Top des Films sortis en 2026

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Tamponn Destartinn
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sokol a écrit : lun. 6 juil. 2026 21:26 Cela dit, le travail sur une toile à broder déjà imprimé est tout à fait honnête mais… rien d’inoubliable…
Merci pour ces précisions.
Ce que tu dis au final ne me parait pas si éloigné de ce que j'en dis sur le centre. La différence étant que pour moi, le film dépasse son statut de film scolaire malgré tout.

Ce qui me plait surtout dans le film, c'est qu'il est à la fois assez scolaire dans sa mise en scène et son scnéario, et en même temps c'est fait de manière si précis, voire chirurgical, qu'on ne peut pas dire que c'est juste un gamin qui reproduit ce qu'il aime chez ses modèles de cinéma. Un peu comme It Follows, mais je suis pas loin de penser que c'est encore plus impressionnant ici.
(la suite sur le centre)
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sokol
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Tamponn Destartinn a écrit : mar. 7 juil. 2026 10:53
(la suite sur le centre)
Honte à moi : je ne t'avais pas lu sur le Centre ! Je fais souvent ça : j'écris d'abord mon avis, puis je lis celui des autres.
Je vais te lire tout de suite !
"Le cinéma n'existe pas en soi, il n'est pas un langage. Il est un instrument d’analyse et c'est tout. Il ne doit pas devenir une fin en soi".
Jean-Marie Straub
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len'
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sokol a écrit : lun. 6 juil. 2026 11:27
20. Obsession ( Curry Barker, USA) 4.0 - C'est un film honnête, dans la mesure où il ne cherche pas à dissimuler les codes qu'il utilise. Mais c'est lassant. Personnellement, j'appelle ce genre de films des « films fantasmés », c'est-à-dire des films vidés du réel.
Un exemple précis : Obsession parle de sexe, on est bien d'accord. Le personnage principal est non seulement amoureux de Nikki, mais littéralement obsédé par elle. Or, leur seule scène de sexe dure une vingtaine de secondes, et c'est l'une des pires du film : une scène purement illustrative, sans la moindre épaisseur. Pourquoi ? Parce que le cinéaste ne pense qu'à revenir aux codes du genre, pensez bien !

Je suis plutôt d’accord avec toi, le film est censé dénoncer des films fantasmés (typiquement les nombreuses comédies américaines où tout se finit toujours bien avec le jeune homme timide et pas très beau qui tombe amoureux d’une jeune femme belle et sûre d’elle) mais il est lui-même fantasmé faute d’une mise en scène qui reste quand même assez académique bien que plus soignée que d’habitude pour un film d’horreur. Le problème n’est pas tant comment il filme la scène de sexe, ni même de filmer littéralement une scène de sexe, que d’expédier ça rapidement faute d’une véritable vision de metteur en scène sur le sujet. C’est pourtant ça le plus horrible, ça devrait s'infuser dans tout le film.


sokol a écrit : lun. 6 juil. 2026 11:27
16. Backrooms (Kane Parsons, USA) 5.0 - À partir du moment où la psychanalyse entre en scène (assez rapidement dans le film), je me suis dit : c'est foutu. Et, bien évidemment, c'était foutu. Car qui dit psychanalyse dit dramatisation, donc : du déjà-vu mille fois.
Or, j'avais regardé la veille ce que le réalisateur avait fait il y a quatre ou cinq ans sur YouTube, et j'avais trouvé ça passionnant.
À qui la faute ? Le générique donne l'indice : Will Soodik, le scénariste, probablement imposé par la maison de production (la très branchouille A24). On passe de la très intéressante idée des espaces liminaires et des creepypastas (le début du film est brillant) à la psychanalyse, c'est-à-dire au divorce, à l'alcoolisme, à l'agoraphobie, et j'en passe.
Eh merde...

