harrelson.
Et ça sort quand ? Il n’a pas encore de date de sortie mais sans doute d’ici la fin de l’année via Diaphana.
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Les Maitres de l’Univers : les premiers avis sont là, et surprise, ils sont plutôt rassurants

L’avant-première mondiale des Maîtres de l’Univers de Travis Knight vient d’avoir lieu à Los Angeles. Contre toute attente, les premiers spectateurs décrivent une aventure pulp ultra-fidèle et particulièrement réjouissante.
On a longtemps freiné des deux pieds face à l’idée de revoir la tignasse blonde de Musclor sur grand écran. Partagés entre une passion nostalgique dévorante et le traumatisme indélébile laissé par le nanar de 1987 avec Dolph Lundgren, l’inquiétude était de mise. Pourtant, les dernières bandes-annonces du film Musclor ont ravivé notre curiosité grâce à leur esthétique résolument pulp et une histoire de mondes parallèles courageuse, qui balançait le Prince Adam dans notre monde moderne.
Il faut dire que cette relecture s’appuie aussi sur une distribution particulièrement solide. Porté par Nicholas Galitzine en Musclor et Camila Mendes en Teela, le film convoque aussi Idris Elba, Morena Baccarin et Jared Leto sous le masque de Skeletor. Alors que les doutes s’accumulaient à l’approche de la sortie, les toutes premières réactions à chaud viennent de tomber sur les réseaux sociaux, après l’avant-première hollywoodienne. Et surprise : les retours s’avèrent étonnamment rassurants.
« Le charme un peu foutraque des Maîtres de l’Univers a totalement opéré sur moi. Un moment colossal et ultra-épique. Le film adopte un ton plein d’autodérision à la Gardiens de la Galaxie, tout en portant un message de fond assez radical. Nicholas Galitzine et Camila Mendes ont tout déchiré. La BO rock de Daniel Pemberton (avec un coup de main de Brian May) est une pure tuerie. Restez bien jusqu’à la fin du générique ! » – Courtney Howard – Variety
« Ça va clairement être l’une de mes plus grosses surprises de 2026 : j’ai adoré Les Maîtres de l’Univers. Je suis un immense fan d’une bonne partie de l’équipe impliquée, mais ce n’était pas du tout mon truc quand j’étais gosse, et je partais du principe que ce serait encore le cas aujourd’hui. En plus, vu le matériau d’origine, le projet semblait sacrément casse-gueule.
Mais Travis Knight et sa bande ont carrément réussi leur coup ! J’ai été complètement emporté par ce joyeux délire, à la fois ultra-dynamique, bizarre et jubilatoire. C’est carrément ridicule, mais le ridicule fonctionne à merveille quand les acteurs et l’équipe captent parfaitement le genre de film qu’ils sont en train de faire, et qu’ils donnent absolument tout pour lui donner vie. » – Perri Nemiroff – Collider
« Les Maîtres de l’Univers est un vrai rêve de gosse pour tous les enfants des années 80. C’est kitsch au possible, et de la MEILLEURE manière qui soit. Les clins d’œil à la série originale sont incroyables et terriblement nostalgiques. J’adore le fait que le casting se donne à fond et montre bien ce qui faisait le charme du classique de l’époque. Le Skeletor de Leto déchire tout ! » – Junior Felix – That Hashtag show
« Nicholas Galitzine a carrément le physique du rôle dans Les Maîtres de l’Univers (et pas qu’un peu !), mais c’est son timing comique qui vole la vedette. Volontairement cartoonesque, bourré de vibes des années 80 (la bande originale !), et Jared Leto joue à fond la carte du kitsch vocal en Skeletor. Un poil osé par moments, mais ça reste surtout un super divertissement familial. » – Peter Gray – The AU Review
« Les Maîtres de l’Univers est super fun. Nicholas Galitzine apporte une vraie douceur à Adam, ce qui rend son interprétation de Musclor mémorable, tout en offrant une réflexion fascinante sur la masculinité. Du fun, du fun et encore du fun, et puis il y a The Man de The Killers, alors j’étais forcément conquis ! » – Rachel Leishman – The Mary Sue
« J’ai adoré Les Maîtres de l’Univers ! C’est à la fois une vibrante lettre d’amour à tout l’univers de Musclor et un grand spectacle de fantasy/SF, beau, grandiloquent et ultra-fédérateur, qui joue à fond la carte de la sincérité. C’est dingue qu’un tel film existe, mais je suis tellement heureux qu’il soit là. J’ai gardé un sourire immense scotché aux lèvres du début à la fin. » – Chris Killian – ComicBook.com
« Les Maîtres de l’Univers est un peu le film jumeau du premier Thor. Il a du mal à trouver ses marques dans la première moitié, mais dès qu’il se focalise sur ses thèmes de masculinité fragile et d’ego, il laisse place à un moment incroyablement fun et visuellement stimulant. Nicholas Galitzine est super ! » – Andrew J. Salazar – Discussingfilm
« Les 20 dernières minutes environ des Maîtres de l’Univers sont hyper fun, bizarres et franchement réjouissantes. Pour le reste du film ? C’est un sacré bordel. Le sérieux est traité à la rigolade, l’humour cherche l’émotion… parfois ça marche, parfois pas du tout. Le film essaie vraiment, mais ça finit par être trop maladroit. Super scènes post-générique, par contre ! » – Germain Lussier – Gizmodo
« Pour un film qui explique qu’il faut arrêter de trop forcer, j’aurais aimé qu’il n’essaie pas autant de me brosser dans le sens du poil. Les tentatives d’humour, en particulier (et Dieu sait qu’il y en a), sont cruellement éculées et plates. Un rythme maladroit et un sentiment d’insécurité imprègnent une bonne partie des deux premiers actes, ce qui m’a empêché de totalement tomber sous le charme.
Cela dit… le Skeletor de Jared Leto est vraiment excellent. Une diva pathétique et hilarante qui fait son show dans un style à la croisée de Man Ray et du Docteur Denfer. Le meilleur personnage du film. Quels que soient les défauts du film, ils ont sacrément assuré pour chaque scène avec cet hurluberlu. » – Griffin Schiller – The Fourth Wall
Du côté des louanges, les spectateurs décrivent un grand divertissement coloré, drôle et généreux, qui évite le piège de la comédie cynique. Les amoureux de la première heure saluent une fidélité absolue au design des jouets et au dessin animé des années 80, des armes aux véhicules. La chorégraphie des combats à l’épée fait l’unanimité, tout comme la performance vocale et physique de Jared Leto, qui camperait un Skeletor génial à la croisée de Tim Curry dans Rocky Horror Picture Show et du diable de Legend.
