🍿 Votre dernier film

Venez donner votre avis sur les films à l'affiche ou en provenance des plateformes SVOD, mais aussi réagir à l'actualité du 7ème Art (annonces, trailers, etc...)
Répondre

Note le film

Note du film
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

Tulio a écrit : ↑dim. 20 sept. 2026 12:43 Je me souviens de cette introduction d'une demi-heure (!) se déroulant durant un mariage, avec les festivités d'un côté et les manigances de l'autre.
Ca m'a d'ailleurs rappelé Voyage au Bout de l'Enfer qui commence également par une longue séquence de mariage.
Mais ce qui m'a plu surtout dans Le Parrain, c'est cette écriture PARTICULIEREMENT bien vue où tu te rends compte que le personnage de Mike... n'est vraiment pas celui qu'on croit.

@Redzing
@Tulio

Je l'ai revu avant-hier avec ma copine : le second visionnage est excellent car tu comprends mieux certains trucs sur son personnage. Au début du film, on a l'impression que c'est le seul gentil canard de la famille. Où il dit à sa fillancée "C'est ma famille. Mais c'est pas moi."
Puis le changement brusque du personnage m'a un peu destabilisé... avant que je comprenne... que depuis le début, Mike est un énorme menteur et qu'il est COMPLETEMENT aussi sale moralement que ses frères ou son père. C'est juste que son père avait d'autre plans pour lui pour tirer son organisation vers de plus hautes strates du pouvoir.

Et c'est vrai... le mensonge final du film où il donne l'air de vouloir se montrer honnête auprès de sa femme... pour mentir avec encore plus d'aplomb... ça donne presque la dernière pièce du puzzle étriqué ou de l'énigme sur le personnage de Al Pacino : "Non non, ne vous faites pas d'illusion, ça a toujours été un gros connard."

Le film m'a d'ailleurs énormément fait penser au Guépard de Visconti. C'est comme si Le Parrain était une sorte d'énorme ellipse temporelle qui montre la suite/conséquence de la dynamique de longue déchéance sur laquelle on avait quitté la noblesse italienne du siècle précédent à la la fin du Guépard.
Que deviennent ces familles italiennes toutes puissantes au 20ème siècle ? Ben ce sont toujours des raclures... qui s'accrochent toujours au pouvoir comme des parasites.

Voilà, le Guépard... c'est Le Parrain - Le prequel.
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Avatar du membre
BoBleMexicain
Messages : 3961
Enregistré le : mer. 15 juil. 2020 11:43
Localisation : IDF 77

Zefurin a écrit : ↑lun. 21 sept. 2026 11:40
Tulio a écrit : ↑dim. 20 sept. 2026 12:43 Je me souviens de cette introduction d'une demi-heure (!) se déroulant durant un mariage, avec les festivités d'un côté et les manigances de l'autre.
Ca m'a d'ailleurs rappelé Voyage au Bout de l'Enfer qui commence également par une longue séquence de mariage.
Mais ce qui m'a plu surtout dans Le Parrain, c'est cette écriture PARTICULIEREMENT bien vue où tu te rends compte que le personnage de Mike... n'est vraiment pas celui qu'on croit.

@Redzing
@Tulio

Je l'ai revu avant-hier avec ma copine : le second visionnage est excellent car tu comprends mieux certains trucs sur son personnage. Au début du film, on a l'impression que c'est le seul gentil canard de la famille. Où il dit à sa fillancée "C'est ma famille. Mais c'est pas moi."
Puis le changement brusque du personnage m'a un peu destabilisé... avant que je comprenne... que depuis le début, Mike est un énorme menteur et qu'il est COMPLETEMENT aussi sale moralement que ses frères ou son père. C'est juste que son père avait d'autre plans pour lui pour tirer son organisation vers de plus hautes strates du pouvoir.

Et c'est vrai... le mensonge final du film où il donne l'air de vouloir se montrer honnête auprès de sa femme... pour mentir avec encore plus d'aplomb... ça donne presque la dernière pièce du puzzle étriqué ou de l'énigme sur le personnage de Al Pacino : "Non non, ne vous faites pas d'illusion, ça a toujours été un gros connard."

Le film m'a d'ailleurs énormément fait penser au Guépard de Visconti. C'est comme si Le Parrain était une sorte d'énorme ellipse temporelle qui montre la suite/conséquence de la dynamique de longue déchéance sur laquelle on avait quitté la noblesse italienne du siècle précédent à la la fin du Guépard.
Que deviennent ces familles italiennes toutes puissantes au 20ème siècle ? Ben ce sont toujours des raclures... qui s'accrochent toujours au pouvoir comme des parasites.