Oui, c’est dommage, le début partait bien et voilà la séance psy qui vient tout gâcher. Ils ne peuvent pas s’en empêcher, il faut très vite des explications rationnelles au risque de perdre le public. Je ne connaissais pas le travail préalable du réalisateur, et je regrette de ne pas l’avoir découvert sur youtube parce qu’il semble y être plus à sa place que dans un film avec un certain budget et les contraintes qui vont avec. Ce qu’il réalise m’a fait beaucoup penser à la saga de jeux vidéos Silent Hill, en particulier le 4, notamment avec cette idée d’enfermement dans des espaces alternés et avec une menace également déformée (le principal défaut des jeux était aussi ce côté psychanalytique, même si c’était plus abstrait et donc moins gênant). Je ne sais pas s’il est fan de ces jeux et de jeux vidéos en général mais ça ne m’étonnerait pas du tout. Ça m’a fait penser aussi à ce que fait parfois l’intelligence artificielle quand elle régurgite de ce qu’on connaît déjà sous des formes variables, bizarres et dérangeantes. Vraiment un artiste de notre temps ce Kane Parsons, mais je ne suis pas sûr qu'il s’épanouisse bien au cinéma.
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sokol
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len' a écrit : mar. 7 juil. 2026 16:22 Vraiment un artiste de notre temps ce Kane Parsons, mais je ne suis pas sûr qu'il s’épanouisse bien au cinéma.
Oui, un "artiste de notre temps', comme tu dis. Mais au-delà de son talent intrinsèque (encore que, personnellement, je sois de la vieille école, celle de Jacques Brel, qui disait ne pas croire au talent mais à l'envie), je dirais que Kane est avant tout un jeune homme qui a envie de faire des choses.

Mais problème est ailleurs. Politiquement, ce film est abject, à l'image de son époque ("de notre temps"). Le dernier plan en constitue d'ailleurs l'aveu le plus éclatant (d'ailleurs, j'accorde volontiers que cette conclusion relève avant tout d'une décision du scénariste : le pauvre Kane n'y est probablement pour rien).

Je ne crois pas qu'on puisse poser la question en termes d'épanouissement au cinéma. D'abord parce qu'il est américain (leur cinéma est strictement subordonné à la rentabilité, on le sait tous). Ensuite, même en imaginant qu'il s'émancipe intellectuellement (politiquement, artistiquement, cinéphiliquement ), je doute que son passage par le jeu vidéo puisse constituer un véritable tremplin.

Car le problème n'est pas seulement celui des contenus ; il est inscrit dans la forme même du médium. Le jeu vidéo est bâti sur une grammaire profondément conservatrice (le mérite individuel est au centre de tout; le monde y fonctionne comme un système de règles fixes ; les conflits s'y résolvent le plus souvent par la violence ; la logique d'accumulation y règne partout : monter de niveau, collectionner des objets, agrandir un empire, optimiser une économie… Autant de mécaniques qui récompensent la croissance continue). Même les jeux qui se veulent critiques reproduisent souvent ces logiques, parce qu'elles sont particulièrement efficaces du point de vue du gameplay. mais très probablement tu sais tout ça.

Le cinéma, du moins celui qu'on défend, procède à l'inverse (il accueille le doute, l'ambiguïté, la contradiction, l'irrésolu). Il ne consiste pas à résoudre un système, mais à ouvrir des questions. À faire vaciller le regard plutôt qu'à conforter le joueur dans sa capacité à maîtriser le monde.

Dans ces conditions, je vois mal comment ce médium pourrait conduire à ce qu'on appelle communément du cinéma. Techniquement, peut etre : il apprend à découper l'espace, à penser le mouvement, à mettre en scène une action. Mais artistiquement et politiquement, j'ai plutôt l'impression qu'il inculque des réflexes qui sont presque l'exact contraire du cinéma qu'on aime : toi qui as bien plus aimé que nous le dernier Spielberg, et je pense que tu as, au fond, un peu plus raison que nous, tu es bien placé pour comprendre ce que je veux dire...
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sokol a écrit : mer. 8 juil. 2026 10:24
len' a écrit : mar. 7 juil. 2026 16:22 Vraiment un artiste de notre temps ce Kane Parsons, mais je ne suis pas sûr qu'il s’épanouisse bien au cinéma.
Oui, un "artiste de notre temps', comme tu dis. Mais au-delà de son talent intrinsèque (encore que, personnellement, je sois de la vieille école, celle de Jacques Brel, qui disait ne pas croire au talent mais à l'envie), je dirais que Kane est avant tout un jeune homme qui a envie de faire des choses.

