Werwulf : premiers détails sur la bande-annonce du film de loup-garou, après Nosferatu
Aaron Taylor-Johnson se transforme en loup-garou vénère dans la bande-annonce de Werwulf, nouveau film de Robert Eggers (The Witch).
Robert Eggers continue à explorer le folklore horrifique occidental. Le réalisateur anglais, célèbre pour ses reconstitutions historiques méticuleuses, s’était fait connaître avec l’excellent The Witch, qui a également révélé Anya Taylor-Joy. Après The Lighthouse et surtout l’échec commercial cuisant The Northman, il a retrouvé les faveurs du box-office avec sa version de Nosferatu, toujours soutenu par la critique. Un succès qui lui a permis de passer du vampire au loup-garou.
Quelques semaines après la sortie de Nosferatu, Focus Features a donc annoncé Werwulf, qui représente également un sacré défi. La bête n’est en effet pas des plus populaires en ce moment. En 2010, Wolfman s’était complètement vautré. Même Leigh Whannell et Blumhouse, qui avaient pourtant triomphé avec Invisible Man, se sont cassé les crocs sur Wolf Man… sorti trois semaines après Nosferatu ! Eggers va-t-il briser la malédiction ? Les premières images ont été dévoilées.
Si vous lisez Ecran Large en ce moment, vous savez que s’est déroulé à Las Vegas le CinemaCon, où les exploitants américains ont pu découvrir des images exclusives des évènements cinématographiques à venir. Les médias américains se sont chargés, quant à eux, de les décrire, pour nous pauvres mortels. Après celles de Highlander, Evil Dead Burn, Avengers : Doomsday, Jumanji 4 ou encore I Play Rocky, c’est la bande-annonce de Werwulf qui a été projetée lors de la conférence de Focus Features et Universal.
Elle correspondrait à la charte esthétique du réalisateur, avec des plans en noir et blanc de cadavres mutilés, de tombes profanées et de villageois terrifiés par une bête mystérieuse. Apparemment, un Aaron Taylor-Johnson tout nu convulse et se transforme en loup-garou. Variety précise toutefois que le monstre n’a pas été révélé, seulement des images de gueule pleine de bave et de crocs. C’est tout ce qu’on a à se mettre sous la dent, en plus d’un pitch officiel :
« Dans l’Angleterre du 13e siècle, une créature mystérieuse rôde dans une campagne brumeuse. Le folklore local devient une réalité terrifiante pour les villageois. »
Simple et efficace. On peut déjà présumer que le cinéaste et son équipe vont ajuster leurs décors au caillou près pour correspondre à la réalité historique, comme ils ont l’habitude de le faire. Enfin, en exceptant le méga-monstre en vedette. Eggers ne change pas une équipe qui gagne, puisqu’outre Taylor Johnson, il a réengagé Lily-Rose Depp (Nosferatu), Willem Dafoe (The Lighthouse, The Northman, Nosferatu) et Ralph Ineson (The Witch, The Northman, Nosferatu). Quant au scénario, il est cosigné par Sjon, avec qui il avait écrit The Northman.
Histoire de vraiment reproduire le succès de Nosferatu, Werwulf est prévu pour le 30 décembre 2026 en salles, soit quasiment la même date que son prédécesseur.
Avengers : Doomsday – premiers détails sur la bande-annonce du mastodonte de Marvel
Le rouleau compresseur Marvel vient de dévoiler une première bande-annonce complète d’Avengers Doomsday au CinemaCon, dans laquelle Robert Downey Jr. fait enfin ses premiers pas en Docteur Doom face à un déluge de superhéros.
Après la salve de quatre teasers thématiques d’Avengers Doomsday qui nous ont vendu les retours de Captain America, de Thor, des X-Men, et la rencontre entre Black Panther et les Quatre Fantastiques, on attendait de voir si Kevin Feige allait enfin oser nous montrer la trogne de Robert Downey Jr. en Victor Von Doom dans un cinquième teaser. Que nenni ! Mais c’est désormais chose faite : l’affront est officiellement lavé et le MCU semble enfin prêt à embraser le multivers pour de bon.
