Tu dois confondre avec Evil Dead là.
-12 pour du Nolan, c’est quand même un cap, c’est ça qui m’intrigue.
Tu dois confondre avec Evil Dead là.
Génial, ça donne envie! Du coup niveau violence, vu que tu l'as vu, pour une jeune ado tu en penses quoi?NaughtyDog a écrit : ↑sam. 11 juil. 2026 16:56 Christopher Nolan revisite L'Odyssée pour ce qui est à la fois son projet le plus ambitieux, et l'aboutissement de son style. En effet, le cinéaste convoque toutes ses obsessions et amène son artisinat plus loin encore pour non pas illustrer les écrits d'Homère, mais revigorer le mythe sans toutefois le dénaturer.
En effet, le film conserve toutes les grandes lignes du voyage d'Ulysse (jusque dans son dernier tiers centré sur les prétendants de Penelope), en ebvrassant l'aura fantastique du récit... tout en l'ancrant dans une authenticité traduite par la mise en scène organique de Nolan.
Sa 5e collaboration avec le chef op' Hoyte von Hoytema fait ainsi des merveilles : jamais poseir ni naturaliste, la facture visuelle oscille entre épopée viscérale et plongée existentielle organique. Le résultat est tout bonnement formidable à l'écran, dont la sève puise autant dans Dunkirk que du 13e Guerrier.
À comprendre que Christopher Nolan pousse encore plus loin la notion de temporalités éclatées dans le but de transcrire les souvenirs éparses de son protagoniste, mais également pour illustrer le fait qu'un mythe se construit via les divers récits morselés par chacun. L'Odyssée affiche aindi une maestria totale de son montage narratif, via des allers et retours permanents entre Ulysse, Télémaque & Penelope, ainsi que la bataille de Troie. Sans trop en dévoiler, Nolan parvient à extraire les thématiques du matériau source pour y amener une réflexion universelle sur la folie meurtrière des Hommes (on est pas loin de l'Illiade en somme).
Exit donc toute vélléité de conte piccaresque et solaire, L'Odyssée place ses personnages dans un climat de désolation et de tempêtes à la poursuite d'un horizon ensoleillé (le tout dernier plan du film est d'ailleurs équivoque à ce sujet, faisant du mythe homérien la bascule entre l'Antique et l'Histoire, entre l'Ancien et une civilisation meilleure).
Et si Nolan traite ce peplum avec justesse et singularité, le bougre livre aussi sa meilleure mise en scène à ce jour pour s'embarquer vers des sentiers où on l'attendait pas réellement : envolées sensitives plus que cérébrales, scène de survival face au Cyclope, pure horreur avec Circé (Samantha Morton est absolument géniale), bataille ample toujours centrée sur les personnages, séquences maritimes captivantes...
Le film est un pur festin visuel, que même quelques costumes semblant anachroniques (certaines tenues à Ithaque ou Sparte tendent plutôt vers le médiéval, mais rien de rédhibitoire) ne parviennent pas à entacher.
Et que dire de la BO de Ludwig Goransson, usant de choeurs et d'instruments d'époque pour un résultat absolument galvanisant.
Même le casting (un des plus prestigieux de la filmographie de Nolan) s'en sort à merveille (Matt Damon, Anne Hathaway, Robert Pattinson, John Leguizamo et Tom Holland en tête). On appréciera également les apparitions plus succinctes d'Eliott Page, Zendaya (Nolan parvient mieux que quiconque auparavant à offrir une représentation des Dieux comme les grecs les percevaient) ou encore Lupita Nyong'o dans un double rôle. J'aurai peut-être une réserve sur Charlize Theron en Calypso, dont le rôle a plus avoir de fonction, et sur un épilogue que j'aurai aimé plus ambigu.
Quoi qu'il en soit, Nolan livre un de ses meilleurs films, à voir dans les meilleures dispositions si possible (le 70mm est de toute beauté) : un excellent péplum qui rissue de faire date
4.5/5
Oui, ça c’est la classification américaine.
Oui aux USA ils sont ultra-sensibles. Un "fuck", un peu de sang, ou une paire de sein, et ça atterrit direct en R-rated.Kahled a écrit : ↑sam. 11 juil. 2026 18:20 Tu as beaucoup de films interdits aux -17 ou aux mineurs aux USA mais qui peuvent être tout public en France.
Oppenheimer était aussi interdit aux mineurs outre-Atlantique je crois… mais tout public chez nous.
En général, le système de classification américain est beaucoup moins souple qu’en France. Là, le film a quand même choppé une interdiction chez nous, je crois que c’était jamais arrivé avec un Nolan (pas même avec Insomnia, son film le moins adapté à un jeune public jusqu’ici).