Le Cercle des profileurs disparus
- NaughtyDog
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2 Dupieux à Cannes et 2 films mid

Full Phil est du pur Dupieux, à part que les acteurs principaux sont anglophones : Woody Harrelson et Kristen Stewart en père-fille dans un hotel parisien, alors que le 1er souhaite renforcer ses liens avec elle. Dupieux joue toujours sur l'absurde, avec Kristen Stewart en goinfre (il n'y a pas une minute où on ne la voit pas ingurgiter quelque chose) cinéphile (un film dans le film en noir et blanc impliquant 2 scientifiques étudiant un ersatz de la Créature du lac noir). Comme douvent il y a de vraies saillies (Charlotte le Bon en hôtesse envahissante) et il y a même une cohérence thématique vis-à-vis de la création dévorant le créateur. Mais Dupieux enchaine aussi des tunnels de dialogues désservant la rythmique comique.
2/5

Le Vertige est franchement drôoe pendant 30 min, Dupieux ayant compris que le visuel participe aussi à l'identité humoristique de cette oeuvre entre le canular et l'audace : Alain Chabat et Jonathan Cohen dans un monde fictif à l'estgétique PS1/Dreamcast. Le comique vient ainsi des démarches et interactions entre les éléments, comme si des persos de machinima tentaient de comprendre qu'ils sont dans une simulation.
Mais ensuire Dupieux bifurque vers quelque chose d'autre (une critique du monde marketing en somme) qui à mon sens dilue complètement les pistes thématiques et créatives du projet.
2.5/5
J'ai adoré Moulin

Les 15 premières minutes du film semblent classiques au 1er abord, présentant Jean Moulin dans son quotidien : dous faux-nom à son retour de Londres, se réunifiant aux autres pontes de la Résistance et briefant une jeune femme dans un bar sur les informations à diffuser. Du pur film d'espionnage en somme qui n'est pas un biopic.
Et dès un évènement survenant au bout de 20 min (un raid des SS au sein d'un cabinet lédical), le film nous chope par le col pour ne plus nous lâcher. Le très bon script d'Olivier Demangel articule alors un film de prison autant qu'un duel psychologique entre Moulin (Gilles Lellouche est excellent dans une partition plus retenue) et Klaus Barbie (Lars Eidinger est terrifiant) pour que le second brise le 1er.
Ce faisant, les dialogues (et ce jeu de faux-semblant quand l'un tente de percer la couverture de l'autre) permettent de créer une tension crescendo, et d'en apprendre plus sur ces 2 protagonistes.
De plus Ládló Nemes propose sa mise en scène virtuose habituelle, dopée par une superbe photo en 35mm. Il y a plusieurs moments de grâce filmique (ce plan-séquence circulaire dans la cour de prison est du grand art digne du cinéma soviétique). Le tout jusqu'à un final déchirant : Moulin parvient à ne jamais etre doloriste ou graphique (malgré sa violence) tout en étant inspirant (malgré le destin du personnage). Bref du très veau cinéma !
4/5

Full Phil est du pur Dupieux, à part que les acteurs principaux sont anglophones : Woody Harrelson et Kristen Stewart en père-fille dans un hotel parisien, alors que le 1er souhaite renforcer ses liens avec elle. Dupieux joue toujours sur l'absurde, avec Kristen Stewart en goinfre (il n'y a pas une minute où on ne la voit pas ingurgiter quelque chose) cinéphile (un film dans le film en noir et blanc impliquant 2 scientifiques étudiant un ersatz de la Créature du lac noir). Comme douvent il y a de vraies saillies (Charlotte le Bon en hôtesse envahissante) et il y a même une cohérence thématique vis-à-vis de la création dévorant le créateur. Mais Dupieux enchaine aussi des tunnels de dialogues désservant la rythmique comique.
2/5

Le Vertige est franchement drôoe pendant 30 min, Dupieux ayant compris que le visuel participe aussi à l'identité humoristique de cette oeuvre entre le canular et l'audace : Alain Chabat et Jonathan Cohen dans un monde fictif à l'estgétique PS1/Dreamcast. Le comique vient ainsi des démarches et interactions entre les éléments, comme si des persos de machinima tentaient de comprendre qu'ils sont dans une simulation.
Mais ensuire Dupieux bifurque vers quelque chose d'autre (une critique du monde marketing en somme) qui à mon sens dilue complètement les pistes thématiques et créatives du projet.
2.5/5
J'ai adoré Moulin

Les 15 premières minutes du film semblent classiques au 1er abord, présentant Jean Moulin dans son quotidien : dous faux-nom à son retour de Londres, se réunifiant aux autres pontes de la Résistance et briefant une jeune femme dans un bar sur les informations à diffuser. Du pur film d'espionnage en somme qui n'est pas un biopic.
Et dès un évènement survenant au bout de 20 min (un raid des SS au sein d'un cabinet lédical), le film nous chope par le col pour ne plus nous lâcher. Le très bon script d'Olivier Demangel articule alors un film de prison autant qu'un duel psychologique entre Moulin (Gilles Lellouche est excellent dans une partition plus retenue) et Klaus Barbie (Lars Eidinger est terrifiant) pour que le second brise le 1er.
Ce faisant, les dialogues (et ce jeu de faux-semblant quand l'un tente de percer la couverture de l'autre) permettent de créer une tension crescendo, et d'en apprendre plus sur ces 2 protagonistes.
De plus Ládló Nemes propose sa mise en scène virtuose habituelle, dopée par une superbe photo en 35mm. Il y a plusieurs moments de grâce filmique (ce plan-séquence circulaire dans la cour de prison est du grand art digne du cinéma soviétique). Le tout jusqu'à un final déchirant : Moulin parvient à ne jamais etre doloriste ou graphique (malgré sa violence) tout en étant inspirant (malgré le destin du personnage). Bref du très veau cinéma !
4/5


