Top des Films sortis en 2026

Discutez de vos récentes expériences cinématographiques et complétez vos Tops annuels !
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groil_groil
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1. Father Mother Sister Brother - Jim Jarmush
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Tamponn Destartinn
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groil_groil a écrit : ven. 9 janv. 2026 15:11 1. Father Mother Sister Brother - Jim Jarmush
JarmusCh :saint:

(merci d'avoir créé le topic !)
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Tamponn Destartinn
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1. Baise-en-ville - Martin Jauvat
2. Father Mother Sister Brother - Jim Jarmusch
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Tamponn Destartinn
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J'hésite déjà bcp entre les deux premiers
Et la folie, c'est que si ces deux films étaient sortis en 2025, ils seront probablement dans mon top 10 !

1. Ma frère - Lise Akoka et Romane Gueret
2. Baise-en-ville - Martin Jauvat
3. Father Mother Sister Brother - Jim Jarmusch
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Mr-Orange
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1. Father Mother Sister Brother – Jim Jarmusch

2. Le Mage du Kremlin – Olivier Assayas


Le premier est agréable et aérien comme les bons Jarmusch, toutefois un peu pénalisé par le dernier segment qui stabilote un peu trop la mélancolie, tant dans l’image que le verbe (par exemple le plan sur la fille attristée recroquevillée sur le plan de table de la cuisine, qui tout à coup dit : « il cuisinait bien Papa »). À plusieurs occasions dans ce troisième sketch, Jarmusch invente la lapalissade cinématographique.

Le deuxième, pourtant non dénoué de bravoure (maintenir le récit relativement haletant et clair dans toute sa verbosité) est immédiatement saboté par le choix de recourir à la langue anglaise. Franchement, comment on peut prendre au sérieux un film voulant représenter la Russie et Poutine - celui-là même qui évite méthodiquement cette langue - avec des acteurs anglophones ? Puis la représentation de ce dernier est quand même très casse gueule, bien que je ne doute pas des intentions irréprochables d’Assayas. Nonobstant la performance deJude Law, qui réalise l’exploit très surprenant d’en faire une interprétation convaincante - ni à côté de la plaque ni ridiculement cabotine ou dans le pastiche.
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Tamponn Destartinn
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Déjà un casse tête de classement
Envie de mettre les trois premiers ex equo.
Je choisis finalement de mettre à l'honneur le film "con" des trois, tellement c'est lui qui va me rester :D

1. Baise-en-ville - Martin Jauvat
2. The Mastermind - Kelly Reichardt
3. Ma frère - Lise Akoka et Romane Gueret
3. Father Mother Sister Brother - Jim Jarmusch
l'aubergiste
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Je ne met que les films susceptible de finir dans un top 20 final:

1) Sound of Falling
2) Hamnet
3) 28 Ans Plus Tard: The Bone Temple
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JanosValuska
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:hello:

1. Ma frère – Lise Akoka & Romane Guéret
2. Pile ou face – Testa o croce – Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis
3. Baise-en-ville – Martin Jauvat
4. Father mother sister brother – Jim Jarmusch
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groil_groil
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1. Ella McCay - James L. Brooks
2. Father Mother Sister Brother - Jim Jarmusch

Deux très beaux films sur la difficulté de faire famille.
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sokol
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groil_groil a écrit : jeu. 29 janv. 2026 08:55 Deux très beaux films sur la difficulté de faire famille.
C’est "drôle" : à l’époque de Broken Flowers, on disait que la famille était presque le dernier refuge d’un cinéma qui se respecte (le reste ? Des films de super-héros, des dessins animés pour les mômes, etc.).
Vingt ans plus tard… bingo ! Confirmation totale et sans appel : au XXIᵉ siècle, le cinéma, c’est famille, famille et encore famille !
"Le cinéma n'existe pas en soi, il n'est pas un langage. Il est un instrument d’analyse et c'est tout. Il ne doit pas devenir une fin en soi".
Jean-Marie Straub
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sokol
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Mr-Orange a écrit : dim. 25 janv. 2026 23:53 Puis la représentation de ce dernier est quand même très casse gueule, bien que je ne doute pas des intentions irréprochables d’Assayas. Nonobstant la performance de Jude Law, qui réalise l’exploit très surprenant d’en faire une interprétation convaincante - ni à côté de la plaque ni ridiculement cabotine ou dans le pastiche.
Je n'ai pas vu le film (aucune envie !) mais Critikat pense que ce choix, donc