Pour une fois, on ne parle pas d’une fuite dégueulasse filmée avec un vieux téléphone au fond d’une salle obscure, mais d’une véritable démonstration publique orchestrée à la CinemaCon 2026. Ce trailer massif, généreux en fan-service jusqu’à l’indigestion, poserait enfin les bases du conflit à venir. On y découvrirait un Docteur Doom qui ne vient pas pour beurrer les tartines, mais pour humilier les plus grands héros de la Terre. Ou plutôt des Terres.
Les premières images s’ouvrent sur un symbole fort, avec le panneau de l’école de Xavier gisant au sol, tandis que le Professeur X (Patrick Stewart) contemple l’apocalypse par sa fenêtre. On y découvre enfin le Docteur Doom de Robert Downey Jr., visage de métal et capuche verte, en pleine opération de destruction massive. S’ensuit une succession de duels improbables, comme celui opposant le Gambit de Channing Tatum au Shang-Chi de Simu Liu, confirmant que Marvel a définitivement cassé les barrières entre les franchises.
La tension grimpe d’un cran avec une séquence de « combat miroir » où Mystique (Rebecca Romijn) prend l’apparence de Yelena Belova pour un duel de Florence Pugh contre elle-même. La bande-annonce enchaîne ensuite les images fortes : avec Namor (Tenoch Huerta) qui vole à toute allure, les Wakandais rencontrent enfin les 4 Fantastiques, et un Scott Lang (Paul Rudd) larmoyant qui serre sa fille dans ses bras. On y voit même le Professeur Xavier tentant de consoler un Magneto (Ian McKellen) visiblement à bout de forces.
Mais le véritable apex du trailer serait la confrontation entre Thor et Doom, alors que le Dieu du Tonnerre semble plus terrifié que jamais par cette nouvelle menace. Alors qu’il balance sa hache Stormbreaker de toutes ses forces, Doom l’arrête à mains nues, avant de réitérer l’exploit face au marteau Mjolnir.
La bande-annonce se conclut sur un Thor en plein désarroi, voyant Mjolnir lui échapper pour finir dans la main d’un Steve Rogers (Chris Evans) de retour. Parce qu’on sait tous qu’il est digne du marteau. Et si Captain America est capable de tenir le marteau, ça voudrait aussi dire qu’il ne s’agit pas de Captain Hydra ou d’une version maléfique du porteur de bouclier (enfin, a priori).
Reste à savoir si cette accumulation de stars et de pouvoirs magiques suffira à donner une âme à ce mastodonte de la Phase 6. Le rendez-vous avec le destin est fixé au 16 décembre 2026, date de sortie d’Avengers Doomsday, avant que Secret Wars ne vienne achever le travail en décembre 2027.
Le Réveil de la momie se fait détruire par la critique américaine
Lee Cronin espérait redonner ses lettres de noblesse à un mythe avec Le Réveil de la momie, mais la critique américaine a déjà enterré son nouveau long-métrage.
On affichait une certaine excitation à l’annonce de Lee Cronin aux manettes de cette nouvelle itération du mythe de la Momie. Il faut dire que son vicieux The Only child – L’Enfant unique (alors que le titre VO est The Hole in the Ground, allez comprendre) et son (un peu moins méchant) Evil Dead Rise étaient généreux en mauvaises intentions. De quoi laisser espérer un traitement radical pour la figure iconique et poussiéreuse du cinéma d’épouvante.
Le pitch du Réveil de la momie vendait pourtant un cauchemar plutôt intrigant : Katie, la fille d’un reporter, s’évapore dans le désert avant de réapparaître mystérieusement huit ans plus tard. Ces retrouvailles virent à l’horreur, la jeune femme semblant habitée par une entité ancestrale bien décidée à terroriser tout le monde. Porté par Jack Reynor (Midsommar) et Laia Costa (Un amor), le film vient de sortir aux États-Unis, et autant dire que le réveil est particulièrement brutal puisqu’il se fait mettre en pièces par la presse.