Voilà, le Guépard... c'est Le Parrain - Le prequel.
je ne vois pas du tout les choses comme toi , au départ Michael est juste un héro de la guerre qui vit en marge de sa famille ( ok il en connait les rouages mais rien ne l y attire ) c'est la tentative d assassinat de son père et la mort de Sonny qui le précipite vers ce qu il refuse a la base , il voit bien que Fredo est déjà un boulet et ne peut devenir le chef de famille , il se sent obligé de prendre la direction du clan ( de mémoire il le dit a son père sur son lit d hôpital qu il va s occuper de tout "I'm with you now. I'm with you.)
À son retour de Sicile, Michael accepte sciemment son destin, mais avec une vision différente de celle de son frère : il ne prend pas la tête de la famille par simple goût de la violence, mais par obligation stratégique pour éviter la destruction totale du clan Corleone face aux autres familles de New York.
Image
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

BoBleMexicain a écrit : ↑lun. 21 sept. 2026 12:55 je ne vois pas du tout les choses comme toi , au départ Michael est juste un héro de la guerre qui vit en marge de sa famille ( ok il en connait les rouages mais rien ne l y attire ) c'est la tentative d assassinat de son père et la mort de Sonny qui le précipite vers ce qu il refuse a la base , il voit bien que Fredo est déjà un boulet et ne peut devenir le chef de famille , il se sent obligé de prendre la direction du clan ( de mémoire il le dit a son père sur son lit d hôpital qu il va s occuper de tout "I'm with you now. I'm with you.)
Je vois ce que tu veux dire, mais moi je vois plusieurs éléments qui viennent remmettre en question ça :
- Pendant le mariage, au moment de la photo, Don Corleone ne veut pas prendre la photo sans Mike : ce qui tend à dire que le Parrain considère bel et bien Mike comme partie intégrante de sa famille, alors que Mike dit clairement à sa fillancée : "c'est mon père, mais ce n'est pas moi." D'une telle remarque, on pourrait croire qu'il y a un froid familial entre Mike et son père... hors ça n'est pas le cas. D'ailleurs, comme tu dis, Mike connait tous les rouages de l'organisation de son père : il connait le rôle de Robert Duval, il connait le rôle du super homme de main de son père (qui va se faire tuer) et il connait la façon dont son cousin est devenu une star de Hollywood. Justement... si tu te mets complètement marge de ça, ben t'évites de tout savoir. Or, dés le début, Mike a l'air de tout savoir alors qu'il rentre de guerre.
- Mike change du tout au tout quand son père est à l'hosto... et dés l'hosto, il connait les méthode de gangster (comme, comment prétendre que t'as une arme) donc signe que Mike sait déjà tous des techniques de gagnster.
- Lorsqu'il commence à participer aux réunions de famille, son frère Sonny et Robert Duval plusieurs fois disent : "Tu ne devrais pas être ici, rentre chez toi." et ils le disent avec bienveillance (pas en mood, "te mêles pas de nos affaires")
- C'est Mike qui a l'idée d'abattre le Turque et le chef de la police : genre, j'ai du mal à croire qu'un type qui était très attaché à la vie rangée et légale se mette tout d'un coup à virer en mode "Je vais tuer un agent de police qui cherche à tuer mon père."
- A un moment, il reçoit un appel de sa fillancée et elle lui dit "Je t'aime"... et lui ne répond pas... alors qu'il n'a accompli aucun meurtre pour l'instant.

C'est quand Don Corleone dans son lit, demande à sa famille "Où est Mike" et que les autres lui disent : "c'est lui qui a abbattu tes assassins et il est en Iralie le temps que ça se tasse"... que la réaction de Corleone est intéressante : il est déçu.
Mais en fait, il es tpas déçu parce que son fils s'est avili (il a déjà abaissé deux de ses fils à son niveau ainsi que son gendre)... en fait, il est déçu parce que TOUT SON PLAN pour Mike tombe à l'eau. Il voulait en faire un fils propre de tout soupçon et loin de tout ça JUSTEMENT pour qu'il gravisse les échellons politiques.
C'est le seul de ses enfants qui semble avoir fait l'armée : ça aussi ça fait partie du plan. Aux USA, quand tu es vétéran de guerre, tu as un énorme capital sympathie auprès de la presse.
Et la confirmation vient dans la dernière scène entre Mike et son père... où Corleone dit tout ce qu'il avait en tête pour lui. Mike ne semble pas du tout découvrir son plan.

En fait, pour moi, le moment où Mike décide de sauver son père à l'hosto... c'est déterminant, car c'est un moment où le grand plan de Corleone s'apprête à capoter... et le simple fait que son fils rejoigne l'organisation en tant que gangster... ben pour lui, c'est un échec de son plan.

En fait, pour moi, Don Corleone est un ENORME ENFOIRE car en fait, il a parfaitement conçu/formaté ses enfants pour faire prospérer son organisation sur tous les niveaux de la société. Et les enfants le savent. Sonny, Fred, Mike et Robert Duval... et même leur soeur qui vient de se marier... SAVENT parfaitement qui est amené à devenir un tel ou un tel.

Mais c'est pour ça que pour moi, le Mike des trente première minutes de film... c'est un vaste jeu d'acteur... pour sa fillancée qui est sa caution d'exemplarité.
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Avatar du membre
Redzing
Messages : 2684
Enregistré le : mar. 8 sept. 2020 14:34