Mais problème est ailleurs. Politiquement, ce film est abject, à l'image de son époque ("de notre temps"). Le dernier plan en constitue d'ailleurs l'aveu le plus éclatant (d'ailleurs, j'accorde volontiers que cette conclusion relève avant tout d'une décision du scénariste : le pauvre Kane n'y est probablement pour rien).

Je ne crois pas qu'on puisse poser la question en termes d'épanouissement au cinéma. D'abord parce qu'il est américain (leur cinéma est strictement subordonné à la rentabilité, on le sait tous). Ensuite, même en imaginant qu'il s'émancipe intellectuellement (politiquement, artistiquement, cinéphiliquement ), je doute que son passage par le jeu vidéo puisse constituer un véritable tremplin.

Car le problème n'est pas seulement celui des contenus ; il est inscrit dans la forme même du médium. Le jeu vidéo est bâti sur une grammaire profondément conservatrice (le mérite individuel est au centre de tout; le monde y fonctionne comme un système de règles fixes ; les conflits s'y résolvent le plus souvent par la violence ; la logique d'accumulation y règne partout : monter de niveau, collectionner des objets, agrandir un empire, optimiser une économie… Autant de mécaniques qui récompensent la croissance continue). Même les jeux qui se veulent critiques reproduisent souvent ces logiques, parce qu'elles sont particulièrement efficaces du point de vue du gameplay. mais très probablement tu sais tout ça.

Le cinéma, du moins celui qu'on défend, procède à l'inverse (il accueille le doute, l'ambiguïté, la contradiction, l'irrésolu). Il ne consiste pas à résoudre un système, mais à ouvrir des questions. À faire vaciller le regard plutôt qu'à conforter le joueur dans sa capacité à maîtriser le monde.