« Le plus frustrant avec Le Réveil de la momie de Lee Cronin, c’est son manque total de cohérence tonale. Certes, le film parvient à injecter une imagerie horrifique assez réjouissante et captivante, du moins, dans la mesure où un carnage excessif et répugnant peut combler les amateurs de gore. Pourtant, le récit ne donne jamais l’impression que cette tonalité était la priorité initiale. » Next Best Picture
« Si la version de La Momie par Lee Cronin rappelle l’un de ses précédents films, c’est bien Evil Dead Rise. On y retrouve cette même approche, dérangeante par principe, mais narrativement si creuse que cela finit par être déconcertant. Et si cette avalanche de jumpscares destinés à tester nos réflexes laisse penser que le cinéaste ne manque pas d’humour, le spectateur, lui, n’est jamais vraiment invité à entrer dans la plaisanterie. » The A.V. Club
« On s’est beaucoup moqué du réalisateur à cause de cela, mais si ce film n’était pas sorti sous le titre de Lee Cronin’s The Mummy [le titre original], il serait bien difficile de deviner qui est derrière la caméra. Peut-être que le gore bien visqueux l’aurait trahi ? Pour une fois, le mot bâclé ne vient pas à l’esprit, car aussi fade soit-il, le film a demandé bien trop de travail pour ça, mais ces substances gluantes restent finalement sa seule véritable marque de fabrique. » IndieWire
« Faute d’une intrigue dramatique digne de ce nom, on a droit à un véritable déluge de sursauts et de body horror visqueux qu’on pourrait tout simplement qualifier d’arbitraire. De tous les pouvoirs surnaturels que possède l’esprit maléfique qui habite Katie, la motivation n’est manifestement pas son fort : elle choisit ses victimes au hasard et leur inflige, disons, une violence surnaturelle tout aussi gratuite. » Slant Magazine
« Le film n’en finit pas, c’est interminable. La construction de la Grande Pyramide a été plus rapide que ça. On finit par avoir l’impression d’être soi-même resté coincé dans un sarcophage pendant huit ans. L’explication sur l’identité de cette présence maléfique est tout simplement débile. […]. Plus d’une fois, je me suis dit : tout ça se finirait beaucoup plus vite si Brendan Fraser pouvait débouler héroïquement au bout d’une corde. » New York Post
« Durant ces 2h13 interminables, je me suis surpris à analyser la différence entre ce qui est dérangeant et ce qui est simplement désagréable, entre le grotesque et le répugnant. Dans les deux cas, le premier nécessite un certain lien avec l’expérience humaine et la conscience, tandis que le second repose uniquement sur un mauvais goût stupide et des effets de dégoût primaires. » The Film Verdict
« L’accroche du Réveil de la momie de Lee Cronin est : « Certaines choses devraient rester enterrées ». Cela s’applique tout aussi bien à ce projet mal foutu, qui gagnerait franchement à rester enfoui six pieds sous terre pour l’éternité. » The Associated Press
La presse américaine fustige une narration anémique qui peine à justifier ses plus de 2h de film. On reproche à Lee Cronin de s’enfoncer dans des clichés de possession vus et revus mille fois, sans jamais parvenir à exploiter l’imagerie égyptienne de manière originale ou terrifiante. Le film est jugé désespérément lent, certains critiques évoquant même un tunnel d’ennui où même le talent des acteurs semble avoir été momifié par une mise en scène amorphe.