@Zefurin
@BoBleMexicain

Je pense que vous avez un peu tous les deux raisons.
Mike est différent de la famille, ne veut pas se mêler des affaires, mais il a grandi dans cet environnement, connait les tactiques de gangster (quoique pas complètement). Il a aussi tué pendant la guerre : ça doit lui paraître normal de butter un ennemi de la famille.
Et il y a quand même un (petit) froid entre lui et la famille. Mais ça reste une famille à l'italienne, on n'en est pas exclu sauf grosse bêtise (cf. le Parrain 2...).
Zefurin a écrit : ↑lun. 21 sept. 2026 14:48 Don Corleone ne veut pas prendre la photo sans Mike :
Froid ou non, Mike reste le préféré de Don Corleone. C'est le plus malin. Il est compétent (contrairement à Freddo) et de sang froid (contrairement à Sonny). C'est un garçon (contrairement à Connie). C'est son fils naturel (contrairement à Tom).
Zefurin a écrit : ↑lun. 21 sept. 2026 14:48 Et la confirmation vient dans la dernière scène entre Mike et son père... où Corleone dit tout ce qu'il avait en tête pour lui. Mike ne semble pas du tout découvrir son plan.
Pour cause : c'est aussi expliqué dans une scène du Parrain 2 (la dernière je crois d'ailleurs ?). Où l'on voit la crise entre Mike et sa famille suite à sa décision de partir à l'armée, qui n'était souhaitée par personne sauf Mike.
Mais je ne veux pas trop te spoiler ! :mrgreen2:
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

Redzing a écrit : ↑lun. 21 sept. 2026 15:33 Mais je ne veux pas trop te spoiler ! :mrgreen2:
Je regarde ça ce soir en replay (la partie 2 est passée hier soir sur Arte) :D

Après, peut-être aussi que je me persuade que Mike est un connard dés le départ, car vu la raclure qu'il devient en Italie (il fait chanter le père de la fille sur laquelle il flash juste pour lui forcer la main à épouser sa fille)... je voulais lui donner le moins qualité supposée pour m'attacher le moins possible à lui.

En fait, les seules personnes pour lesquelles j'ai de la peine... ce sont les femmes de ce film qui ou bien souffrent d'un mariage merdique (la fille de Corleone), ou bien se retrouvent veuves (la femme de Sonny... qui a un bébé), ou bien perdent leur fils (la femme de Corleone), ou bien meurent dans une voiture piégée (l'Italienne que Mike épouse), ou bien se retrouvent unis à un meurtrier menteur (l'Américaine, Kay, qui est vraiment amoureuse de lui).
...
Putain... j'ai même de la peine pour le cheval. :sweat:
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

ConFucKamus a écrit : ↑mar. 8 sept. 2026 21:39 Je suis retombé sur Black Rain il y a quelques jours,

Image

un Ridley Scott un peu survolé et à dire vrai, pas inoubliable. L'image du Japon est un peu caricaturale, certains trucs ont bien vieilli. Mais ce film policier garde son charme

il y a une ambiance tout droit héritée de...Blade Runner(on est jamais mieux servi que par soi-même)

Puis il y a un bon casting, un bon duo Douglas/Garcia, et le MVP du film, le regretté Yūsaku Matsuda qui livrait sa dernière performance et explose de charisme en Sato (le grand méchant).

Pendant le tournage, il mourrait du cancer et tout ce qui transparait à l'écran, c'est l'intensité de son regard de chien fou. Quel charisme !

Et le film à peine lancé, je me suis rappelé de LA scène du film, l'assassinat du personnage de Charlie qui m'avait durablement marqué étant ado.

Tu te sens impuissant comme le perso de Douglas et lui se fait littéralement mettre à mort, poignarder par des bōsōzoku avant que Sato le décapite pour finir.


Cette scène est resté gravée dans ma mémoire. Le Making of est dispo sur youtube, on voit comment ils ont fait et finalement le montage final - brutal - est moins graphique que ce qui a été tourné.
Je viens de voir la chose sur Arte.

Et je serai un peu moins indulgent.
Effectivement, le film doit vraiment tout à Bladerunner... et c'est tout.

Black Rain donne vraiment l'impression d'un wannabe Blade Runner (les deux titre sont d'ailleurs phonétiquement proche)...
Un Bladerunner... sans une bonne histoire (J'ai trouvé que Double Détente racontait plus efficacement une histoire tréééés similaire et avec une mélancolie plus astucieuse)
Un Bladerunner... sans une bonne enquête (la représentation des Yakuza est vraiment supra caricaturale... à des années lumière de ce que Sydney Lumet faisait sur Yakuza)
Un Bladerunner... sans un bon personnage principal (j'ai trouvé Douglas INSUPPORTABLE dans ce film... limite... quand le personnage de Garcia se fait tuer, j'étais déçu... déçu que le gang de motard Yakuza ne butte pas le héros à la place)
Un Bladerunner... sans aucun bon dialogue (j'ai l'impression que les personnages sont cons, se comportent comme des gamins... alors que ce sont des flics)
Un Bladerunner... sans un méchant d'envergure... la faute à Yûsaku Matsuda qui en fait des caisses. OK... je veux bien admettre que la maladie de l'acteur n'aidait pas, mais y a des moments, le jeu est trop cabotin (on atteint le paroxysme dans le combat final que je trouve presque comique)

Image

En fait... Black Rain pour moi s'en sort juste sur trois éléments :
- La photographie et la façon dont Osaka est filmée... c'est absolument superbe... et surtout trés original : on voit trés clairement qu'on n'est pas à Tokyo ni à Kyoto. Et le mimétisme de certains cadrages avec Bladerunner est évident. Mais comme c'est le même réalisateur, on lui en veut pas.
- Ken Takakura qui joue le flic Japonais... d'un charisme tellement sobre qu'il vole littéralement la vedette aux deux acteurs américains qui sont bruyants, caricaturaux et antipathiques. J'aurais préféré qu'il soit le principal héros de l'intrigue.
- La musique de hans Zimmer.