Dans ces conditions, je vois mal comment ce médium pourrait conduire à ce qu'on appelle communément du cinéma. Techniquement, peut etre : il apprend à découper l'espace, à penser le mouvement, à mettre en scène une action. Mais artistiquement et politiquement, j'ai plutôt l'impression qu'il inculque des réflexes qui sont presque l'exact contraire du cinéma qu'on aime : toi qui as bien plus aimé que nous le dernier Spielberg, et je pense que tu as, au fond, un peu plus raison que nous, tu es bien placé pour comprendre ce que je veux dire...
Je n’ai pas dit qu’il devait aller dans le jeu vidéo, j’ai juste dit qu’il devait être influencé par les jeux vidéos, tout comme l’est Quentin Dupieux et bien d’autres. Dans les principes que tu décris, tu oublies tous les aspects aléatoires qui sont propres au jeu vidéo et qui n’ont rien de conservateur. Il y a les bugs qu’affectionne Dupieux, les couloirs où on tourne en rond pendant des heures qui fascinent manifestement Kane Parsons, les personnages qui divaguent ou se coincent dans le décor… En fait, comme eux, ce qui m’intéresse le plus dans les jeux ce sont les anomalies ou au moins une certaine liberté qui suscite des interrogations. Même si le cinéma est ce que je préfère, chaque médium a ses spécificités qui peuvent être plus ou moins intéressantes et inspirantes, ce serait dommage de s’y refuser. Ce qui me dérange, c'est la tendance qu'ont beaucoup de jeux d'aujourd'hui à vouloir être des films, niant leur spécificité, comme quand le cinéma cherche avant tout à raconter des histoires au lieu de faire de la mise en scène. Par contre, il n'est pas interdit d'être un bon cinéaste tout en étant influencé par les jeux vidéos. C'est le cas de Dupieux, qu'on aime bien tous les deux il me semble, au moins pour certains films.
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@len'
Franchement, je ne vois pas d’où tu sors cette influence supposée et décisive des jeux vidéo sur Dupieux. Et, que je sache, avant d’être cinéaste, c’était un DJ et non un créateur de jeux vidéo : il est avant tout issu de la musique électronique (dans les années 1990, il se fait connaître sous le pseudonyme de Mr. Oizo).
Que certains de ses films partage certains traits avec la culture vidéoludique (des univers qui fonctionnent selon des règles arbitraires, comme dans un jeu, une progression par « niveaux » ou par défis, des boucles narratives et une logique parfois proche du « gameplay ») je veux bien reconnaître mais ses influences revendiquées sont davantage à chercher du côté du cinéma (par exemple Luis Buñuel, David Lynch ou Quentin Tarantino), de l’humour absurde et de la musique électronique : Steak ou Yannick (ses plus beaux films par exemple) n’ont vraiment pas grand chose à voir avec les jeux vidéo, me semble t il
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sokol a écrit : mer. 8 juil. 2026 21:45
Je ne sais pas s’il le revendique ou pas, mais ça se ressent dans la construction de tous ses films, c’est pas simplement des éléments disséminés par-ci par-là. Rien que sa manière de réfléchir un film en amont ressemble à celle d’un créateur de jeu qui commence à élaborer un gameplay. Pas besoin d’avoir été un concepteur de jeu lui-même, ni même un joueur assidu, mais difficile d’imaginer qu’il n’y a aucune influence vidéoludique là-dedans. Ce n’est pas un hasard si ses films attirent souvent l’attention de joueurs. Je sais bien qu’il vient de la musique électronique, c’est comme ça que je l’ai connu à la base, c’est aussi une influence pour lui, tout comme Buñuel, Dali, ses rêves (comme Lynch)… Il touche un peu à tout et c’est très bien comme ça.
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groil_groil
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1. Marty Supreme - Josh Safdie
2. Backrooms – Kane Parsons
3. The Mastermind - Kelly Reichardt
4. La Chaleur – Stéphane Demoustier
5. La Vénus Electrique - Pierre Salvadori
6. L'Oeuvre Invisible - Avril Tembouret & Vladimir Radionov
7. L’Abandon - Vincent Garenq
8. Is This Thing On? - Bradley Cooper
9. Ella McCay - James L. Brooks
10. Maigret et le Mort Amoureux - Pascal Bonitzer
11. Baise-en-ville - Martin Jauvat
12. Eruption – Erupcja - Pete Ohs
13. Le Mage du Kremlin - The Wizard of the Kremlin - Olivier Assayas
14. Father Mother Sister Brother - Jim Jarmusch
15. Dreams - Michel Franco
16. Le Diable s'habille en Prada 2 - The Devil wears Prada 2 - David Frankel
17. A Pied d'œuvre - Valérie Donzelli
18. La Poupée - Sophie Beaulieu
19. Grand Ciel - Akihiro Hata
20. Victor comme tout le monde - Pascal Bonitzer
21. Autofiction - Amarga Navidad - Pedro Almodóvar
22. Les Enfants de la Résistance - Christophe Barratier
23. Super Mario Galaxy - The Super Mario Galaxy Movie - Aaron Horvath & Michael Jelenic
24. The Plague - Charlie Polinger
25. The Drama - Kristoffer Borgli
26. Le Vertige - Quentin Dupieux
27. Disclosure Day – Steven Spielberg
28. Gourou - Yann Gozlan
29. Hamnet - Chloé Zhao
30. L'Enfant-Bêlier - Martha Bergman
31. La Corde au Cou - Dead Man's Wire - Gus Van Sant
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groil_groil a écrit : jeu. 9 juil. 2026 13:05 4. La Chaleur – Stéphane Demoustier
Je confonds toujours Stéphane Demoustier avec... Nicolas Pariser ! :D À chaque fois, je vais vérifier la filmographie de l'un et de l'autre. Et, comme Anaïs Demoustier (dont je viens d'apprendre qu'elle est la sœur de Stéphane :hypnose: ) joue dans le très beau "Alice et le Maire" de Nicolas, bonjour l'amalgame !