Le verdict final n’est plus qu’une question de jours pour les spectateurs français. Les Maîtres de l’Univers débarquera officiellement dans les salles de cinéma américaines le 5 juin 2026. En France, on attend toujours une date.
https://www.ecranlarge.com/films/news/l ... IiGGq8HZeQ

L’avant-première mondiale des Maîtres de l’Univers de Travis Knight vient d’avoir lieu à Los Angeles. Contre toute attente, les premiers spectateurs décrivent une aventure pulp ultra-fidèle et particulièrement réjouissante.
On a longtemps freiné des deux pieds face à l’idée de revoir la tignasse blonde de Musclor sur grand écran. Partagés entre une passion nostalgique dévorante et le traumatisme indélébile laissé par le nanar de 1987 avec Dolph Lundgren, l’inquiétude était de mise. Pourtant, les dernières bandes-annonces du film Musclor ont ravivé notre curiosité grâce à leur esthétique résolument pulp et une histoire de mondes parallèles courageuse, qui balançait le Prince Adam dans notre monde moderne.
Il faut dire que cette relecture s’appuie aussi sur une distribution particulièrement solide. Porté par Nicholas Galitzine en Musclor et Camila Mendes en Teela, le film convoque aussi Idris Elba, Morena Baccarin et Jared Leto sous le masque de Skeletor. Alors que les doutes s’accumulaient à l’approche de la sortie, les toutes premières réactions à chaud viennent de tomber sur les réseaux sociaux, après l’avant-première hollywoodienne. Et surprise : les retours s’avèrent étonnamment rassurants.
« Le charme un peu foutraque des Maîtres de l’Univers a totalement opéré sur moi. Un moment colossal et ultra-épique. Le film adopte un ton plein d’autodérision à la Gardiens de la Galaxie, tout en portant un message de fond assez radical. Nicholas Galitzine et Camila Mendes ont tout déchiré. La BO rock de Daniel Pemberton (avec un coup de main de Brian May) est une pure tuerie. Restez bien jusqu’à la fin du générique ! » – Courtney Howard – Variety
« Ça va clairement être l’une de mes plus grosses surprises de 2026 : j’ai adoré Les Maîtres de l’Univers. Je suis un immense fan d’une bonne partie de l’équipe impliquée, mais ce n’était pas du tout mon truc quand j’étais gosse, et je partais du principe que ce serait encore le cas aujourd’hui. En plus, vu le matériau d’origine, le projet semblait sacrément casse-gueule.
Mais Travis Knight et sa bande ont carrément réussi leur coup ! J’ai été complètement emporté par ce joyeux délire, à la fois ultra-dynamique, bizarre et jubilatoire. C’est carrément ridicule, mais le ridicule fonctionne à merveille quand les acteurs et l’équipe captent parfaitement le genre de film qu’ils sont en train de faire, et qu’ils donnent absolument tout pour lui donner vie. » – Perri Nemiroff – Collider
« Les Maîtres de l’Univers est un vrai rêve de gosse pour tous les enfants des années 80. C’est kitsch au possible, et de la MEILLEURE manière qui soit. Les clins d’œil à la série originale sont incroyables et terriblement nostalgiques. J’adore le fait que le casting se donne à fond et montre bien ce qui faisait le charme du classique de l’époque. Le Skeletor de Leto déchire tout ! » – Junior Felix – That Hashtag show
« Nicholas Galitzine a carrément le physique du rôle dans Les Maîtres de l’Univers (et pas qu’un peu !), mais c’est son timing comique qui vole la vedette. Volontairement cartoonesque, bourré de vibes des années 80 (la bande originale !), et Jared Leto joue à fond la carte du kitsch vocal en Skeletor. Un poil osé par moments, mais ça reste surtout un super divertissement familial. » – Peter Gray – The AU Review
« Les Maîtres de l’Univers est super fun. Nicholas Galitzine apporte une vraie douceur à Adam, ce qui rend son interprétation de Musclor mémorable, tout en offrant une réflexion fascinante sur la masculinité. Du fun, du fun et encore du fun, et puis il y a The Man de The Killers, alors j’étais forcément conquis ! » – Rachel Leishman – The Mary Sue
« J’ai adoré Les Maîtres de l’Univers ! C’est à la fois une vibrante lettre d’amour à tout l’univers de Musclor et un grand spectacle de fantasy/SF, beau, grandiloquent et ultra-fédérateur, qui joue à fond la carte de la sincérité. C’est dingue qu’un tel film existe, mais je suis tellement heureux qu’il soit là. J’ai gardé un sourire immense scotché aux lèvres du début à la fin. » – Chris Killian – ComicBook.com
« Les Maîtres de l’Univers est un peu le film jumeau du premier Thor. Il a du mal à trouver ses marques dans la première moitié, mais dès qu’il se focalise sur ses thèmes de masculinité fragile et d’ego, il laisse place à un moment incroyablement fun et visuellement stimulant. Nicholas Galitzine est super ! » – Andrew J. Salazar – Discussingfilm
« Les 20 dernières minutes environ des Maîtres de l’Univers sont hyper fun, bizarres et franchement réjouissantes. Pour le reste du film ? C’est un sacré bordel. Le sérieux est traité à la rigolade, l’humour cherche l’émotion… parfois ça marche, parfois pas du tout. Le film essaie vraiment, mais ça finit par être trop maladroit. Super scènes post-générique, par contre ! » – Germain Lussier – Gizmodo
« Pour un film qui explique qu’il faut arrêter de trop forcer, j’aurais aimé qu’il n’essaie pas autant de me brosser dans le sens du poil. Les tentatives d’humour, en particulier (et Dieu sait qu’il y en a), sont cruellement éculées et plates. Un rythme maladroit et un sentiment d’insécurité imprègnent une bonne partie des deux premiers actes, ce qui m’a empêché de totalement tomber sous le charme.
Cela dit… le Skeletor de Jared Leto est vraiment excellent. Une diva pathétique et hilarante qui fait son show dans un style à la croisée de Man Ray et du Docteur Denfer. Le meilleur personnage du film. Quels que soient les défauts du film, ils ont sacrément assuré pour chaque scène avec cet hurluberlu. » – Griffin Schiller – The Fourth Wall
Du côté des louanges, les spectateurs décrivent un grand divertissement coloré, drôle et généreux, qui évite le piège de la comédie cynique. Les amoureux de la première heure saluent une fidélité absolue au design des jouets et au dessin animé des années 80, des armes aux véhicules. La chorégraphie des combats à l’épée fait l’unanimité, tout comme la performance vocale et physique de Jared Leto, qui camperait un Skeletor génial à la croisée de Tim Curry dans Rocky Horror Picture Show et du diable de Legend.