Je mettrai un 6/10 parce que j'ai pas passé un mauvais moment malgré tout... mais on voit déjà dans ce film les travers de narration que se coltinera Ridley Scott pendant les 40 années suivantes... un film visuellement maitrisé, mais narrativement aux fraises.
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Avatar du membre
BoBleMexicain
Messages : 3961
Enregistré le : mer. 15 juil. 2020 11:43
Localisation : IDF 77

Zefurin a écrit : ↑lun. 21 sept. 2026 16:18
Redzing a écrit : ↑lun. 21 sept. 2026 15:33 Mais je ne veux pas trop te spoiler ! :mrgreen2:
Je regarde ça ce soir en replay (la partie 2 est passée hier soir sur Arte) :D

Après, peut-être aussi que je me persuade que Mike est un connard dés le départ, car vu la raclure qu'il devient en Italie (il fait chanter le père de la fille sur laquelle il flash juste pour lui forcer la main à épouser sa fille)... je voulais lui donner le moins qualité supposée pour m'attacher le moins possible à lui.

En fait, les seules personnes pour lesquelles j'ai de la peine... ce sont les femmes de ce film qui ou bien souffrent d'un mariage merdique (la fille de Corleone), ou bien se retrouvent veuves (la femme de Sonny... qui a un bébé), ou bien perdent leur fils (la femme de Corleone), ou bien meurent dans une voiture piégée (l'Italienne que Mike épouse), ou bien se retrouvent unis à un meurtrier menteur (l'Américaine, Kay, qui est vraiment amoureuse de lui).
...
Putain... j'ai même de la peine pour le cheval. :sweat:
je crois qu il te faut une deuxieme vision du film , Michael ne menace ABSOLUMENT PAS Signor Vitelli , lorsqu il apprend qu il est le pere de la jeune fille il lui marque beaucoup de respect , il explique meme au peril de sa vie a lui dire pourquoi il est en Sicile sous la protection de Don Tomasinno , et lui explique qu il veut veut faire les choses dans les regles siciliennes , a aucun moment il le menace .
les femmes dans ce (ces) films sont relégué en effet ( bien que tu verras en poussant jusqu au 3 que ...) et c est aussi pour ca que Kay qui n est pas italienne refuse que Michael la traite comme les autres femmes de la famille, elle n en comprends pas tous les codes et surtout ne sait pas tout ...
le 2 est aussi un petit bijou, avec les flashback et l entrée de De Niro magistral dans la saga . regarde les plusieurs fois tu verras que j ai pas tort :cool:
Image
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

BoBleMexicain a écrit : ↑mar. 22 sept. 2026 07:55
je crois qu il te faut une deuxieme vision du film , Michael ne menace ABSOLUMENT PAS Signor Vitelli , lorsqu il apprend qu il est le pere de la jeune fille il lui marque beaucoup de respect , il explique meme au peril de sa vie a lui dire pourquoi il est en Sicile sous la protection de Don Tomasinno , et lui explique qu il veut veut faire les choses dans les regles siciliennes , a aucun moment il le menace .
Ah mais bien sûr que si y a une menace ! Elle est juste VACHEMENT DÉGUISÉE derrière de la politesse ! :lol:

[media]

[/media]
Désolé, c'est en VF. Mais la phrase est particulièrement dingo. Et je l'ai comprise exactement comme ça dans la VO.
"Pardonnez moi si je vous ai offensé. Je ne suis qu'un étranger ici. Je n'ai voulu manquer de respect ni à vous ni à votre fille. Je suis Américain. Je me cache en sicile. Je m'appelle Michael Corleone. Il y a pas mal de personnes qui pairaient une fortune pour cette information. Mais dans ce cas votre fille perdrait un père au lieu de gagner un mari. Je voudrais revoir votre fille. Avec votre permission et sous la surveillance de votre famille."
Avec comme contexte qu'il a deux gardes du corps armés dont un qui traduit.

Il commence et termine sa tirade avec du respect... mais le milieu est une ENORME MENACE. Parce que dés lors qu'il lui dit son nom et que c'est un nom recherché... ben il lui force la main en l'obligeant à prendre un camp : ou bien il le tue ("votre fille perdra un père") ou bien il épouse sa fille ("votre fille gagnera un mari").
Michael tire totalement parti du danger et de la menace qui pèse sur lui pour faire tremper les autres dedans malgré eux !

Mais non : il lui fait une menace de mort emballée dans un joli paquet de respect. :love5: :death: :love5:

Justement, la première fois que j'avais vu cette scène la semaine dernière, j'étais un peu passé à côté de cette phrase. Mais c'est en revoyant cette scène avec ma copine, on a tous les deux explosé de rire parce et on a tous les deux plaisanté en mode :
"Bonjour, avec tout le respect que je te dois, je vais baiser ta fille. Et si tu veux pas, ben je la baiserai sur ton cadavre. Sur ce... bonne journée et à Dimanche !" :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Avatar du membre
Redzing
Messages : 2684
Enregistré le : mar. 8 sept. 2020 14:34

Zefurin a écrit : ↑mar. 22 sept. 2026 09:24
"Pardonnez moi si je vous ai offensé. Je ne suis qu'un étranger ici. Je n'ai voulu manquer de respect ni à vous ni à votre fille. Je suis Américain. Je me cache en sicile. Je m'appelle Michael Corleone. Il y a pas mal de personnes qui pairaient une fortune pour cette information. Mais dans ce cas votre fille perdrait un père au lieu de gagner un mari. Je voudrais revoir votre fille. Avec votre permission et sous la surveillance de votre famille."
Avec comme contexte qu'il a deux gardes du corps armés dont un qui traduit.