Et je me rends compte que je n'aime finalement pas tant que ça les films de Stéphane (qui en réalise d'ailleurs bien plus que Nicolas)
"Le cinéma n'existe pas en soi, il n'est pas un langage. Il est un instrument d’analyse et c'est tout. Il ne doit pas devenir une fin en soi".
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sokol a écrit : jeu. 9 juil. 2026 13:23
groil_groil a écrit : jeu. 9 juil. 2026 13:05 4. La Chaleur – Stéphane Demoustier
Je confonds toujours Stéphane Demoustier avec... Nicolas Pariser ! :D À chaque fois, je vais vérifier la filmographie de l'un et de l'autre. Et, comme Anaïs Demoustier (dont je viens d'apprendre qu'elle est la sœur de Stéphane :hypnose: ) joue dans le très beau "Alice et le Maire" de Nicolas, bonjour l'amalgame !

Et je me rends compte que je n'aime finalement pas tant que ça les films de Stéphane (qui en réalise d'ailleurs bien plus que Nicolas)
ah oui marrant, j'aime bien les deux d'ailleurs.
Curieux de savoir ce que tu penseras de La Chaleur, mais je pense que ce n'est pas ton truc.
On dirait du Cantet réussi sur ce coup.
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groil_groil a écrit : jeu. 9 juil. 2026 14:01
On dirait du Cantet réussi sur ce coup.
J'ai pensé aux films de Cantet, c’est drôle
"Le cinéma n'existe pas en soi, il n'est pas un langage. Il est un instrument d’analyse et c'est tout. Il ne doit pas devenir une fin en soi".
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HC 1 : Kill Bill: The Whole Bloody Affair – Quentin Tarantino

1. Disclosure Day – Steven Spielberg
2. Marty Supreme – Josh Safdie
3. Soudain – Kyuu ni guai ga waruku naru – Ryusuke Hamaguchi
4. La Vénus électrique – Pierre Salvadori
5. Notre salut – Emmanuel Marre

6. L'Inconnue – Arthur Harari
7. Moulin – László Nemes
8. L'Abandon – Vincent Garenq
9. Paper Tiger – James Gray
10. Projet dernière chance – Project Hail Mary – Phil Lord et Christopher Miller
11. Quelques mots d'amour – Rudi Rosenberg
12. La Libertad Doble – Lisandro Alonso
13. Le Gâteau du Président – Mamlaket Al-Qasab – Hasan Hadi
14. Teenage Sex and Death at Camp Miasma – Jane Schoenbrun
15. Obsession – Curry Barker
16. Roma elastica – Bertrand Mandico
17. Journal d’une femme de chambre – Radu Jude
18. The Mandalorian and Grogu – Jon Favreau

19. L’Être aimé – El ser querido – Rodrigo Sorogoyen
20. Dégel – The Meltdown – Manuela Martelli
21. Autofiction – Amarga Navidad – Pedro Almodóvar
22. L’Espèce explosive – Sarah Arnold
23. Sanguine – Marion Le Corroller
24. La Vie d'une femme – Charline Bourgeois-Tacquet
25. La bola negra – Javier Ambrossi et Javier Calvo
26. Les Fleurs du manguier – Harà Watan – Akio Fujimoto
27. Love on Trial – Renai Saiban – Koji Fukada
28. Michael – Antoine Fuqua
29. Le Diable s'habille en Prada 2 – The Devil Wears Prada 2 – David Frankel
30. The Mastermind – Kelly Reichardt
31. Backrooms – Kane Parsons
32. L'Aventure rêvée – Das geträumte Abenteuer – Valeska Grisebach
33. The Christophers – Steven Soderbergh
34. Woman and Child – Zan O Bacheh – Saeed Roustaee
35. Les Rayons et les Ombres – Xavier Giannoli

36. Viva – Aina Clotet
37. Coward – Lukas Dhont
38. Toy Story 5 – Andrew Stanton et McKenna Harris
39. Fatherland – Paweł Pawlikowski
40. Gabin – Maxence Voiseux
41. Quelques jours à Nagi – Nagi Notes – Kōji Fukada
42. Super Mario Galaxy, le film – The Super Mario Galaxy Movie – Aaron Horvath et Michael Jelenic
43. The Drama – Kristoffer Borgli
44. Le Vertige – Quentin Dupieux
45. La Corde au cou – Dead Man's Wire – Gus Van Sant
46. Aucun autre choix – Eojjeolsugaeobsda – Park Chan-Wook
47. Planètes – Momoko Seto