Les critiques les plus dures vont jusqu’à pointer du doigt une absence totale de vision horrifique marquante, le long-métrage oscillant entre le drame familial pataud et l’épouvante aseptisée. Là où on attendait quelque chose de viscéral et de sale, on se retrouverait avec une production qui échoue à susciter le moindre frisson, préférant les jumpscares paresseux à une véritable montée en puissance dramatique. Le mal ancestral promis par le synopsis ne rend justice ni au passif du réalisateur ni au prestige de son monstre sacré.
Le Réveil de la momie est arrivé dans les salles françaises le 15 avril 2026.
La Femme de ménage version horreur : un super réalisateur pour le cauchemar de Sydney Sweeney
Sydney Sweeney pourrait enfin faire un bon film avec l’horrifique The Caretaker, parce que le choix du réalisateur donne envie d’y croire.
On exagère un chouia puisque Sydney Sweeney a déjà été dans quelques films solides, comme Reality et Immaculée, sans compter ses minuscules rôles dans Once Upon a Time… in Hollywood et Under the Silver Lake. Mais entre la grosse blague Madame Web, la déception Echo Valley, la grosse blague La Femme de ménage ou encore la déception Christy, sa carrière n’est pas vraiment à la hauteur de ses efforts.
Du moins d’un point de vue artistique, parce que son comptable a quelques raisons de sourire. La sympathique-mais-oubliable comédie romantique Tout sauf toi a cartonné en 2023, avec plus de 220 millions pour un budget de seulement 25 millions, mais c’est de la gnognotte comparé à la folie La Femme de ménage. Qui aurait pu croire que ce vibrant hommage aux téléfilms « Hollywood Night » des années 90 (si vous savez, vous savez) allait amasser plus de 400 millions au box-office, avec un budget de 35 millions ?
En attendant de savoir qui chez Ecran Large ira se farcir La Femme de ménage 2 au cinéma en 2027, parlons de choses moins effrayantes : le retour de Sydney Sweeney à l’horreur, avec un réalisateur de talent.
Selon Deadline, l’un des nombreux projets auxquels Sydney Sweeney est attachée vient de gagner en intérêt avec un réalisateur de premier ordre. Rembobinons : il s’agit du film The Caretaker, l’adaptation d’une nouvelle de Marcus Kliewer. Et ça a tout l’air d’être la version horrifique de La Femme de ménage puisqu’elle jouera Macy Mullins, une jeune femme en difficultés financières qui répond à une annonce, et décroche un mystérieux travail : une mission de trois jours dans une maison, au milieu de la nature. Bien évidemment, ça cache quelque chose puisque, très vite, elle comprend qu’une force diabolique hante la propriété et qu’elle va devoir l’affronter.
The Caretaker avait excité pas mal de monde à Hollywood en 2022. Le studio Universal Pictures avait remporté les enchères et Platinum Dunes, la boîte de production de Michael Bay, était également impliquée. Sydney Sweeney sera elle aussi productrice via sa boîte Fifty-Fifty Films, derrière la plupart de ses films (Tout sauf toi, Christy, Immaculée…).
Mais le plus intéressant vient d’arriver : David Bruckner qui va écrire et réaliser The Caretaker. Repéré avec The Signal (co-réalisé avec Dan Bush et Jacob Gentry) et le film à sketches V/H/S, il a surtout signé Le Rituel, excellent film d’horreur sorti sur Netflix en 2017, et sorte de pendant masculin de The Descent mais dans la forêt, avec une pointe de folk horror.
Il a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui en 2022 avec La Proie d’une ombre, très beau film de fantôme avec Rebecca Hall confrontée à une présence dans sa maison au bord d’un lac, suite à la mort de son mari. Certes, son Hellraiser en 2022 n’a pas vraiment été à la hauteur des attentes, mais pas de quoi perdre espoir. Ne reste plus qu’à espérer que The Caretaker ne soit pas qu’un mauvais film de commande pour lui.