Le verdict final n’est plus qu’une question de jours pour les spectateurs français. Les Maîtres de l’Univers débarquera officiellement dans les salles de cinéma américaines le 5 juin 2026. En France, on attend toujours une date.
https://www.ecranlarge.com/films/news/l ... IiGGq8HZeQ
Cannes 2026 : on a vu Her Private Hell, le pétard mouillé et sanglant du réalisateur de Drive

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur le retour de Nicolas Winding Refn avec Her Private Hell, un rêve de science-fiction sur fond de slasher.
Voilà dix ans que le sublime The Neon Demon se dévoilait sur la Croisette en compétition, d’où il est reparti bredouille. Dix ans que Nicolas Winding Refn n’a donc pas réalisé de film. Où était-il donc passé ? Dans un autre monde, celui du petit écran avec trois séries : Too Old to Die Young en 2019, Copenhagen Cowboy en 2023 et Le Club des Cinq en 2024. C’était à se demander si le Danois allait revenir au cinéma. C’est désormais le cas, avant son remake de Maniac Cop, avec Her Private Hell, dévoilé en avant-première à Cannes en hors-compétition.
HIS PRIVATE TRIP
De quoi ça parle ? Pendant qu’une étrange brume engloutit une métropole futuriste et libère une présence mortelle insaisissable, une jeune femme troublée part à la recherche de son père. Au cours de cette quête, son destin croise celui d’un GI américain engagé dans un voyage désespéré pour arracher sa fille de l’Enfer.
Et ça vaut quoi ? Pour le dire simplement : c’est très compliqué parce que Her Private Hell est un trip tellement égocentrique qu’il est difficile de s’y laisser emporter. Cela étant dit, en préambule de cet avis assez peu convaincu (vous l’aurez compris), autant aborder les points positifs du film en tête desquels : son esthétique à couper le souffle. Entre le travail autour de la brume, l’omniprésence des néons (bleus et roses), les décors artificiels envoutants (plateau de cinéma et rêve oblige)… Her Private Hell est dans la lignée des derniers films de NWR.
Avec un univers de science-fiction dreampunk et une intrigue centrée autour d’un serial killer fantomatique (entre autres), Refn crée une imagerie assez démente (à l’image de cet immense building en forme de buste introduisant le film) pour donner vie à son monde parallèle. Une atmosphère sublimée par la musique du compositeur Pino Donaggio (derrière la BO de Ne vous retournez pas ou Blow Out) et aussi un très beau casting, dont Sophie Thatcher (nouvelle reine de l’horreur depuis Heretic) et Charles Melton (May December).
Problème : un film ne peut pas seulement être une esthétique (même avec des gens sexy et du bon son). Her Private Hell n’évite pas cet écueil (qui touchait déjà les séries de Refn) où la suresthétisation de chaque plan tente en vain de colmater les trous béants d’un scénario trop abstrait pour son propre bien. On avait pourtant espoir avec ce pitch engageant, promesse d’un simili-giallo sur fond de science-fiction cyberpunk et mélodrame romantique. Et pour être tout à fait honnête, il y a bien une double-triple (voire quadruple) intrigue au coeur du récit.
Malheureusement, on a beau eu chercher une once de sens durant les 1h49 de visionnage, Her Private Hell nous a semblé bien vide et masturbatoire (pour dire le moins). Il y a bien des réflexions sur l’obsession, le désir, la jalousie, la sororité… mais NWR se défait tellement des codes narratifs et structures linéaires classiques que son Her Private Hell s’embourbe dans un gloubli-boulga indigeste.
Alors bien sûr, on n’est jamais contre une dose d’ésotérisme (surtout chez Refn) ouvrant les portes à des sensations uniques et laissant l’imaginaire prendre le relai. Sauf qu’Her Private Hell ne le permet même pas avec sa rêverie sensorielle arty. Il faut dire que la démarche est très personnelle pour le Danois (voire volontairement subjective), lui qui a confié avoir imaginé le projet lorsqu’il a frôlé la mort à la suite d’une grave insuffisance cardiaque et « a été ramené à la vie ».
Un délire tellement intime qu’il en oublie à la fois ses personnages (très désincarnés) et son public, livré à lui-même pour tenter de raccrocher les wagons. Hormis les fans hardcore du cinéaste (notamment ses séries), les doux rêveurs et autres adeptes de LSD, difficile d’imaginer à qui pourrait bien parler Her Private Hell. Autant dire qu’il nous manque le Refn de Drive et Only God Forgives.
Et ça sort quand ? Aucune date de sortie française fixée pour le moment, mais le distributeur sera The Jokers. Aux États-Unis, en revanche, le film sortira dès ce 24 juillet.
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... _Y4f-dwiMg

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur le retour de Nicolas Winding Refn avec Her Private Hell, un rêve de science-fiction sur fond de slasher.
Voilà dix ans que le sublime The Neon Demon se dévoilait sur la Croisette en compétition, d’où il est reparti bredouille. Dix ans que Nicolas Winding Refn n’a donc pas réalisé de film. Où était-il donc passé ? Dans un autre monde, celui du petit écran avec trois séries : Too Old to Die Young en 2019, Copenhagen Cowboy en 2023 et Le Club des Cinq en 2024. C’était à se demander si le Danois allait revenir au cinéma. C’est désormais le cas, avant son remake de Maniac Cop, avec Her Private Hell, dévoilé en avant-première à Cannes en hors-compétition.
HIS PRIVATE TRIP
De quoi ça parle ? Pendant qu’une étrange brume engloutit une métropole futuriste et libère une présence mortelle insaisissable, une jeune femme troublée part à la recherche de son père. Au cours de cette quête, son destin croise celui d’un GI américain engagé dans un voyage désespéré pour arracher sa fille de l’Enfer.
Et ça vaut quoi ? Pour le dire simplement : c’est très compliqué parce que Her Private Hell est un trip tellement égocentrique qu’il est difficile de s’y laisser emporter. Cela étant dit, en préambule de cet avis assez peu convaincu (vous l’aurez compris), autant aborder les points positifs du film en tête desquels : son esthétique à couper le souffle. Entre le travail autour de la brume, l’omniprésence des néons (bleus et roses), les décors artificiels envoutants (plateau de cinéma et rêve oblige)… Her Private Hell est dans la lignée des derniers films de NWR.
Avec un univers de science-fiction dreampunk et une intrigue centrée autour d’un serial killer fantomatique (entre autres), Refn crée une imagerie assez démente (à l’image de cet immense building en forme de buste introduisant le film) pour donner vie à son monde parallèle. Une atmosphère sublimée par la musique du compositeur Pino Donaggio (derrière la BO de Ne vous retournez pas ou Blow Out) et aussi un très beau casting, dont Sophie Thatcher (nouvelle reine de l’horreur depuis Heretic) et Charles Melton (May December).