48. Father Mother Sister Brother – Jim Jarmusch
49. Send Help – Sam Raimi
50. Scream 7 – Kevin Williamson
51. Jumpers – Hoppers – Daniel Chong
52. Colony – Gun-Che – Yeon Sang-Ho

53. Butterfly Jam – Kantemir Balagov
54. Histoires parallèles – Asghar Farhadi

A venir :
1. Full Phil – Quentin Dupieux
2. Gentle Monster – Marie Kreutzer
3. Diamond – Andy García
4. Merci d’être venu – Alain Cavalier
5. Blaise – Dimitri Planchon et Jean-Paul Guigue
6. The Man I Love – Ira Sachs
7. The End Of It – Maria Martinez Bayona
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B-Lyndon
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1. Soudain – Ryūsuke Hamaguchi

2. Dreams – Michel Franco
3. Nuestra tierra – Lucrecia Martel

4. Backrooms – Kane Parsons
5. Obsession – Curry Barker

6. The Mastermind – Kelly Reichardt
7. Dao – Alain Gomis

8. Alter Ego – Nicolas Charlet et Bruno Lavaine
« j’aurais voulu t’offrir cent mille cigarettes blondes, douze robes des grands couturiers, l’appartement de la rue de Seine, une automobile, la petite maison de la forêt de Compiègne, celle de Belle-Isle et un petit bouquet à quatre sous »
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sokol
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Je les reverrais bien un jour :

1. Affection affection (Alexia Walther et Maxime Matray, France) 9.9
2. Eruption (Pete Ohs, USA/Pologne) 9.0
3. Marty Supreme 9.0
4. The Mastermind (Kelly Reichardt, USA) 9.0
5. La corde au cou (Gus Van Sant, USA) 9.0


Une fois ça suffît :

6. Father mother sister brother (Jim Jarmusch, USA) 7.8
7. Le Mystérieux regard du flamant rose (Diego Cespedes, Chili) 7.5
8. Dreams (Michel Franco, USA) 7.3
9. Is this thing on ? (Bradley Cooper, USA) 7.0
10. Mes amis indésirables (Julia Loktev, Russie) 7.0
11. Hayat - La vie ( Zeki Demirkubuz, Turquie) 6.5
12. Nuestra Tierra (Lucretia Martel, Argentine) 6.0
13. Romería (Carla Simon, Espagne) 5.5
14. Backrooms (Kane Parsons, USA) 5.0
15. Disclosure Day (Steven Spielberg, USA) 5.0
16. Aucun autre choix (Park Chan-Wook, Corée du Sud) 5.5
17. La Chaleur (Stéphane Demoustier, France) 5.0 -En sortant du cinéma (déjà, il ne me restait presque plus rien du film), je me suis demandé quel était ce film que j'avais vu récemment, traitant d'un sujet assez similaire mais qui, contrairement à celui-ci, m'avait hanté bien après la projection. J'ai fini par retrouver : il s'agissait du dernier Eastwood, Juré n° 2, que j'avais d'ailleurs revu dans un avion, ce qui n'avait fait que confirmer la beauté du film.
Je me suis alors posé la question suivante : étant donné que la mise en scène d'Eastwood est infiniment plus classique que celle du film que je venais de voir, qu'est-ce qui fait de Juré n° 2 une œuvre autrement plus marquante ? (Parlons d'un film en évoquant un autre)
Le jeu des acteurs me semble pourtant très bonne dans les deux cas. Le scénario, lui aussi, tient la route. Alors où se situe la différence ?
Très probablement dans les plans. Le plus amusant est que le film de Demoustier contient bien davantage de plans-séquences que celui de l'Américain mais, MAIS, beaucoup moins de plans, tout court. Chez Eastwood, chaque plan existe pour lui-même : il a un poids, une nécessité, une durée, une fonction dramatique. Chez Demoustier, les plans-séquences semble presque insignifiants, alors qu'Eastwood, avec un découpage beaucoup plus classique, produit paradoxalement une mise en scène bien plus forte ! Ce n'est donc pas la longueur des plans qui fait le cinéma, mais leur justesse; ce qui compte n'est pas le plan-séquence en lui-même, mais la nécessité de chaque plan.
Après, j'ai trouvé intéressantes certaines idées du film, comme celle de l'adultification (à nos jours, on a parfois l'impression qu'à 15 ans, plus personne ne doit être vierge ! C'est ahurissant !), ou encore son versant sur la gérontocratie et le vieillissement de nos sociétés (après tout, il ne faut pas s'étonner que, lorsqu'on surprend Xi Jinping et Poutine en train de discuter, ils parlent d'immortalité humaine).
Mais tout cela n'est qu'effleuré. Personnellement, j'en aurais fait le véritable sujet du film, en laissant de côté l'intrigue criminelle.