L’adaptation de The Caretaker avec une telle équipe va sûrement remettre l’écrivain Marcus Kliewer sur le devant de la scène, lui qui avait attiré l’attention des studios il y a quelques années. En 2021, Netflix avait mis la main sur les droits d’adaptation de We Used to Live Here, qui raconte l’histoire d’une femme ouvrant la porte de sa maison à une famille y ayant vécu avant elle, sans imaginer qu’elle va se retrouver bloquée avec ces visiteurs très louches à cause d’une tempête de neige. Selon Deadline, Netflix avait lâché un très gros chèque pour acheter les droits, et Blake Lively était alors annoncée au casting.
The Caretaker avait été lancé dans la foulée, avant de traîner quelques années. Mais l’arrivée de David Bruckner confirme que les affaires reprennent. Prochaine étape : caler le tournage dans l’emploi du temps de Sydney Sweeney, aussi chargé que celui de Nicole Kidman puisqu’elle est attendue dans les films Gundam et Split Fiction, le thriller I Pretended to Be a Missing Girl, le drame Custom of the Country, et Scandalous ! où elle jouera Kim Novak. Sans oublier la suite de La Femme de ménage, prévu en salles en décembre 2027.
World War Z : Paramount prépare enfin un nouveau film avec les zombies de Brad Pitt
Paramount a fait de grosses annonces lors de la CinemaCon, dont la mise en chantier d’un nouveau film World War Z et de ses zombies monstrueux.
Les zombies ont le vent en poupe du côté des studios. Vingt-deux ans après 28 jours plus tard et dix-huit ans après 28 semaines plus tard, Universal a ainsi relancé la saga zombiesque de Danny Boyle et Alex Garland avec 28 ans plus tard et 28 ans plus tard : Le temple des morts. Les résultats au box-office n’ont pas forcément été glorieux et la survie du troisième volet de la nouvelle trilogie envisagée semble encore une question en suspens.
Si on espère qu’elle verra le jour, on ne manquera pas de zombies pour autant dans les mois à venir. Le réalisateur de Dernier Train pour Busan va, par exemple, revenir dès mai prochain avec Colony et une horde de morts-vivants, quand l’univers de Resident Evil va être relancé (avec son lot de monstres en tout genre, dont des zombies) avec le film très attendu de Zach Cregger (Évanouis). Au milieu de tout ça, c’est désormais Paramount qui va se plonger dans le genre en relançant l’univers son énorme blockbuster World War Z.
David Ellison avait déjà expliqué vouloir faire de l’univers de World War Z une priorité en août 2025, lors de sa conférence de présentation sur la fusion de Skydance et Paramount. Près d’un an plus tard, les enjeux sont encore plus énormes pour la major avec le rachat de Warner. Lors de la CinemaCon 2026, son panel était donc scruté de toute part. Le moment parfait pour Ellison de révéler en grande pompe, au milieu de nombreuses annonces, qu’un nouveau film World War Z est en préparation.
En 2013, World War Z, réalisé par Mark Forster et mené par Brad Pitt, avait été un joli succès pour le studio (540 millions de dollars récoltés dans le monde pour environ 200 millions de budget). Dès le premier week-end de la sortie du film, Paramount avait ainsi annoncé la mise en chantier d’une suite, toujours avec Brad Pitt. Le réalisateur Juan Antonio Bayona (The Impossible, Le cercle des neiges) a été embauché en 2013 pour s’en occuper avant de quitter le projet trois ans plus tard, sans la moindre avancée… jusqu’à 2017.
À ce moment, David Fincher (Seven, The Social Network) est finalement choisi pour s’occuper de la suite. Le tournage est prévu pour l’automne 2018 avant d’être repoussé à juin 2019, David Fincher souhaitant peaufiner le scénario et étant déjà occupé par le tournage de la série Mindhunter pour Netflix. Sauf que finalement, en février 2019, tout est annulé du jour au lendemain. Paramount n’explique pas son choix mais plusieurs raisons probables sont évoquées par les médias.
