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Top des Films sortis en 2026

Posté : mar. 7 juil. 2026 10:53
par Tamponn Destartinn
sokol a écrit : lun. 6 juil. 2026 21:26 Cela dit, le travail sur une toile à broder déjà imprimé est tout à fait honnête mais… rien d’inoubliable…
Merci pour ces précisions.
Ce que tu dis au final ne me parait pas si éloigné de ce que j'en dis sur le centre. La différence étant que pour moi, le film dépasse son statut de film scolaire malgré tout.

Ce qui me plait surtout dans le film, c'est qu'il est à la fois assez scolaire dans sa mise en scène et son scnéario, et en même temps c'est fait de manière si précis, voire chirurgical, qu'on ne peut pas dire que c'est juste un gamin qui reproduit ce qu'il aime chez ses modèles de cinéma. Un peu comme It Follows, mais je suis pas loin de penser que c'est encore plus impressionnant ici.
(la suite sur le centre)

Top des Films sortis en 2026

Posté : mar. 7 juil. 2026 11:48
par sokol
Tamponn Destartinn a écrit : mar. 7 juil. 2026 10:53
(la suite sur le centre)
Honte à moi : je ne t'avais pas lu sur le Centre ! Je fais souvent ça : j'écris d'abord mon avis, puis je lis celui des autres.
Je vais te lire tout de suite !

Top des Films sortis en 2026

Posté : mar. 7 juil. 2026 16:22
par len'
sokol a écrit : lun. 6 juil. 2026 11:27
20. Obsession ( Curry Barker, USA) 4.0 - C'est un film honnête, dans la mesure où il ne cherche pas à dissimuler les codes qu'il utilise. Mais c'est lassant. Personnellement, j'appelle ce genre de films des « films fantasmés », c'est-à-dire des films vidés du réel.
Un exemple précis : Obsession parle de sexe, on est bien d'accord. Le personnage principal est non seulement amoureux de Nikki, mais littéralement obsédé par elle. Or, leur seule scène de sexe dure une vingtaine de secondes, et c'est l'une des pires du film : une scène purement illustrative, sans la moindre épaisseur. Pourquoi ? Parce que le cinéaste ne pense qu'à revenir aux codes du genre, pensez bien !

Je suis plutôt d’accord avec toi, le film est censé dénoncer des films fantasmés (typiquement les nombreuses comédies américaines où tout se finit toujours bien avec le jeune homme timide et pas très beau qui tombe amoureux d’une jeune femme belle et sûre d’elle) mais il est lui-même fantasmé faute d’une mise en scène qui reste quand même assez académique bien que plus soignée que d’habitude pour un film d’horreur. Le problème n’est pas tant comment il filme la scène de sexe, ni même de filmer littéralement une scène de sexe, que d’expédier ça rapidement faute d’une véritable vision de metteur en scène sur le sujet. C’est pourtant ça le plus horrible, ça devrait s'infuser dans tout le film.


sokol a écrit : lun. 6 juil. 2026 11:27
16. Backrooms (Kane Parsons, USA) 5.0 - À partir du moment où la psychanalyse entre en scène (assez rapidement dans le film), je me suis dit : c'est foutu. Et, bien évidemment, c'était foutu. Car qui dit psychanalyse dit dramatisation, donc : du déjà-vu mille fois.
Or, j'avais regardé la veille ce que le réalisateur avait fait il y a quatre ou cinq ans sur YouTube, et j'avais trouvé ça passionnant.
À qui la faute ? Le générique donne l'indice : Will Soodik, le scénariste, probablement imposé par la maison de production (la très branchouille A24). On passe de la très intéressante idée des espaces liminaires et des creepypastas (le début du film est brillant) à la psychanalyse, c'est-à-dire au divorce, à l'alcoolisme, à l'agoraphobie, et j'en passe.
Eh merde...

Oui, c’est dommage, le début partait bien et voilà la séance psy qui vient tout gâcher. Ils ne peuvent pas s’en empêcher, il faut très vite des explications rationnelles au risque de perdre le public. Je ne connaissais pas le travail préalable du réalisateur, et je regrette de ne pas l’avoir découvert sur youtube parce qu’il semble y être plus à sa place que dans un film avec un certain budget et les contraintes qui vont avec. Ce qu’il réalise m’a fait beaucoup penser à la saga de jeux vidéos Silent Hill, en particulier le 4, notamment avec cette idée d’enfermement dans des espaces alternés et avec une menace également déformée (le principal défaut des jeux était aussi ce côté psychanalytique, même si c’était plus abstrait et donc moins gênant). Je ne sais pas s’il est fan de ces jeux et de jeux vidéos en général mais ça ne m’étonnerait pas du tout. Ça m’a fait penser aussi à ce que fait parfois l’intelligence artificielle quand elle régurgite de ce qu’on connaît déjà sous des formes variables, bizarres et dérangeantes. Vraiment un artiste de notre temps ce Kane Parsons, mais je ne suis pas sûr qu'il s’épanouisse bien au cinéma.