Problème : un film ne peut pas seulement être une esthétique (même avec des gens sexy et du bon son). Her Private Hell n’évite pas cet écueil (qui touchait déjà les séries de Refn) où la suresthétisation de chaque plan tente en vain de colmater les trous béants d’un scénario trop abstrait pour son propre bien. On avait pourtant espoir avec ce pitch engageant, promesse d’un simili-giallo sur fond de science-fiction cyberpunk et mélodrame romantique. Et pour être tout à fait honnête, il y a bien une double-triple (voire quadruple) intrigue au coeur du récit.
Malheureusement, on a beau eu chercher une once de sens durant les 1h49 de visionnage, Her Private Hell nous a semblé bien vide et masturbatoire (pour dire le moins). Il y a bien des réflexions sur l’obsession, le désir, la jalousie, la sororité… mais NWR se défait tellement des codes narratifs et structures linéaires classiques que son Her Private Hell s’embourbe dans un gloubli-boulga indigeste.
Alors bien sûr, on n’est jamais contre une dose d’ésotérisme (surtout chez Refn) ouvrant les portes à des sensations uniques et laissant l’imaginaire prendre le relai. Sauf qu’Her Private Hell ne le permet même pas avec sa rêverie sensorielle arty. Il faut dire que la démarche est très personnelle pour le Danois (voire volontairement subjective), lui qui a confié avoir imaginé le projet lorsqu’il a frôlé la mort à la suite d’une grave insuffisance cardiaque et « a été ramené à la vie ».
Un délire tellement intime qu’il en oublie à la fois ses personnages (très désincarnés) et son public, livré à lui-même pour tenter de raccrocher les wagons. Hormis les fans hardcore du cinéaste (notamment ses séries), les doux rêveurs et autres adeptes de LSD, difficile d’imaginer à qui pourrait bien parler Her Private Hell. Autant dire qu’il nous manque le Refn de Drive et Only God Forgives.
Et ça sort quand ? Aucune date de sortie française fixée pour le moment, mais le distributeur sera The Jokers. Aux États-Unis, en revanche, le film sortira dès ce 24 juillet.
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In the Grey : les critiques sont tombées pour le film de Guy Ritchie avec Henry Cavill

Guy Ritchie continue à enchaîner les comédies d’action à gros casting avec In the Grey. Les premières critiques sont sorties.
Guy Ritchie miserait-il plus sur la quantité que sur la qualité ? Depuis Aladdin en 2019, le cinéaste britannique carbure quasiment à un long-métrage par an : The Gentlemen en 2020, Un Homme en Colère en 2021, Operation Fortune et The Covenant en 2023, Le Ministère de la Sale Guerre en 2024, Fountain of Youth en 2025… Un rythme très intense étant donné le niveau de pyrotechnie de chacun de ces divertissements dont se repaissent désormais les services de streaming.
Le prochain sur la liste est In the Grey, énième comédie d’action qui réengage deux habitués de son cinéma, à savoir Henry Cavill et Jake Gyllenhaal, cette fois accompagnés d’Eiza Gonzáles. Le film, qui met en scène une unité d’élite super balèze engagée dans un braquage insulaire qui tourne mal, est sorti le 15 mai aux Etats-Unis, où il a démarré timidement. Les critiques sont donc sorties.
« Il y a tout de même quelque chose d’admirable dans le fait que Ritchie assume complètement le style rythmé, centré sur les personnages, qui définissait beaucoup de ses premiers films. Même quand l’équilibre entre les dialogues ciselés, la narration intéressante, et l’action ne fonctionne pas vraiment, le film reste constamment divertissant. »
ScreenRant
« Ne vous aventurez pas dans le dernier film de braquage du réalisateur et scénariste britannique en vous attendant à voir quelque chose qu’il n’y aurait pas dans ses autres films de braquage. »
Variety
« De temps à autres, il est utile de noter l’existence d’un film techniquement compétent, mais totalement inintéressant. »
The Wrap
« Aujourd’hui, les films de Ritchie ne parlent que de gens au style fabuleux qui sèment le chaos, explosent plein de trucs et descendent des méchants moins stylés au passage. Non seulement In the Grey tient ces promesses, mais il décrit aussi en détail comment Sid et Bronco mettent sur les rails leur chaos. »
The New York Times
« Au moins, le dernier effort de Guy Ritchie prouve qu’un film peut être ridiculeusement alambiqué et parfaitement simpliste à la fois. »
The Hollywood Reporter
« Contre toute attente, In the Grey pourrait être le film le plus purement divertissant de Ritchie depuis des années. Bien sûr, c’est parfois bordélique (on sent les longues nuits passées dans la salle de montage, surtout vers la fin) et parfois écrit de façon non-sensique, mais c’est aussi un moment incroyablement fun de bout en bout. »
The Guardian
« Rempli d’exposition et d’une voix off interminable, de personnages sans personnalité, terriblement fades, et de moments d’action ennuyeux, In the Grey est un passage à vide pour le réalisateur Guy Ritchie, qui a prouvé dans le passé qu’il était capable de livrer des films bien plus divertissants. »
IGN
« Je ne suis pas du genre à me plaindre d’un film d’action de 98 minutes, mais, au final, In the Grey semble bâclé. Un peu plus de temps aurait non seulement pu concrétiser de manière plus impressionnante toute la préparation de Sid et Bronco, mais aussi donner aux personnages plus d’espace pour qu’ils ressemblent à de vrais personnages, plutôt que des archétypes de durs à cuire standardisés. »
Collider
Bien que certains aient su profiter du spectacle, il est clair que la réception d’In the Grey est une fois de plus globalement mitigée. On peut, sans trop s’avancer, en conclure que les amateurs de ses films précédents risquent d’y trouver leur compte. Les autres, un peu moins. Le réalisateur a rarement eu droit à des louanges de la presse, sauf peut-être pour son premier film Arnaques, Crimes et Botanique. En France, il n’est pas encore possible de se faire son avis, le long-métrage étant encore dépourvu de la moindre date de sortie.
https://www.ecranlarge.com/films/news/i ... 3lLTEjfL6Q

Guy Ritchie continue à enchaîner les comédies d’action à gros casting avec In the Grey. Les premières critiques sont sorties.
Guy Ritchie miserait-il plus sur la quantité que sur la qualité ? Depuis Aladdin en 2019, le cinéaste britannique carbure quasiment à un long-métrage par an : The Gentlemen en 2020, Un Homme en Colère en 2021, Operation Fortune et The Covenant en 2023, Le Ministère de la Sale Guerre en 2024, Fountain of Youth en 2025… Un rythme très intense étant donné le niveau de pyrotechnie de chacun de ces divertissements dont se repaissent désormais les services de streaming.
Le prochain sur la liste est In the Grey, énième comédie d’action qui réengage deux habitués de son cinéma, à savoir Henry Cavill et Jake Gyllenhaal, cette fois accompagnés d’Eiza Gonzáles. Le film, qui met en scène une unité d’élite super balèze engagée dans un braquage insulaire qui tourne mal, est sorti le 15 mai aux Etats-Unis, où il a démarré timidement. Les critiques sont donc sorties.