Il commence et termine sa tirade avec du respect... mais le milieu est une ENORME MENACE. Parce que dés lors qu'il lui dit son nom et que c'est un nom recherché... ben il lui force la main en l'obligeant à prendre un camp : ou bien il le tue ("votre fille perdra un père") ou bien il épouse sa fille ("votre fille gagnera un mari").
Michael tire totalement parti du danger et de la menace qui pèse sur lui pour faire tremper les autres dedans malgré eux !
Oui cette scène est géniale pour caractériser Michael !
Il est totalement égoïse : à aucun moment il ne pense à Kay, ou à la tranquillité de ce pauvre Sicilien qui n'a rien demandé.
Il est courageux, il aurait pu simplement partir. Mais non, il tient à ce qu'il veut.
Il sait s'imposer alors qu'il n'est A PRIORI pas du tout en position de force, c'est un étranger.
Il est habile, et fin psychologue. Il fout la pression toute en hypocrisie et en politesse au père. Même sans la menace "elle perdrait un père", il a établi son statut et le père a parfaitement compris qu'il ne fait pas le poids face à la mafia. Les gardes du corps interprètes en rajoutent une bonne couche. J'aime beaucoup aussi : "je te donne une info, maintenant soit je dois te butter, soit on associe nos familles pour garder le secret".

Pas pour rien que Michael Corleone est un personnage légendaire du cinéma, que beaucoup ont reprise. Tommy Shelby, dans Peaky Blinders, est un décalque évident de Michael Corleone.
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

Redzing a écrit : ↑mar. 22 sept. 2026 10:14 Oui cette scène est géniale pour caractériser Michael !
Bah en fait... c'est vraiment la scène où on découvre réellement QUI il est.
Parce que pendant tout le début du film on le prenait soit pour un fiancé aimant et attentionné avec Kay, sois on le prenait pour un fils qui aime tellement son père qu'il ose le meurtre pour sauver son père. Donc au départ... il pouvait avoir cette aura de héros tragique qui décide de baigner dans la banditisme en sacrifice de son intégrité...
...
Puis en Sicile... première scène... il trouve une nana et force le matchmaking comme un gros queutard... :fu: :fu: :fu: :fu:

Du coup je regarderai la suite un autre soir... (je voulais regarder Black Rain que j'avais jamais vu)
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Avatar du membre
Redzing
Messages : 2684
Enregistré le : mar. 8 sept. 2020 14:34

Il y a une scène similaire dans la suite. Lors d'une commission d'enquête où un type témoigne contre Michael, et Michael fait venir le frère du témoin au tribunal "pour le soutenir dans cette épreuve". :lol: :lol: :lol: Avec le même type d'hypocrisie.
Mais rien n'est explicitement dit, tout passe par les regards.
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

Et bien c'était salle comble pour L'Invitation de Olivia Wilde

Image

Une jolie prouesse pour une comédie dinatoire américaine... qui n'a pas à rougir d'un Diner de Cons ou du Prénom.
Il s'agit d'un remake d'un film espagnole, Sentimental de Cesc Gay... le 7ème. :hypnose: (deux autres sont en cours de réalisation pour le cinéma Néerlandais et Portugais). Il s'agit donc d'un synopsis très propice à la remakite aigüe.

Et bien on passe un bon moment et surtout... pour la première fois... Olivia Wilde ne m'a pas insupporté. C'était le seul élément du film que je redoutais (Seth Rogen, Pénelope Cruz et Edward Norton... se sont des valeurs sûres)... mais Olivia Wilde, elle ne m'a jamais convaincu dans House ou les quelques fois où je la voyais. Jusqu'à présent, l'adjectif "LISSE" semblait avoir été créé exprès pour la qualifier.
...
Et bien elle est superbe dans L'Invitation : épidermique, pathétique, expressive... elle est comme une cocotte minute prête à exploser, et l'alchimie avec Seth Rogen est très communicative. Ils forment ensemble un couple en crise fort amusant à regarder. Puis... quand vient la scène larmoyante... ben... c'est ouf... ils sont touchants.

Cruz et Norton sont un peu les deux gâchettes qui vont faire exploser les moeurs et les possibilités. Et Norton est FANTASTIQUEMENT drôle. Ce mec n'a même pas besoin de parler : il parvient à être drôle rien qu'en mangeant du jàmon et du fromage.

Bref, j'ai passé un bon moment.
Le choix de l'image très terne... digne d'un film d'horreur... est un choix. On peut trouver ça triste... mais c'est un choix chromatique sui a du sens lorsque l'on voit le vêtement de Olivia... qui se fond dans l'appartement.

Je trouve le film peut-être un poil long : plus 1h40 dans le même décors... c'est long... même pour une comédie. L'original espagnole dure 20 min de moins. Alors certes, le Prénom (film auquel il ressemble beaucoup) dure autant de temps... mais le Prénom compte 5 personnages (donc 5 ingrédients). L'invitation n'en compte que 4... du coup... je trouve que la phase finale du film qu'on s'attend à voir... tarde un peu trop.
Bref... y a une rythmique qui traîne un peu trop avant la fin (qui est superbe). Le 3/5ème et le 4/5ème du film... qui pouvaient être un peu plus accéléré.