"...le choix de Jude Law – qui incarne Poutine avec toute sa finesse maniérée d’acteur anglais – n’est pas très heureux : loin de de camper un dictateur, il représente plutôt le lifestyle russe post-Guerre froide, celui, par exemple, de Pavel Dourov. Et le film de décliner ce mode de vie à travers ses décors, comme si l’essentiel de ce qui se joue politiquement aujourd’hui en Europe était filmé depuis le salon d’un hôtel Hyatt – ou d’un yacht arrimé sur les côtes d’Antibes. À force de regarder l’Histoire par le petit bout de la lorgnette, on finit par ne plus voir grand-chose".
"Le cinéma n'existe pas en soi, il n'est pas un langage. Il est un instrument d’analyse et c'est tout. Il ne doit pas devenir une fin en soi".
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groil_groil
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sokol a écrit : jeu. 29 janv. 2026 14:21
groil_groil a écrit : jeu. 29 janv. 2026 08:55 Deux très beaux films sur la difficulté de faire famille.
C’est "drôle" : à l’époque de Broken Flowers, on disait que la famille était presque le dernier refuge d’un cinéma qui se respecte (le reste ? Des films de super-héros, des dessins animés pour les mômes, etc.).
Vingt ans plus tard… bingo ! Confirmation totale et sans appel : au XXIᵉ siècle, le cinéma, c’est famille, famille et encore famille !
Oui mais ce sont des familles qui ne vont plus très fort :D
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B-Lyndon
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1. Dreams – Michel Franco
« j’aurais voulu t’offrir cent mille cigarettes blondes, douze robes des grands couturiers, l’appartement de la rue de Seine, une automobile, la petite maison de la forêt de Compiègne, celle de Belle-Isle et un petit bouquet à quatre sous »
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Narval
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1 : Imperial Princess - Virgil Vernier
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sokol
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1. Dreams (Michel Franco, USA) – 7,5
Il me semble que Franco se trompe de mise en scène : son film donne l’impression de vouloir dire ce que c’est que migrer, comme d’autres films ont cherché à dire ce qu’est le bonheur (Varda), l’humanité (Dumont) ou encore la femme mariée (Godard). Or, face à un tel projet, le mélodrame s’imposerait presque naturellement (Claire Denis l’avait parfaitement compris en choisissant le mélo pour Trouble Every Day).
Mais le naturalisme radical de Franco (entendu comme une attention quasi exclusive portée au corps, au désir, aux pulsions et aux fonctions animales) rend précisément ce choix impossible. Il n’est donc pas surprenant que Fernando ne soit pas le personnage principal du film : c’est Jennifer qui occupe cette place (la preuve : le dernier plan lui appartient).
Pourtant, c’est Fernando qui aurait dû être au centre. Résultat : on a l’impression que Franco connaît mieux le monde américain (Jennifer et les siens) que le monde mexicain (je ne trouve pas le personnage de Fernando très abouti). L’a-t-il fait pour des raisons commerciales ? (@B-Lyndon : tu vois comme il est facile d’accuser Cleber Mendonça d’avoir choisi Wagner Moura pour son charisme et célébrité ?! ;) Que dirais-tu de la présence de Jessica Chastain ici ?)
En conclusion, c’est son naturalisme, au sens que j’ai défini plus haut qui empêche Franco de faire un véritable film sur ce que signifie migrer (Dreams, le titre !). De surcroît, on sent que le film porte presque des accents autobiographiques : Michel Franco, Mexicain, fait ses films aux États-Unis.
Michel, libère-toi totalement de l’ombre de ton père fouettard, Haneke, et tu feras, au final, un très très grand film.
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sokol
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Le problème vient vraiment du personnage de Fernando : on dirait qu’il est créé en fonction de Jessica Chastain… :blase:

J’aurais bien aimé chronométrer le temps d’apparition de chacun des deux personnages à l’écran. Je ne serais pas surpris si le résultat était de 60 % - 40 % en faveur de Chastain (sachant qu’il y a beaucoup de scène à deux).
Ah oui, ça aussi : Franco filme Fernando en train de danser. Mais pourquoi faire ?? S’il est un grand danseur aux États Unis, il l’est aussi au Mexique, non ? Pourquoi il a quitté le Mexique ? Pourquoi alors quitte il l’américaine pour travailler comme homme de ménage ??
Il est assez délaisser par le scénario je trouve…
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yhi
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sokol a écrit : ven. 30 janv. 2026 22:38 Pourquoi il a quitté le Mexique ? Pourquoi alors quitte il l’américaine pour travailler comme homme de ménage ??
Pourquoi il a quitté le Mexique ? Je pense que tu y réponds dans message précédent, "Dreams : le titre"
Quand il quitte l'américaine c'est pour pouvoir danser puisqu'il intègre la troupe avant qu'elle le "réintègre". S'il prend des jobs basiques c'est surtout qu'il cherche une indépendance. Qu'elle ne lui offre pas puisqu'en quelque sorte elle le séquestre (ou du moins l'oblige à porter les rôles qu'elle veut lui imposer) d'où le retournement final ou c'est elle qui devient la séquestrée