« Il y a tout de même quelque chose d’admirable dans le fait que Ritchie assume complètement le style rythmé, centré sur les personnages, qui définissait beaucoup de ses premiers films. Même quand l’équilibre entre les dialogues ciselés, la narration intéressante, et l’action ne fonctionne pas vraiment, le film reste constamment divertissant. »
ScreenRant
« Ne vous aventurez pas dans le dernier film de braquage du réalisateur et scénariste britannique en vous attendant à voir quelque chose qu’il n’y aurait pas dans ses autres films de braquage. »
Variety
« De temps à autres, il est utile de noter l’existence d’un film techniquement compétent, mais totalement inintéressant. »
The Wrap
« Aujourd’hui, les films de Ritchie ne parlent que de gens au style fabuleux qui sèment le chaos, explosent plein de trucs et descendent des méchants moins stylés au passage. Non seulement In the Grey tient ces promesses, mais il décrit aussi en détail comment Sid et Bronco mettent sur les rails leur chaos. »
The New York Times
« Au moins, le dernier effort de Guy Ritchie prouve qu’un film peut être ridiculeusement alambiqué et parfaitement simpliste à la fois. »
The Hollywood Reporter
« Contre toute attente, In the Grey pourrait être le film le plus purement divertissant de Ritchie depuis des années. Bien sûr, c’est parfois bordélique (on sent les longues nuits passées dans la salle de montage, surtout vers la fin) et parfois écrit de façon non-sensique, mais c’est aussi un moment incroyablement fun de bout en bout. »
The Guardian
« Rempli d’exposition et d’une voix off interminable, de personnages sans personnalité, terriblement fades, et de moments d’action ennuyeux, In the Grey est un passage à vide pour le réalisateur Guy Ritchie, qui a prouvé dans le passé qu’il était capable de livrer des films bien plus divertissants. »
IGN
« Je ne suis pas du genre à me plaindre d’un film d’action de 98 minutes, mais, au final, In the Grey semble bâclé. Un peu plus de temps aurait non seulement pu concrétiser de manière plus impressionnante toute la préparation de Sid et Bronco, mais aussi donner aux personnages plus d’espace pour qu’ils ressemblent à de vrais personnages, plutôt que des archétypes de durs à cuire standardisés. »
Collider
Bien que certains aient su profiter du spectacle, il est clair que la réception d’In the Grey est une fois de plus globalement mitigée. On peut, sans trop s’avancer, en conclure que les amateurs de ses films précédents risquent d’y trouver leur compte. Les autres, un peu moins. Le réalisateur a rarement eu droit à des louanges de la presse, sauf peut-être pour son premier film Arnaques, Crimes et Botanique. En France, il n’est pas encore possible de se faire son avis, le long-métrage étant encore dépourvu de la moindre date de sortie.
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Cannes 2026 : on a vu L’Inconnue avec Léa Seydoux, jeu de double fantastique et dérangeant

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur L’Inconnue, étrange thriller fantastique avec Léa Seydoux.
Le réalisateur et scénariste Arthur Harari a déjà eu la chance de présenter un film à Cannes en 2021 avec l’incroyable Onoda, 10000 nuits dans la jungle. Cinq ans plus tard, l’incompréhension règne encore sur sa présence en ouverture de la section Un Certain Regard, lui qui aurait amplement mérité une place en compétition (voire la Palme d’or cette année-là). Il a d’ailleurs reçu par procuration le sacre cannois suprême en tant que co-scénariste d’Anatomie d’une chute de Justine Triet (sa compagne dans la vie), Palme d’or en 2023.
Le cinéaste en ramènera-t-il une deuxième à la maison ? C’est en tout cas son ambition puisqu’il est à son tour en compétition avec L’Inconnue, adaptation de la BD Le Cas David Zimmerman co-écrite par son frère Lucas Harari.
TROUBLANTE INCONNUE
De quoi ça parle ? Du photographe David Zimmerman, 40 ans. Un jour, il photographie une inconnue qui l’obnubile. Quelques semaines plus tard, il la retrouve par hasard dans une fête. Les deux s’observent, se rejoignent et couchent ensemble. Des heures plus tard, David Zimmerman se réveille dans le corps de ladite inconnue. Il tente de comprendre ce qu’il vient de lui arriver.
Ça vaut quoi ? L’Inconnue s’ouvre sur un plan subjectif où le spectateur, à travers le corps d’un personnage alors non-identifié, conduit une voiture en banlieue parisienne. Dès le plan suivant, en dehors du véhicule et simplement observateur, l’identité dudit personnage est révélée au grand jour – il s’agit de David Zimmerman, un photographe incarné par un Niels Schneider méconnaissable (déjà une transformation avant l’heure, dans le réel). Le choix scénique fut bref, mais un seul instant suffit pour provoquer un trouble (in)conscient chez les spectateurs.
La mise en scène d’Arthur Harari est une des plus belles réussites de L’Inconnue. Ce n’est pas une surprise vu ses deux précédents films, mais le cinéaste parvient à provoquer des sensations folles avec sa simple caméra. Que ce soit un long zoom sur un négatif (annonçant une plongée dans les abymes), une poursuite fantasmée, une scène de sexe viscérale ou une discussion malaisante, sa mise en scène est très viscérale, souvent dérangeante et inconfortable, créant un vertige hypnotique pendant 2h19.
Le tour de force réside sans doute dans la première heure du film, quasi-mutique. David Zimmerman (désormais dans le corps d’une mystérieuse inconnue) enquête, s’inquiète de ses découvertes, s’interroge sur la possible tournure des événements et ré-explore en même temps son passé (et présent) avec un oeil neuf, une identité nouvelle. Un jeu ludique, héros.ïne et spectateurs y avancent à la même vitesse, à la fois tendre, angoissant, cruel, manipulateur, pervers aussi (parfois), lumineux et puissant même dans la sobriété.
Mais la prémisse fantastique, qu’Arthur Harari étudie via un prisme ultra-réaliste par ailleurs (pas besoin d’effets visuels, simplement de corps curieux), n’est qu’un prétexte à une exploration plus troublante de l’Identité (avec un grand i), d’autant plus avec sa caméra qui épouse régulièrement différents regards et ressentis.
NEW BODY, SAME IDENTITY
Quelle est notre identité ? Où s’arrête-t-elle ? Notre âme ? Notre corps ? Aux deux, à jamais indissociables ? Est-il possible de la perdre ? D’en changer ? Les questions ne manquent pas devant L’Inconnue dont la réflexion sur le sujet est à la fois intime (viol, suicide, souvenirs, traumatisme, transition…) et universelle. Arthur Harari explore en effet autant la mutation des corps et l’évolution des esprits que celle des espaces dans le temps, que David Zimmerman se démène à documenter dans une série de photos liée à son père et grand-père.
