Film SF, Fantastique, film d'Horreur et Giallo

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aureliagreen
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Enregistré le : mer. 14 avr. 2021 16:54

The Cellar, film d'horreur écrit et réalisé par Brendan MULDONEY (Irlande-Belgique-USA, 2022), avec Elisha CUTHBERT, Eoin MACKEN, Abby FITZ, Dylan FITZMAURICE BRADY, Tara LEE, Michael-David McKERNAN, Andrew BENNETT, Aaron MONAGHAN...

À la recherche d'une nouvelle demeure en Irlande, Keira et Brian Woods tombent sur une offre qu'on ne peut refuser, un vaste manoir somptueux entièrement meublé dans la banlieue de la ville pour un prix modique, qu'ils s'empressent d'acheter puis d'emménager en son sein. Alors que leur fille adolescente Ellie et son frère cadet Steven se promènent dans les chambres froides de leur nouvelle maison étrangement vacante, un intrigant gramophone à remontage dans le salon attire soudainement leur attention. Laissant deviner la présence d'autres trésors cachés à la vue de tous, prêts à être découverts par les nouveaux occupants. Mais la maison de leurs rêves va alors tourner au cauchemar, lorsque Ellie disparaît dans la cave...

Ce récit, tiré d'un court-métrage de 2004 du même réalisateur intitulé The Ten Steps, est un peu dans la même veine que The room de Christian Volckman ou The Hole de Joe Dante, tournant autour du cadre confiné d'une demeure qui recèle en son sein des passages vers d'autres réalités, dont l'existence s'impose à des occupants au départ insouciants, mais qui progressivement découvrent leurs effets néfastes. L'ambiance se colore là d'une touche nettement lovecraftienne, avec la présence suggérée seulement par petites touches d'une entité malfaisante ancienne, mise en contact avec le lieu par les expériences d'un physicien mêlant magie ancienne et théories physiques avancées, et qui semble soit avoir joué à l'apprenti sorcier, soit avoir eu des buts peu avouables. L'approche est celle d'un fantastique classique, avec de nouveaux propriétaires attirés là par des prix attractifs, mais à qui les réalités paranormales du lieu se dévoilent donc peu à peu. Si le récit n'a rien de vraiment original, et bien qu'il manque une petite touche de génie dans la réalisation pour envoyer ce long-métrage dans un autre niveau, l'angoisse est assez savamment distillée pour étendre cette ambiance lovecraftienne que le film a choisi, la menace restant ainsi jusqu'à la fin un peu "en dessous de la surface", sans offrir d'explosion finale, ce qui laissera sur leur faim trop de spectateurs récents avides de sensations fortes un peu formatées.
Pour les amateurs d'horreur plus feutrée, à côté de plusieurs interprètes spécialisés dans le domaine on appréciera de revoir Elisha Cuthbert, dans une version plus enveloppée qu'à l'époque Jack Bauer et finalement plus agréable, montrant que les actrices hollywoodiennes ont tout à gagner à échapper à la mode anorexique qui sévit dans ce milieu (et à rebours de nombre de ses consœurs aux belles courbes au début de la vingtaine qui glissent dans cette anorexie ensuite).
14/20
aureliagreen
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Project Silence, film de science-fiction de KIM Tae-gon (Talchul: Project Silence, Corée du Sud, 2025), sur un scénario de KIM Yong-hwa, PARK Joo-suk et KIM Tae-gon, avec LEE Sun-kyun, JU Ji-hoon, KIM Hee-won, MOON Sung-keun, YE Soo-jung, KIM Tae-woo, PARK Hee-bon, PARK Ju-hyun, KIM Su-an, HA Do-kwon, JANG Gwang...

Sur le pont qui relie une île et son principal aéroport à la péninsule coréenne, les conditions météorologiques deviennent soudainement si mauvaises qu'elles entraînent des dégâts structurels, la circulation devant s'interrompre, et conducteurs et passagers attendre les secours. Mais ils ignorent la présence d'une menace toute aussi inquiétante : des « Echoes », des super-chiens de combat nés d'une expérience militaire baptisée « Projet Silence », étaient présents dans un camion de transport spécial, et celui-ci ayant été endommagé, se retrouvent relâchés sur le pont. Ce qui va entraîner une réaction néfaste chez le ministre de la Défense, responsable ultime de ce projet secret...

Il s'agit d'un de ces films sud-coréens mêlant horreur et action en une recette éprouvée, à travers un récit assez bateau et des péripéties enlevées (parfois même un peu trop). On a donc un grand nombre d'automobilistes qui se retrouvent coincés sur un immense pont suspendu, un point de départ qui serait déjà un bon sujet de film-catastrophe. Mais voilà que, comme si ça ne suffisait pas à leur malheur, viennent s'y rajouter une horde de chiens tueurs (en images de synthèse) spécialement dressés par l'armée afin de fournir à ses alliés une sorte d'arme ultime contre les terroristes, qui par malchance se trouvaient dans un convoi à ce moment précis ; d'autant que le ministère des Armées va y mettre du sien en essayant d'étouffer l'affaire, ce qui implique de supprimer toutes les personnes prisonnières de ce pont sur le point de s'effondrer. Une série de protagonistes, dont comme par hasard un collaborateur du ministère de la Défense qui va tomber de haut en découvrant les magouilles, et un grand nombre d'autres répondant à tous les classiques de ce genre de situation (ah, le conducteur de dépanneuse rebelle autant que débrouillard !), vont se retrouver devoir relever tous ces défis, cela à travers une série de rebondissements entrecoupés de scènes d'actions pas toujours crédibles (avec l'inévitable autant que prévisible déculottée des forces spéciales face aux super-chiens). Au moins, on n'en verra que quelques-uns seulement s'en sortir, et d'ailleurs pas forcément tous ceux auxquels on s'attend, car dans les films coréens les personnes sympathiques peuvent encore mourir. Mais comme dans tous les films coréens de cet acabit, il faut que la morale soit sauve, et le scandale sera comme il se doit révélé au grand public, tout finissant bien de ce côté-là.

Ce caractère proche d'un blockbuster, à budget moindre, le rend encore assez divertissant à regarder, malgré ses effets spéciaux numériques un peu trop reconnaissables. Même si la principale marque de fabrique n'est pas là, mais dans le caractère de film à fort message socio-politique, propre à nombre de longs-métrages fantastiques sud-coréens (ainsi dans Dernier train pour Busan et sa suite ou The cursed : le film) ; un trait qui a quasiment disparu en Europe et Amérique du Nord.
11,5/20
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