18. Ella McCay (James Brooks, USA) 5.0


Je n’aurais pas dû aller les voir :


19. Pillion (Harry Lighton, UK) 4.0
20. Le gâteau du président (Hasan Hadi, Irak/USA) 4.0
21. Obsession ( Curry Barker, USA) 4.0
22. La couleuvre noire (Aurélien Vernhes-Lermusiaux France/Colombie) 3.0
23. Les roches rouges (Bruno Dumont, France/Portugal/Italie) 2.0
24. La fille du Konbini ( Yûho Ishibashi, Japon) 0.0
25. Dao (Alain Gomis, France) 0.0
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sokol a écrit : lun. 13 juil. 2026 10:42 Ce n'est donc pas la longueur des plans qui fait le cinéma, mais leur justesse; ce qui compte n'est pas le plan-séquence en lui-même, mais la nécessité de chaque plan.
:jap:
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yhi
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sokol a écrit : lun. 13 juil. 2026 10:42 je me suis demandé quel était ce film que j'avais vu récemment, traitant d'un sujet assez similaire mais qui, contrairement à celui-ci, m'avait hanté bien après la projection
C'est étonnant que toi qui es toujours sur le dos du scénario tu rapproches deux films qui n'ont en commun qu'un point scénaristique.

D'après moi les deux films ne "traitent pas du tout d'un sujet similaire". Le film d'Eastwood traite de la culpabilité et du système juridique américain (d'où une mise en scène très procédurale et utilitaire comme tu peux la décrire). Le film de Demoustier (qui ne s'appelle pas "les remords" mais "la chaleur") traite en premier lieu de l'adolescence et d'une fin d'été, double période de "chaleurs". D'où une mise en scène beaucoup plus flottante, au rythme des vagues et d'une ambiance étouffante (bien vu ci-dessus pour le rapprochement avec Cantet qui me semble très juste). La mort, ou la disparition, car c'est à se demander à quel point ce n'est pas fantasmé, ne sert que de mécanique d'arrière plan mais n'est pas le sujet central.
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yhi a écrit : lun. 13 juil. 2026 13:39
sokol a écrit : lun. 13 juil. 2026 10:42 je me suis demandé quel était ce film que j'avais vu récemment, traitant d'un sujet assez similaire mais qui, contrairement à celui-ci, m'avait hanté bien après la projection
C'est étonnant que toi qui es toujours sur le dos du scénario tu rapproches deux films qui n'ont en commun qu'un point scénaristique.
Ben, c'est suffisant pour y penser, non ? :)
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sokol
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len' a écrit : lun. 13 juil. 2026 12:38
sokol a écrit : lun. 13 juil. 2026 10:42 Ce n'est donc pas la longueur des plans qui fait le cinéma, mais leur justesse; ce qui compte n'est pas le plan-séquence en lui-même, mais la nécessité de chaque plan.
:jap:
De toute façon, je n'ai rien inventé :D

Sauf cette phrase : « Un bon cinéaste est un cinéaste qui sait quand il faut couper » (Elle exprime, d'une autre manière, une partie de ce que j'ai écrit plus haut)
"Le cinéma n'existe pas en soi, il n'est pas un langage. Il est un instrument d’analyse et c'est tout. Il ne doit pas devenir une fin en soi".
Jean-Marie Straub
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