Il a étayé dans une interview disponible sur le site officiel du festival :
« La fiction permettait d’interroger ce que peut faire le déplacement. De répondre à des questions que les enfants se posent à un moment : Pourquoi je suis né dans cette famille, de ce père et de cette mère, dans ce corps ? Pourquoi je suis là, dans cette ville ? Et si j’étais ailleurs ? Et si j’avais été une femme ? Finalement, ça n’a pas de sens, tout ça est tellement bizarre. La fiction permet ce déplacement et c’est extrêmement productif. »
Le résultat final est cohérent avec les mots du cinéaste. Et avec, en plus, une photographie magnifique (le travail de son frère Tom Harari encore dingue), un duo Niels Schneider-Léa Seydoux excellent et une musique ensorcelante (dont un thème remarquable sur trois notes) signée du trio Andrea Poggio, Enrico Gabrielli et Tommaso Colliva, L’Inconnue reste longuement en tête. Son approche atmosphérique divisera, c’est indiscutable, mais sa singularité en fait un objet de cinéma fascinant, qu’on espère retrouver au palmarès.
Et ça sort quand ? Dès le 26 août au cinéma en France grâce à Pathe Films
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... EX2O0DYI6w

Écran Large est de retour sur la Croisette pour le Festival de Cannes 2026. Et c’est l’heure de revenir sur L’Inconnue, étrange thriller fantastique avec Léa Seydoux.
Le réalisateur et scénariste Arthur Harari a déjà eu la chance de présenter un film à Cannes en 2021 avec l’incroyable Onoda, 10000 nuits dans la jungle. Cinq ans plus tard, l’incompréhension règne encore sur sa présence en ouverture de la section Un Certain Regard, lui qui aurait amplement mérité une place en compétition (voire la Palme d’or cette année-là). Il a d’ailleurs reçu par procuration le sacre cannois suprême en tant que co-scénariste d’Anatomie d’une chute de Justine Triet (sa compagne dans la vie), Palme d’or en 2023.
Le cinéaste en ramènera-t-il une deuxième à la maison ? C’est en tout cas son ambition puisqu’il est à son tour en compétition avec L’Inconnue, adaptation de la BD Le Cas David Zimmerman co-écrite par son frère Lucas Harari.
TROUBLANTE INCONNUE
De quoi ça parle ? Du photographe David Zimmerman, 40 ans. Un jour, il photographie une inconnue qui l’obnubile. Quelques semaines plus tard, il la retrouve par hasard dans une fête. Les deux s’observent, se rejoignent et couchent ensemble. Des heures plus tard, David Zimmerman se réveille dans le corps de ladite inconnue. Il tente de comprendre ce qu’il vient de lui arriver.
Ça vaut quoi ? L’Inconnue s’ouvre sur un plan subjectif où le spectateur, à travers le corps d’un personnage alors non-identifié, conduit une voiture en banlieue parisienne. Dès le plan suivant, en dehors du véhicule et simplement observateur, l’identité dudit personnage est révélée au grand jour – il s’agit de David Zimmerman, un photographe incarné par un Niels Schneider méconnaissable (déjà une transformation avant l’heure, dans le réel). Le choix scénique fut bref, mais un seul instant suffit pour provoquer un trouble (in)conscient chez les spectateurs.
La mise en scène d’Arthur Harari est une des plus belles réussites de L’Inconnue. Ce n’est pas une surprise vu ses deux précédents films, mais le cinéaste parvient à provoquer des sensations folles avec sa simple caméra. Que ce soit un long zoom sur un négatif (annonçant une plongée dans les abymes), une poursuite fantasmée, une scène de sexe viscérale ou une discussion malaisante, sa mise en scène est très viscérale, souvent dérangeante et inconfortable, créant un vertige hypnotique pendant 2h19.
Le tour de force réside sans doute dans la première heure du film, quasi-mutique. David Zimmerman (désormais dans le corps d’une mystérieuse inconnue) enquête, s’inquiète de ses découvertes, s’interroge sur la possible tournure des événements et ré-explore en même temps son passé (et présent) avec un oeil neuf, une identité nouvelle. Un jeu ludique, héros.ïne et spectateurs y avancent à la même vitesse, à la fois tendre, angoissant, cruel, manipulateur, pervers aussi (parfois), lumineux et puissant même dans la sobriété.
Mais la prémisse fantastique, qu’Arthur Harari étudie via un prisme ultra-réaliste par ailleurs (pas besoin d’effets visuels, simplement de corps curieux), n’est qu’un prétexte à une exploration plus troublante de l’Identité (avec un grand i), d’autant plus avec sa caméra qui épouse régulièrement différents regards et ressentis.
NEW BODY, SAME IDENTITY
Quelle est notre identité ? Où s’arrête-t-elle ? Notre âme ? Notre corps ? Aux deux, à jamais indissociables ? Est-il possible de la perdre ? D’en changer ? Les questions ne manquent pas devant L’Inconnue dont la réflexion sur le sujet est à la fois intime (viol, suicide, souvenirs, traumatisme, transition…) et universelle. Arthur Harari explore en effet autant la mutation des corps et l’évolution des esprits que celle des espaces dans le temps, que David Zimmerman se démène à documenter dans une série de photos liée à son père et grand-père.
Il a étayé dans une interview disponible sur le site officiel du festival :
« La fiction permettait d’interroger ce que peut faire le déplacement. De répondre à des questions que les enfants se posent à un moment : Pourquoi je suis né dans cette famille, de ce père et de cette mère, dans ce corps ? Pourquoi je suis là, dans cette ville ? Et si j’étais ailleurs ? Et si j’avais été une femme ? Finalement, ça n’a pas de sens, tout ça est tellement bizarre. La fiction permet ce déplacement et c’est extrêmement productif. »
Le résultat final est cohérent avec les mots du cinéaste. Et avec, en plus, une photographie magnifique (le travail de son frère Tom Harari encore dingue), un duo Niels Schneider-Léa Seydoux excellent et une musique ensorcelante (dont un thème remarquable sur trois notes) signée du trio Andrea Poggio, Enrico Gabrielli et Tommaso Colliva, L’Inconnue reste longuement en tête. Son approche atmosphérique divisera, c’est indiscutable, mais sa singularité en fait un objet de cinéma fascinant, qu’on espère retrouver au palmarès.