Un 7/10 que je trouve bien.
Ca me donne envie de voir le film espagnole : nul doute qu'en VO soit doit être FANTASTIQUE.
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Avatar du membre
NaughtyDog
Messages : 4713
Enregistré le : lun. 26 oct. 2020 12:34
Localisation : Paris

Image

Pas grand chose à dire sur In the Grey, à part qu'on tient un Guy Ritchie en très grande forme pour ce qui est de torpiller sa carrière ! C'est simple, ses 3 derniers films sont aisément les pires de sa filmo, et In the Grey ne dénote pas : visuel fadasse, action tournée par la 2nde équipe, Cavill et Gyllenhaal en roue livre, intrigue en pilote auto... Seule Eiza Gonzalez surnage

1.5/5

Image
Dans la même mouvance : c'est à se demander ce qu'est venu fiche Kevin Macdonzld dans ce rip-off de Phone Game tendance course à pied dans Londres. Alors pour le coup il y a parfois quelques embryons de mise en scène par instants lorsque le montage erratique souhaite représenter la fatigue de son héroïne, mais in fine le tout est écrit en dépit du bon sens (mention spécial à Gal Gadot qui, après avoir couru une bonne heure, parvient à rattrapper une rame de métro à l'arrêt suivant), et même le jeu trépanoïde de sa protagoniste peine à rendre ça fun

1/5

Image
Là par contre on est sur le grand gagnant du pire film de 2026 (avec Who) !
150 millions de budget pour cette production d'Arabie saoudite tournée effectivement dans de beaux décors désertiques, avec un cast arabe (mais aussi quelques têtes d'affiche) et dous la houlette de Rupert Wyatt.
De quoi offrir une curiosité certes, mais dès qu'on lance ce récit galvaudé de guerre entre royaume/guerrier solitaire joué par Anrhony Mackie/princesse en fuite face à Sharlto Copley et Ben Kingsley, on se rend compte que non seulement l'argent a simplement été claqué pour rien, mais surtout on tient sans doute le pire montage jamais apposé sur un film depuis au moins Taken 3 !
Le rendu est un cas d'école moderne tout simplement, jusqu'à son final en eau de boudin.

Bref, une belle grosse purge

0.5/5

Image
Là par contre chouette pioxhe que ce Flush, au rythme globalement maîtrisé : sur 1h10, tout le film se déroule dzns les chiottes au dous-sol d'un bar, après que le protagoniste se retrouve piégé tete dans la cuvette après avoir été tabassé par un dealeur. C'est drôle, bien filmé, bien interprêté (sauf un perso), inventif malgré un budget rikiki... juste dommage que tout ce qui concerne le côté familial et intime du protagoniste ne soit pas à la hauteur du reste.

3/5

Image
Un Asterix qui bénéficie d'un super soin à l'animation (c'est simple, il s'agit du meilleur volet en animation 3D d'un pur point de cue formel et en terme de modélisation de persos), et d'un super boulot au niveau du doublage (notamment avec le retour de Christian Clavier).
Globalement ce récit inédit se veut meilleur que les films d'Astier et du niveau du Combat des Chefs, alors que le duo derrière Le Comre de Monte-Cristo parvient non seulement à digérer tout ce qu'on aime de la licence. Le tout en l'amenant dans un setting nubien inédit acec quelques personnages truculents pour trouver le remède à une potion magique capable de changer suiconsue en nourrisson.
Bref c'est fun, bien rythmé, très bien animé (et doté d'une très vonne BO!), mais le petit point noir tient sur un discours survolé du matriarcat (pourtant central dans la dramaturgie).

Mais en l'état c'est chouette

3/5 ou 3.5/5




Jme rends compte que j'avais pas parlé de certains films cannois donc autant parler de ceux là pour faire rapide :

Image
Un bon James Gray, sorte de best of de ses polars des années 2000 où fraternité, police, milieu proletaire et mafia russe se symbiosent dans un parfum 70's ultra délectable. On peut aussi y voir une suite thématique à Armageddon Time, alors que le cinéaste s'intéresse aussi à la dynamique familiale contrariée par des forces extérieures
Quand on connait le travail de Gray on ne sera peut-être pas grandement surpris, mais la photo est de grande qualité, Scarlett Johansson et Miles Teller très bons, et Adam Driver transpire la classe dans ce qui est peut-être la meilleure performance de sa carrière ! En plus, Gray se permet deux grands morceaux de mise en scène (dont un pour le climax final) qui force le respect
3.5/5

Image
Une pure merveille made in France, alors que Louis Clichy combine ses souvenirs d'enfance pour concter cette histoire bouleversante de justesse. On y duit un jeune garçon atteint de scoliose, devant porter un corset métallique dans la France rurale des 80's, alors que le spectateur suit son quotidien entre son apprentissage de l'orgue, ses peregrinations amoureuses et une dynamique familiale complexe dûe à la gestion de la ferme paternelle.
C'est touchant, absolument divin visuellement avec son style aquarelle, le doublage parfait, la BO superbe et la fin lacrymale à souhait. Bref une perle tout simplement

4,5/5
Avatar du membre
ConFucKamus
Messages : 4546
Enregistré le : lun. 31 août 2020 12:17

Vu aujourd'hui Prime Time de Lance Oppenheim

Image

Pas mal du tout. Il y a un gros travail sur la photographie et le parti pris pourra déconcerter. On se retrouve avec une image très granuleuse, des couleurs délavés et pas mal de contraste.