Deux ressortent particulièrement : le budget demandé par David Fincher était beaucoup trop élevé (250 millions) et l’interdiction des films de zombies par le gouvernement chinois – la Chine étant un marché majeur pour les blockbusters hollywoodiens à cette période. Les raisons sont tout de même étonnantes, puisque World War Z n’était pas non plus sorti en Chine, déjà à cause de cette interdiction, et avait été un succès malgré tout.
Une chose est sûre, sept ans après l’annulation de la suite, Paramount ne semble donc plus freiné par l’absence de sortie sur le territoire chinois. Il faut dire que l’importance de l’Empire du Milieu dans les recettes des films hollywoodiens a chuté depuis le Covid, le dernier succès majeur d’un film de franchise étant celui d’Avatar : La voie de l’eau fin 2022 avec 245 millions de dollars récoltés (une broutille par rapport à ses 2,3 milliards récoltés dans le monde).
Reste désormais à savoir de quoi parlera ce nouveau World War Z. Est-ce que Paramount reprendra le scénario envisagé par David Fincher et Steven Knight, dont l’atmosphère s’approchait de The Last of Us ? S’agira-t-il d’une suite toujours avec Brad Pitt ? D’une aventure complètement différente ? Ou d’une adaptation du jeu vidéo dérivé sorti en 2019 ? Le mystère reste entier à ce stade. D’ici là, on retrouvera Brad Pitt dans The Adventures of Cliff Booth réalisé par David Fincher, probablement en octobre prochain sur Netflix.
Mother Mary : premiers avis sur le thriller psychologique du réalisateur de The Green Knight
David Lowery fait son retour avec le thriller musical et psychologique Mother Mary menée par Anne Hathaway et les premiers avis sont là.
Anne Hathaway va faire la une en 2026. L’actrice va en effet retrouver son rôle culte d’Andrea dans Le Diable s’habille en Prada 2, puis elle sera à l’affiche de la fresque épique de Christopher Nolan, L’Odyssée, dans la peau de Penelope, avant de jouer une mère de famille tentant de protéger sa famille de dinosaures dans le mystérieux La Fin d’Oak Street. Mais pour débuter sa riche année, elle sera d’abord à l’affiche du thriller psychologique Mother Mary de David Lowery.
Le film suit la relation entre une star de la musique (Anne Hathaway donc) et une créatrice de mode (Michaela Coel) à travers une intrigue plongeant peu à peu dans une ambiance psycho-sexuelle. Mother Mary est très attendu puisque son tournage est terminé depuis l’été 2024 et qu’il a connu une post-production semée d’embûches. Désormais, le film est sur le point d’investir les cinémas américains et les premiers avis sont donc tombés. Revue de presse.
« Psychodrame singulier, hypnotique et sans limites formelles, qui se joue entre une diva à la Lady Gaga (Anne Hathaway) et la seule personne susceptible d’apaiser ses démons (Michaela Coel), ce film intimiste et bavard se déroule presque exclusivement dans une grange non chauffée quelque part dans la banlieue de Londres, et pourtant, il finit par paraître aussi vaste que l’intervalle synaptique qui sépare le littéral de la métaphore. Une blessure et son souvenir. Une chanson pop et celle qui l’a écrite. » IndieWire
« C’est une exploration audacieuse, gothique et captivante du culte de la célébrité, de l’élan créatif et des liens fragiles qui nous unissent. Chaque aspect du film est soigneusement élaboré et calibré au service de la vision singulière de Lowery, et, même s’il risque de diviser le public, il provoque une fascination hallucinatoire. » Screen Daily
« Une grande plongée dans un univers de prétention dont l’absurdité ne cesse de croître à chaque nouveau développement quasi-surnaturel – et lourdement symbolique. » The Daily Beast
« Ce film est un exorcisme pop résolument théâtral où les blessures du passé servent servent de passerelle vers des forces capables soit de consumer les possédés, soit de les élever vers de nouveaux sommets extatiques d’expression personnelle. » Slant Magazine