Et ça sort quand ? Dès le 26 août au cinéma en France grâce à Pathe Films
https://www.ecranlarge.com/films/news/c ... EX2O0DYI6w
EL n'a pas trop aimé The Mandalorian and Grogu (2 étoiles) :

Tout compte fait, The Mandalorian and Grogu tient plus de Skeleton Crew (la série Disney+ avec Jude Law que personne ou presque n’a dû regarder) que de The Mandalorian.
https://www.ecranlarge.com/films/critiq ... Vv2Gs5zvpw

Tout compte fait, The Mandalorian and Grogu tient plus de Skeleton Crew (la série Disney+ avec Jude Law que personne ou presque n’a dû regarder) que de The Mandalorian.
https://www.ecranlarge.com/films/critiq ... Vv2Gs5zvpw
- NaughtyDog
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- Enregistré le : lun. 26 oct. 2020 12:34
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Hope débute comme tout bon film de Na Hong-jin : dans un patelin paumé ou délaissé de la Corée. En l'occurence le village portuaire de Hope Harbor, proche de la zone démilitarisée.
C'est dans ce contexte que la police locale (Hwang jang-min) découvre le cadavre d'un boeuf, lacéré par un animal inconnu. C'est via ce contexte (littéralement la 1e séquence du film) que Hope déroule 2 axes : le policier se retrouve à Hope Harbor réduite à l'état de zone de guerre face à un monstre. Et un chasseur incestigue avec ses camarades dans la forêt avoisinznte pour tenter de comprendre d'où vient ce monstre.
Pendant 45 min-1h, Na Hong-jin livre un monument du cinéma d'action, nous faisant évoluer dans cette ville désertée et saccagée comme dans Resident Evil. Cris de créature au loin, rencontres fortuites, cadavres éparses...on est sur un modèle du genre pour créer la tension et le mystère.
Ensuite la créature est présentée, et le film change complètement de tonalité.
Se conjuguent pele mêle Predator, ou encore L'Attaque des Titans dans un ride 2h40 incroyablement mis en scène, ponctuée de scènes comiques (dont un monologue hilarant qui pourrait presque être une parodie de celui de Quint dans Les Dents de la Mer).
Hope est le blockbuster le plus cher de Corée, et promis à avoir une suite.
Une force (des parcelles de lore sont exposés, notamment avec les persos joués par Michael Fassbender, Alicia Vikander et Taylor Russell) et une faiblesse, étant donné que Hope se finit sur un teasing rendant le film insatisfaisant parlant en terme d'arc narratif (pas de parcours particulier de personnage).
Et contrairement aux autres films du réal, pas d'exploration thématique profonde même si on retrouve sa peinture trucculente d'une police mise sur le carreau.
Malgré cela (et des CGI baclés par instants mais sans doute liés au fait qu'apparemment la post prod est pas finie) on tient là un idéal de blockbuster asiatique, prenant son point d'orgue dans une séquence de poursuite finale absolument géniale.
Du grand divertissement multi-référentiel (on pense à Nope un peu, sachant qu'il y a le meme compositeur à la BO et que Na Hong-jin a monté/conceptualisé les scenes d'action avec les musiques des films de Jordqn Peele) en somme qui est un vrai bonheur
4/5

Un retour de Refn sous forme de giallo et de conte allégorique dans un cauchemar patriarcal. Mais malgré des visuels électrisants, Sophie Thatcher + Charles Melton + Havana Rose Liu et la sublime BO de Pino Donaggio (compositeur de De Palma), Refn s'embourbe dans un film anémique et convenu en terme de narration. Pas mauvais, mais oubliable
The Mandalorian and Grogu : le nouveau Star Wars n’emballe pas la critique (et ça se comprend)

Star Wars revient en salles avec The Mandalorian and Grogu, mais la critique n’est pas tellement convaincue par le film avec Pedro Pascal, Sigourney Weaver et Jeremy Allen White.
Avant de retrouver Rey (Daisy Ridley), les Jedi et les sabres laser dans Star Wars : New Jedi Order, de la réalisatrice Sharmeen Obaid-Chinoy, Lucasfilm et Disney ont ramené la franchise Star Wars au cinéma avec The Mandalorian and Grogu, le film de Jon Favreau tiré de la série The Mandalorian. Un choix plutôt curieux, sinon douteux, car il n’a pas grand-chose à voir avec les épopées galactiques des précédents volets (oui, même Solo).
Pour l’instant, donc, ces retrouvailles ne sont pas très chaleureuses. Actuellement, The Mandalorian and Grogu est noté 54/100 sur le site américain Metacritic (sur la base de 38 critiques professionnelles). C’est légèrement plus que la moyenne, certes, et certains médias comme The Wrap ou le New York Post ont été plutôt cléments avec le film, mais pour le « grand » retour de Star Wars au cinéma sept ans après le mal-aimé Star Wars 9, c’est franchement décevant, voire un peu inquiétant. Revue de presse.
« Il y a de timides clins d’œil à L’Empire contre-attaque par-ci et au Retour du Jedi par-là, comme si ces références du réalisateur d’Iron Man, Jon Favreau, avaient un pouvoir magique de revitalisation et n’étaient pas le symptôme d’un film et d’une franchise qui évoluent dans un triste désert créatif. » – The Times
« Ce film n’a aucune raison d’être, si ce n’est dans l’espoir de faire encore plus d’argent » – RogerEbert
« Tout ce dont Disney a besoin pour relancer la franchise après ses sept ans d’absence au cinéma est là. Le problème, c’est que ça concerne seulement une vingtaine de minutes environ. Tout le reste est essentiellement sans intérêt. » – The Telegraph
« Avec The Mandalorian and Grogu, Star Wars a perdu tout sens de l’émerveillement. » – The Independant
« Malheureusement, ça ne fait que confirmer les allégations selon lesquelles il s’agit d’un condensé de quelques épisodes de la saison 4 abandonnée de The Mandalorian dans un film décevant. » – The Irish Times
« En tant que simple récit d’aventures, The Mandalorian et Grogu est très divertissant, grâce notamment à l’adorable Baby Yoda qui fait le gros du travail. Les scènes d’action épiques et la bande originale vibrante contribuent à donner à cette histoire une dimension cinématographique qui marque une nette amélioration par rapport à la saison 3. Pourtant, avec des enjeux étonnamment faibles pour un film Star Wars, l’ensemble finit par paraître assez insignifiant. » – Total Film
« Le premier film Star Wars depuis près d’une décennie ne bouleverse pas la formule : c’est plutôt un épisode supplémentaire de la série, dynamique, mais pas indispensable. Mais Mando reste cool, et Grogu reste mignon » – Empire
« Le résultat est suffisamment fonctionnel et présenté de telle manière qu’on pourrait penser que l’objectif de Lucasfilm était justement d’obtenir un résultat sufffisamment fonctionnel (et absolument inoffensif). » – ScreenCrush
« Le résultat est un film qui, pour le meilleur et pour le pire, présente Star Wars sous son aspect le plus léger, le plus grand public et le plus anodin. C’est le genre d’histoire d’action et d’aventure stimulante qui plaira surtout au jeune public et à ceux qui recherchent une petite dose d’évasion, mais qui laisse de côté la grandeur et de l’ampleur des meilleurs récits de Star Wars. » – Radio Times
« C’est une aventure spatiale divertissante et dynamique qui profite du charisme (surtout vocal, mais quand même) de Pedro Pascal dans le rôle du chasseur de primes mandalorien Din Djarin, ainsi que de l’adorable douceur du petit Yoda animatronique, pardon, de Grogu. » – The Hollywood Reporter
« C’est un blockbuster habile et ludique, sans conteste le film Star Wars le plus divertissant depuis les années 1980, même s’il est loin d’être le plus important ou le plus ambitieux. » – The Wrap
En France non plus, la mayonnaise n’a pas vraiment pris. Le film a écopé de la note de 2,8/5 sur Allociné. Là encore, c’est à peine au-dessus de la moyenne, donc loin du grand retour événement de la licence en salles. Peut-être que la réception du public sera plus positive, mais ce n’est pas tellement de bon augure pour le prochain Star Wars : Starfighter, le long-métrage de Shawn Levy qui introduira un nouveau personnage incarné par Ryan Gosling.
