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Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : mar. 2 déc. 2025 21:16
par Next
Après s'être un peu rempli les poches chez Disney sur l'oubliable Peter Pan, David Lowery reviendra au vrai Cinéma (suivant les excellents A Ghost Story et The Green Knight) le printemps prochain avec Mother Mary.

Une histoire encore un peu mystérieuse entre icônes de la Pop et de la Mode.



Bref, pendant que @Zefurin ira voir Anne Hathaway dans la suite du Diable s'habille en Prada, moi j'irai plutôt voir cette même Anne Hathaway dans la salle à côté. :D

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : mar. 2 déc. 2025 22:21
par Breaking the Bat
Curieux !
Son Peter Pan m'avait un peu refroidi mais le reste de sa filmo reste très propre. Et puis Anne quoi :love2:

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : mer. 3 déc. 2025 16:03
par Zefurin
Next a écrit : mar. 2 déc. 2025 21:16

Le sujet ne me passionne pas trop (ça a l'air d'être une sorte de scénario "Black Swan" transposé au monde de la pop).
Mais Anne et Lowery sont deux trés bons arguments. Je n'ai rien vu d'autre de Lowery depuis Green Knight d'ailleurs...

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : mer. 3 déc. 2025 19:09
par MisterM
Je n'ai aimé ni GS ni GK, deux objets d'esthète poseur.
Pas vu Peter Pan et je sais que je ne manque rien.
Ne verrai pas non plus cette BA, pas envie de risquer de me faire piéger. :o

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : mer. 3 déc. 2025 23:37
par Zefurin
MisterM a écrit : mer. 3 déc. 2025 19:09 Je n'ai aimé ni GS ni GK, deux objets d'esthète poseur.
Pas vu Peter Pan et je sais que je ne manque rien.
Ne verrai pas non plus cette BA, pas envie de risquer de me faire piéger. :o
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Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : jeu. 4 déc. 2025 21:41
par MisterM
Zefurin a écrit : mer. 3 déc. 2025 23:37 Image
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Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : ven. 5 déc. 2025 11:16
par Tulio
MisterM a écrit : mer. 3 déc. 2025 19:09Je n'ai aimé ni GS ni GK, deux objets d'esthète poseur.
Complètement d'accord : Lowery est l'un des cinéastes les plus surestimés du moment. L'effet A24 sans doute.

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : lun. 8 déc. 2025 11:30
par Zefurin
Tulio a écrit : ven. 5 déc. 2025 11:16
MisterM a écrit : mer. 3 déc. 2025 19:09Je n'ai aimé ni GS ni GK, deux objets d'esthète poseur.
Complètement d'accord : Lowery est l'un des cinéastes les plus surestimés du moment. L'effet A24 sans doute.
A24 c'est la dernière étincelle de créativité d'Hollywood, donc je vais pas cracher dans la soupe.

Green Knight est un pur chef d'œuvre. :o
Je ne suis pas loin de trouver que c'est la meilleur adaptation d'une légende arthurienne au cinéma que j'ai vu.

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Un bonheur ce film.

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : jeu. 11 déc. 2025 13:30
par Tulio
Zefurin a écrit : lun. 8 déc. 2025 11:30Green Knight est un pur chef d'œuvre.
Je ne suis pas loin de trouver que c'est la meilleur adaptation d'une légende arthurienne au cinéma que j'ai vu.
Il faut dire que peu d'entre elles ont adapté le matériau avec autant de fidélité que Lowery. On sent que ce dernier a tenu à retranscrire le côté épisodique et décousu d'un récit de tradition orale.
Mais pour reprendre l'expression de @MisterM, il n'était pas obligé d'accoucher d'un film aussi poseur. :saint:

Comme pour Kaamelott (tiens, une autre adaptation de la légende arthurienne :D), mon mépris pour A24 provient davantage des spectateurs qui encensent la moindre de leur production que de leurs productions elles-mêmes, auxquelles je reproche surtout l'uniformité esthétique.

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : jeu. 11 déc. 2025 13:53
par Zefurin
MisterM a écrit : mer. 3 déc. 2025 19:09 Je n'ai aimé ni GS ni GK, deux objets d'esthète poseur.
Tulio a écrit : jeu. 11 déc. 2025 13:30 Mais pour reprendre l'expression de @MisterM, il n'était pas obligé d'accoucher d'un film aussi poseur.
Ca veut dire quoi "un film poseur" ?