C'est pas tout à fait une comédie ou alors le genre qui te fait sourire jaune pendant 80%. Et soyons clair, rien ne laisse penser que Oppenheim et son scénariste cautionne le concept

et le comportement de l'équipe de How to catch a predator. Pour moi, zéro ambigüité, mais il ne verse pas non plus dans la satire (l'épisode de South Park -hilarant- suffisait)

Je vois plus les idées de photo et de mise en scène comme la fantasmagorie de son "héros" Chris Hansen, qui se fabrique une réalité alternative mais joue en permanence un rôle. Pattinson est super (3 fois cette année !)

Et de très belles performances de la part de Skyler Gisondo et (petit coup de coeur) Merritt Wever absolument géniale dans le rôle de l'imbuvable et cynique productrice.

Elle a déjà une belle carrière mais ma foi je ne la connais que pour son petit rôle dans Severance ou Marriage Story.

Et une petite apparition surprise de Creed Bratton, mon 2nd rôle favori de The Office. Quel acteur !!

L'écueil, c'est que le film ne raconte pas grand chose de la TV poubelle et ses innombrables dérives immorales

:star: :star: :star: :demistar: :passtar:
"Bloodshot est la meilleure chose qui soit arrivée au cinéma en 2020 " - ©MisterM
fanstade
Messages : 2251
Enregistré le : ven. 12 févr. 2021 21:01

run_hide_fight.jpg
RUN HIGHT FIGHT
Ca suite RUN HIGHT FIGHT : INFIDELE fait actuellement polémique car ce film serait trop d'extreme droite.
Quand à ce film c'est plus un téléfilm qu'un vrai film. Le manque de budget se voit tellement. Il y a pas beaucoup de mise en scène et quasiment pas de musique. De plus la photo est laide. Après c'est divertissant ça se regarde puisque c'est un piège de cristal version féminin. Tout en parlant de 3 sujets assez actuel. D'abord la mauvaise influence des réseaux sociaux et devenir une star quitte à faire la pire chose de sa vie. Tuer et massacrer. Deuxièmement les priseS d'assaut recurente dans les lycées americain. Enfin la perte d'un être chère qui peut vous faire devenir fou.
Ce télefilm marche surtout grâce à la prestations de Isabel May absolument genial dans le role de cette fille qui va sauver son lycée malgré ses traumatismes.
Bref le bon petit gunfight du samedi soir.
Vous n’avez pas les permissions nécessaires pour voir les fichiers joints à ce message.
Avatar du membre
robinne
Messages : 7352
Enregistré le : jeu. 8 oct. 2020 16:27

fanstade a écrit : ↑ven. 25 sept. 2026 12:54 Ca suite RUN HIGHT FIGHT : INFIDELE fait actuellement polémique car ce film serait trop d'extreme droite.[...]
Ca veut dire quoi ? :??:
fanstade
Messages : 2251
Enregistré le : ven. 12 févr. 2021 21:01

robinne a écrit : ↑ven. 25 sept. 2026 18:48
fanstade a écrit : ↑ven. 25 sept. 2026 12:54 Ca suite RUN HIGHT FIGHT : INFIDELE fait actuellement polémique car ce film serait trop d'extreme droite.[...]
Ca veut dire quoi ? :??:
J'ai pas vu le film mais en gros les méchants de l'histoire ce sont des arabes qui prennent en otage un campus pour y faire la charia. Et surtout il assassine plein de jeune qui sont tres woke et pro Palestine.
En gros le même type de film que le dernier vigilante cityzen.
Donc la presse assassine le film.
Avatar du membre
Next
Administrateur du site
Messages : 9976
Enregistré le : mar. 14 juil. 2020 10:30

NaughtyDog a écrit : ↑jeu. 14 mai 2026 11:24 Image

Après le brouillon qu'était I Saw the TV Glow, Jane Schoenbrun revient avec un OVNI dans la droite lignée : Teenage Sex and Death at Camp Miasma voit la jeune réal queer Kris tenter de rebooter une franchise fictive de slasher, en pitchant son approche à l'ancienne Scream Queen Billy (Gillian Anderson).
Ce faisant, Teenage Sex and Death at Camp Miasma fait à la fois office de diégèse des codes du genre (via la figure métaphorique d'un Boogeyman entre Jason, Michael Myers et Pyramid Head faisant irruption dans le réel), de thèse par le prisme queer et d'introspection réflexive srmi-autobiographique.

En résulte un film ultra théorique (parfois trop dans sa seconde partie) questionnant des représentations obsolètes inhérentes au genre, sans renier le pouvoir de fascination de ces séries B gorasses. En filigrane, le récit tient ausdi via Hannah Einbinder et Gillian Anderson qui sont plutôt fabuleuses, faisant de ce Teenage Sex and Death un film réconfortant et surréaliste sur l'éveil sexuel et identitaire.
Plutôt une bonne pioche donc !

3.5/5
Un poil déçu de mon côté. J'ai beaucoup aimé la première moitié, que ce soit par ses choix esthétiques, son jeu sur les codes et son approche thématique.
Mais il m'a progressivement perdu ensuite parce qu'il est finalement trop peu surprenant pour le spectateur qui a bouffé du genre et de la série B. Plus le film tend vers le meta, moins il est passionnant j'ai trouvé.