Concernant le titre, je pense qu'il s'impose autant pour Fernando (le rêve migratoire effectivement, de richesse peut être aussi voire de gloire dans sa pratique de la danse) mais aussi au personnage principal (qui est d'ailleurs la première à vraiment rêver - lors du début de scène de sexe crue fantasmée) qui vit dans une espèce de rêve dérealisé du Mexique, de l'amant jeune etc...

C'est probablement le Franco que j'ai trouvé le plus supportable parce que je trouve que sa mise en scène s'applique à la monstruosité des personnages.
C'est pas juste comme il le faisait régulièrement un délire persecutif démiurgique ou de suspense mal placé (sauf pour les 2/3 premiers plans inutiles avec le bus :fou: )
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sokol
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yhi a écrit : sam. 31 janv. 2026 02:43
Mais il ne vit pas particulièrement mal au Mexique, non plus : ses parents ne semblent pas pauvres, pas plus que ses amis. Dès lors, le personnage de Fernando donne l’impression d’avoir été surtout conçu comme un dispositif pour filmer Chastain…
J’ai donc quelques réserves, même si j’ai aimé le film.

ps: oui, le film commence très mal. Il n’y a aucune ‘filmicité’, c’est presque un scénario filmé. Ce qui prouve que il rame jusqu’à l’arrivée de Chastain
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Et je ne sais pas s'il faut aller jusque là, mais je trouve que Fernando à des allures de Michel Franco un peu. Est ce qu'on peut faire un parallèle sur le fait d'aller exercer son art aux Etats Unis ? Franco aussi n'était pas mal loti et avait du succès avec ses films Mexicains. Mais ça ne l'a pas empêché de suivre la voie américaine.
On peut presque dire qu'en maltraitant une star hollywoodienne c'est lui directement qui vient avec comme une envie revancharde sur Hollywood.
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sokol
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yhi a écrit : sam. 31 janv. 2026 11:53 On peut presque dire qu'en maltraitant une star hollywoodienne
Laquelle ?
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Bah Jessica Chastain.
Mais en la mettant à mal dans le film. Pas en vrai :D
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yhi a écrit : sam. 31 janv. 2026 18:27 Bah Jessica Chastain.
Mais en la mettant à mal dans le film. Pas en vrai :D
Je ne trouve pas qu’il la met mal ; tu confonds scénario et mise en scène. Elle est filmée de façon magistrale, pareil pour son entourage. Et je connais la raison : c’est un film américain adressé à un public occidental

Au fond, Franco semble nous tirer par la manche : pauvres Mexicains que nous sommes, pas aussi riches que les Américains…
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1. Dreams – Michel Franco

2. Father Mother Sister Brother – Jim Jarmusch

3. Le Mage du Kremlin – Olivier Assayas
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1. Father mother sister brother (Jim Jarmusch, USA) 8.0 - Hormis un titre racoleur (j’aurais préféré “Rolex”, ou “Water” ou “L’Oncle Bob”), le film est d’une honnêteté sans faille : je n’ai aucune réserve. Il s’inscrit pleinement dans une veine ozuienne, c’est-à-dir sur le non-dit, l’impermanence, etc.
3. Dreams (Michel Franco, USA) 7.0
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1. Ma frère – Lise Akoka & Romane Guéret
2. Dreams – Michel Franco
3. Baise-en-ville – Martin Jauvat
4. Pile ou face – Testa o croce – Alessio Rigo de Righi & Matteo Zoppis
5. Father mother sister brother – Jim Jarmusch
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groil_groil a écrit : jeu. 29 janv. 2026 08:55 1. Ella McCay - James L. Brooks
Comment as-tu pu le voir ?? merci
"Le cinéma n'existe pas en soi, il n'est pas un langage. Il est un instrument d’analyse et c'est tout. Il ne doit pas devenir une fin en soi".
Jean-Marie Straub
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