« Lowery – réalisateur de A Ghost Story et The Green Knight, et dont le dernier film était un remake en prises de vues réelles de Peter Pan que Disney a directement diffusé en streaming – est un styliste trop convaincant et a un cœur trop sincère pour ce qu’il a créé pour qu’on puisse facilement l’ignorer d’un revers de main. » Vulture
« Certains pourraient être tentés de déceler une certaine profondeur dans sa représentation élégante, stylisée mais d’une fragilité extrême d’une femme au sommet de ses capacités scéniques, qui peine à supporter le poids de son personnage de scène. Pour ma part, j’ai trouvé cela ennuyeux : une œuvre qui se veut délibérément cool, mais qui reste distante et vide de sens. » The Hollywood Reporter
« Il faut faire un certain acte de foi devant Mother Mary. Mais pour ceux qui croient que les films peuvent s’insinuer dans votre esprit et vous toucher au plus profond de vous-mêmes d’une manière parfois indescriptible, et vous plonger dans ce même état transcendant que procure la grande musique pop – cette sensation de flotter momentanément dans un autre univers vertigineux –, ce film est fait pour vous. Ce n’est pas le film auquel vous vous attendez en entrant dans la salle. Et c’est tant mieux. » Rolling Stone
« [Avec Mother Mary] nous voyons des artistes extrêmement talentueux tenter de réaliser quelque chose de grandiose et risquer de se ridiculiser dans la foulée, et cela fonctionne parce qu’ils sont prêts à prendre ce risque. » The Wrap
« Le dernier film de David Lowery est un huis-clos intimiste visuellement captivant, porté par les excellentes performances d’Anne Hathaway et de Michaela Coel. » IGN
Sans trop de surprise, au vu de ses premiers avis, Mother Mary a donc beaucoup divisé les critiques anglophones. Il affiche d’ailleurs une moyenne de 60/100 sur Metacritic. Reste que, malgré ces retours mitigés, on a envie de garder espoir tant David Lowery a su nous impressionner ces dernières années, entre son hypnotisant The Green Knight, son très beau The Old Man & the Gun et son poétique A Ghost Story (oui, on omet volontairement Peter Pan et Wendy, même si ce n’était pas si pire).
Mother Mary sort au cinéma ce 17 avril aux États-Unis. En France, le film n’a malheureusement ni date de sortie ni distributeur pour le moment.
Cela faisait pas mal de temps que le film traînait dans ma watchlist et je me suis enfin décidé à le regarder. Et je regrette de ne pas l’avoir découvert plus tôt en fin de compte. Le film vaut principalement pour le duo Dinklage/Fanning. Le côté post-apo est vraiment secondaire, c’est plutôt la relation entre les deux personnages principaux qui prime sur le reste. Le rythme est lent mais je ne me suis pas ennuyé, surtout que le film dure 1h30. Par contre j’avais pas vu venir le petit twist à la fin, qui m’a agréablement surpris.
Cela faisait pas mal de temps que le film traînait dans ma watchlist et je me suis enfin décidé à le regarder. Et je regrette de ne pas l’avoir découvert plus tôt en fin de compte. Le film vaut principalement pour le duo Dinklage/Fanning. Le côté post-apo est vraiment secondaire, c’est plutôt la relation entre les deux personnages principaux qui prime sur le reste. Le rythme est lent mais je ne me suis pas ennuyé, surtout que le film dure 1h30. Par contre j’avais pas vu venir le petit twist à la fin, qui m’a agréablement surpris.
Quand tu es obligé de sortir Trantino sur l’affiche pour attirer l'attention alors qu'il n'a rien à voir du tout avec le projet C'est très poussif
Ah ça y’est, j’viens de comprendre à quoi ça sert la canne. En fait ça sert à rien… Du coup ça nous renvoie à notre propre utilité : l’Homme face à l’Absurde ! (Perceval)
"Le chemin de la liberté commence la ou les croyances se meurent"