Du peu qu’on en sait, ce film attendu chez nous le 26 mai 2027, ne devrait pas avoir de lien direct avec New Jedi Order et la chronologie principale.
https://www.ecranlarge.com/films/news/t ... WJjONrZ57A

Star Wars revient en salles avec The Mandalorian and Grogu, mais la critique n’est pas tellement convaincue par le film avec Pedro Pascal, Sigourney Weaver et Jeremy Allen White.
Avant de retrouver Rey (Daisy Ridley), les Jedi et les sabres laser dans Star Wars : New Jedi Order, de la réalisatrice Sharmeen Obaid-Chinoy, Lucasfilm et Disney ont ramené la franchise Star Wars au cinéma avec The Mandalorian and Grogu, le film de Jon Favreau tiré de la série The Mandalorian. Un choix plutôt curieux, sinon douteux, car il n’a pas grand-chose à voir avec les épopées galactiques des précédents volets (oui, même Solo).
Pour l’instant, donc, ces retrouvailles ne sont pas très chaleureuses. Actuellement, The Mandalorian and Grogu est noté 54/100 sur le site américain Metacritic (sur la base de 38 critiques professionnelles). C’est légèrement plus que la moyenne, certes, et certains médias comme The Wrap ou le New York Post ont été plutôt cléments avec le film, mais pour le « grand » retour de Star Wars au cinéma sept ans après le mal-aimé Star Wars 9, c’est franchement décevant, voire un peu inquiétant. Revue de presse.
« Il y a de timides clins d’œil à L’Empire contre-attaque par-ci et au Retour du Jedi par-là, comme si ces références du réalisateur d’Iron Man, Jon Favreau, avaient un pouvoir magique de revitalisation et n’étaient pas le symptôme d’un film et d’une franchise qui évoluent dans un triste désert créatif. » – The Times
« Ce film n’a aucune raison d’être, si ce n’est dans l’espoir de faire encore plus d’argent » – RogerEbert
« Tout ce dont Disney a besoin pour relancer la franchise après ses sept ans d’absence au cinéma est là. Le problème, c’est que ça concerne seulement une vingtaine de minutes environ. Tout le reste est essentiellement sans intérêt. » – The Telegraph
« Avec The Mandalorian and Grogu, Star Wars a perdu tout sens de l’émerveillement. » – The Independant
« Malheureusement, ça ne fait que confirmer les allégations selon lesquelles il s’agit d’un condensé de quelques épisodes de la saison 4 abandonnée de The Mandalorian dans un film décevant. » – The Irish Times
« En tant que simple récit d’aventures, The Mandalorian et Grogu est très divertissant, grâce notamment à l’adorable Baby Yoda qui fait le gros du travail. Les scènes d’action épiques et la bande originale vibrante contribuent à donner à cette histoire une dimension cinématographique qui marque une nette amélioration par rapport à la saison 3. Pourtant, avec des enjeux étonnamment faibles pour un film Star Wars, l’ensemble finit par paraître assez insignifiant. » – Total Film
« Le premier film Star Wars depuis près d’une décennie ne bouleverse pas la formule : c’est plutôt un épisode supplémentaire de la série, dynamique, mais pas indispensable. Mais Mando reste cool, et Grogu reste mignon » – Empire
« Le résultat est suffisamment fonctionnel et présenté de telle manière qu’on pourrait penser que l’objectif de Lucasfilm était justement d’obtenir un résultat sufffisamment fonctionnel (et absolument inoffensif). » – ScreenCrush
« Le résultat est un film qui, pour le meilleur et pour le pire, présente Star Wars sous son aspect le plus léger, le plus grand public et le plus anodin. C’est le genre d’histoire d’action et d’aventure stimulante qui plaira surtout au jeune public et à ceux qui recherchent une petite dose d’évasion, mais qui laisse de côté la grandeur et de l’ampleur des meilleurs récits de Star Wars. » – Radio Times
« C’est une aventure spatiale divertissante et dynamique qui profite du charisme (surtout vocal, mais quand même) de Pedro Pascal dans le rôle du chasseur de primes mandalorien Din Djarin, ainsi que de l’adorable douceur du petit Yoda animatronique, pardon, de Grogu. » – The Hollywood Reporter
« C’est un blockbuster habile et ludique, sans conteste le film Star Wars le plus divertissant depuis les années 1980, même s’il est loin d’être le plus important ou le plus ambitieux. » – The Wrap
En France non plus, la mayonnaise n’a pas vraiment pris. Le film a écopé de la note de 2,8/5 sur Allociné. Là encore, c’est à peine au-dessus de la moyenne, donc loin du grand retour événement de la licence en salles. Peut-être que la réception du public sera plus positive, mais ce n’est pas tellement de bon augure pour le prochain Star Wars : Starfighter, le long-métrage de Shawn Levy qui introduira un nouveau personnage incarné par Ryan Gosling.
Du peu qu’on en sait, ce film attendu chez nous le 26 mai 2027, ne devrait pas avoir de lien direct avec New Jedi Order et la chronologie principale.
https://www.ecranlarge.com/films/news/t ... WJjONrZ57A

J'ai beaucoup aimé, c'est mieux que je ne le pensais. J'ai particulièrement apprécié le fait qu'ils aient eu recours à beaucoup d'effets spéciaux à l'ancienne et plus particulièrement l'usage des marionnettes. Ça confère au film énormément de charme et de cœur. Certaines scènes sont absolument magiques. Ludwig Göransson fait également du bon boulot à la bande-originale encore une fois.