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : jeu. 11 déc. 2025 14:19
par Tulio
Zefurin a écrit : jeu. 11 déc. 2025 13:53Ca veut dire quoi "un film poseur" ?
Selon moi : privilégier la forme au détriment du fond, tout en se considérant super profond. :D
Un rythme lent, de longs silences entre chaque réplique, des plans qui s'éternisent… Sans que ça n'apporte quoi que ce soit à l'intrigue.

J'ai souvenir que The Green Knight s'ouvrait dans la cour d'une ferme, à côté d'une maison qui prenait progressivement feu. Eh bien cette scène résume tout le film à mes yeux : c'est joli, mais ça ne raconte absolument rien.
J'aurais également pu évoquer la fameuse scène de la tarte dans A Ghost Story.

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : dim. 14 déc. 2025 19:26
par MisterM
Zefurin a écrit : jeu. 11 déc. 2025 13:53 Ca veut dire quoi "un film poseur" ?
Ca veut dire prétentieux. Me dis pas que tu n'en as jamais croisé. :D
Je trouve l'idée et l'intention intéressantes dans GK notamment, de même que l'esthétique, mais j'ai un gros souci avec la lourdeur de son style. Ca passe par la lenteur mais pas que.
Après il y a une part de subjectivité, ma soeur n'aime pas/plus Nolan pour cette raison, et bien que je comprenne pourquoi, chez moi ça passe.

Mother Mary (David Lowery, 2026)

Posté : lun. 15 déc. 2025 11:30
par Zefurin
MisterM a écrit : dim. 14 déc. 2025 19:26 Ca veut dire prétentieux. Me dis pas que tu n'en as jamais croisé. :D
Genre... comme un film de Rian Johnson ou de Nicolas Winding Refn ?
Ou alors 1917 de Sam Mendes !
Ok c'est bon j'ai cerné ! :pouce: Merci à toi et @Tulio .
Tulio a écrit : jeu. 11 déc. 2025 14:19 Selon moi : privilégier la forme au détriment du fond, tout en se considérant super profond.
Un rythme lent, de longs silences entre chaque réplique, des plans qui s'éternisent… Sans que ça n'apporte quoi que ce soit à l'intrigue.

J'ai souvenir que The Green Knight s'ouvrait dans la cour d'une ferme, à côté d'une maison qui prenait progressivement feu. Eh bien cette scène résume tout le film à mes yeux : c'est joli, mais ça ne raconte absolument rien.
Alors en soi je vois l'idée... mais sur le coup, je trouve que Green Knight est un film qui, au contraire, parle super bien de la Chevalerie au sens mystique et religieux du terme. C'est justement pour ça que j'ai adoré ce film : il ne rend pas la geste de Gauvain héroïque... mais au contraire une geste pleine de doute.
C'est un film qui pose énormément de questions sur le fanatisme, la dévotion et surtout... l'esprit de contradiction de ce que recherche le personnage principal à cause de la peur.

En gros dans le film Gauvain est un type normal qui souhaite être reconnu par son roi et accomplir des prouesses. Il se propose d'accomplir l'épreuve du Chevalier Vert et comprend, du coup, qu'il doit s'embarquer dans une quête... qui, en théorie, doit le tuer. Mais il a une peur bleu de la mort... qu'il a pourtant cherché à infliger au Chevalier Vert. Et du coup, il se rattache au ruban que lui a confié sa mère... une sorte de bouclier/amulette qui le protègerai de la mort.
Et tout du long, le film confronte ce personnage à un doute : remplir une mission qui doit le tuer alors qu'il a lui-même chercher à l'infliger à l'autre.

Et tout ce que raconte la femme du seigneur qui accueuille Gauvain sur la signification du Vert est trés parlante : car elle explique finalement que le Vert est ce qui reste après tout : après la vie et après le sens que l'on a donné aux choses de notre vivant (honneur, religion, amour, haine...). Donc le Chevalier Vert est finalement un personnage pour qui, en apparence, l'honneur chevaleresque n'a pas vraiment d'importance... et donc tente Gauvain à ne pas respecter son honneur (en essayant d'échapper à son destin).

Il y a quelque chose d'extrêmement ambivalent dans ce film qui amène le spectateur à cojiter sur ce qui vient de se produire.
Surtout que le film se termine... sur une grande incertitude sur le destin de Gauvain (et alors ça j'ai adoré). Donc non, je trouve pas ça si "poseur" comme film.
Cryptique, oui complètement, mais lacunaire en fond... je ne trouve clairement pas.

Parce que dans le conte d'origine... Gauvain garde le ruban, et le Chevalier Vert lui en fait le reproche. Et de ce fait, tout au long de sa vie, Gauvain garde ce ruban, non pas comme un bouclier, mais au contraire comme souvenir de son échec.