MisterM a écrit : ↑dim. 14 déc. 2025 19:26
Ca veut dire prétentieux. Me dis pas que tu n'en as jamais croisé.
Genre... comme un film de Rian Johnson ou de Nicolas Winding Refn ?
Ou alors
1917 de Sam Mendes !
Ok c'est bon j'ai cerné !

Merci à toi et
@Tulio .
Tulio a écrit : ↑jeu. 11 déc. 2025 14:19
Selon moi : privilégier la forme au détriment du fond, tout en se considérant super profond.
Un rythme lent, de longs silences entre chaque réplique, des plans qui s'éternisent… Sans que ça n'apporte quoi que ce soit à l'intrigue.
J'ai souvenir que The Green Knight s'ouvrait dans la cour d'une ferme, à côté d'une maison qui prenait progressivement feu. Eh bien cette scène résume tout le film à mes yeux : c'est joli, mais ça ne raconte absolument rien.
Alors en soi je vois l'idée... mais sur le coup, je trouve que Green Knight est un film qui, au contraire, parle super bien de la Chevalerie au sens mystique et religieux du terme. C'est justement pour ça que j'ai adoré ce film : il ne rend pas la geste de Gauvain héroïque... mais au contraire une geste pleine de doute.
C'est un film qui pose énormément de questions sur le fanatisme, la dévotion et surtout... l'esprit de contradiction de ce que recherche le personnage principal à cause de la peur.
En gros dans le film Gauvain est un type normal qui souhaite être reconnu par son roi et accomplir des prouesses. Il se propose d'accomplir l'épreuve du Chevalier Vert et comprend, du coup, qu'il doit s'embarquer dans une quête... qui, en théorie, doit le tuer. Mais il a une peur bleu de la mort... qu'il a pourtant cherché à infliger au Chevalier Vert. Et du coup, il se rattache au ruban que lui a confié sa mère... une sorte de bouclier/amulette qui le protègerai de la mort.
Et tout du long, le film confronte ce personnage à un doute : remplir une mission qui doit le tuer alors qu'il a lui-même chercher à l'infliger à l'autre.
Et tout ce que raconte la femme du seigneur qui accueuille Gauvain sur la signification du Vert est trés parlante : car elle explique finalement que le Vert est ce qui reste après tout : après la vie et après le sens que l'on a donné aux choses de notre vivant (honneur, religion, amour, haine...). Donc le Chevalier Vert est finalement un personnage pour qui, en apparence, l'honneur chevaleresque n'a pas vraiment d'importance... et donc tente Gauvain à ne pas respecter son honneur (en essayant d'échapper à son destin).
Il y a quelque chose d'extrêmement ambivalent dans ce film qui amène le spectateur à cojiter sur ce qui vient de se produire.
Surtout que le film se termine... sur une grande incertitude sur le destin de Gauvain (et alors ça j'ai adoré). Donc non, je trouve pas ça si "poseur" comme film.
Cryptique, oui complètement, mais lacunaire en fond... je ne trouve clairement pas.
Parce que dans le conte d'origine... Gauvain garde le ruban, et le Chevalier Vert lui en fait le reproche. Et de ce fait, tout au long de sa vie, Gauvain garde ce ruban, non pas comme un bouclier, mais au contraire comme souvenir de son échec.