Je sais que ce n'est pas le premier long métrage de Jane Schoenbrun, mais pour autant il porte un peu tous les stigmates du premier film de quelqu'un d'assurément talentueux mais qui ne maîtrise pas encore pleinement son sujet et ses références. Il en ressort un petit goût d'inachevé.

De fait je suivrai la suite de la carrière de Jane Schoenbrun avec intérêt (et rattraperai I Saw the TV Glow), mais je reste un peu à quai ici, sans avoir passé un mauvais moment non plus. Je reconnais quelques jolis coups d'éclat sur certaines séquences, une certaine forme d'audace et une direction d'actrices aux petits oignons (Hannah Einbinder et Gillian Anderson crèvent l'écran, sans oublier le fameux regard de Amanda Fix).

:star: :star: :demistar: :passtar: :passtar:
Avatar du membre
Genla
Messages : 1791
Enregistré le : lun. 11 janv. 2021 10:11
Localisation : Lyon

Image

Bande annonce assez bidon, et pourtant le film était très très sympa !

J'ai passé un super moment. :bounce:

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
Avatar du membre
robinne
Messages : 7352
Enregistré le : jeu. 8 oct. 2020 16:27

Genla a écrit : ↑mer. 30 sept. 2026 22:39 Image

Bande annonce assez bidon, et pourtant le film était très très sympa !

J'ai passé un super moment. :bounce:

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
"un super moment" mais que 3 étoiles ?
Avatar du membre
Genla
Messages : 1791
Enregistré le : lun. 11 janv. 2021 10:11
Localisation : Lyon

robinne a écrit : ↑jeu. 1 oct. 2026 09:57
Genla a écrit : ↑mer. 30 sept. 2026 22:39 Image

Bande annonce assez bidon, et pourtant le film était très très sympa !

J'ai passé un super moment. :bounce:

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
"un super moment" mais que 3 étoiles ?
C'est super 3 étoiles.

4 étoiles c'est un coup de cœur et 5 étoiles je ne met jamais.
Avatar du membre
ConFucKamus
Messages : 4546
Enregistré le : lun. 31 août 2020 12:17

Genla a écrit : ↑mer. 30 sept. 2026 22:39
Bande annonce assez bidon, et pourtant le film était très très sympa !

J'ai passé un super moment. :bounce:

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
Et c'était lisible pour du Greengrass ? :D (je charrie ;) )
"Bloodshot est la meilleure chose qui soit arrivée au cinéma en 2020 " - ©MisterM
Avatar du membre
Genla
Messages : 1791
Enregistré le : lun. 11 janv. 2021 10:11
Localisation : Lyon

ConFucKamus a écrit : ↑ven. 2 oct. 2026 21:26
Genla a écrit : ↑mer. 30 sept. 2026 22:39
Bande annonce assez bidon, et pourtant le film était très très sympa !

J'ai passé un super moment. :bounce:

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
Et c'était lisible pour du Greengrass ? :D (je charrie ;) )
Jamais eu aucun soucis avec sa réal et là je trouve que c'est son film ou ça "bouge le moins" pour ceux qui n'aiment pas.
Avatar du membre
ConFucKamus
Messages : 4546
Enregistré le : lun. 31 août 2020 12:17

Vu aujourd'hui Notre Salut, d'Emmanuel Marre

Image

Bon film, qui fait écho à Des Rayons et des Ombres, autre gros morceau sur un sujet analogue. Un peu trop long lui-aussi (2h35) mais étonnant avec des partis pris sacrément marqués comme cette mise en scène façon caméra au poing qui rappelle The Office dans les scènes les plus drôles (oui, on peut se marrer à certains passages).

Marre se permet même le pas de côté en glissant quelques musiques en décalage complet avec l'époque (Live is Life, Sounds like a melody). Et ce n'est pas si déconnant en fin de compte. Henri Marre est un médiocre qui se rêve plus grand qu'il n'est, donc l'appuyer par des moments gênants où son égo enfle est amusant. Ça ne le rend pas moins coupable, et la dernière partie se chargera bien de le rendre aussi lâche que pathétique avec son groupe de la Révolution Nationale.

Super casting et sujet ô combien délicat, surtout que Marre s'attaque carrément à son aïeul (son arrière grand-père), c'est donc d'autant plus malin de le voir y aller sans douceur mais sans charger la mule. Pas besoin, comme chez Giannoli, la lâcheté suffit à sceller le destin d'un triste personnage.

Lui n'a peut-être pas fait un 180° comme Luchaire (Dujardin dans le film de Giannoli) puisqu'il était pétainiste jusqu'au bout des ongles mais s'est bien débrouillé pour ne pas reconnaître l'horreur et sa participation directe.

:star: :star: :star: :demistar: :passtar:
"Bloodshot est la meilleure chose qui soit arrivée au cinéma en 2020 " - ©MisterM
Avatar du membre
BoBleMexicain
Messages : 3961
Enregistré le : mer. 15 juil. 2020 11:43
Localisation : IDF 77

Genla a écrit : ↑mer. 30 sept. 2026 22:39 Image

Bande annonce assez bidon, et pourtant le film était très très sympa !

J'ai passé un super moment. :bounce:

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
ca n'est pas un mauvais film , mais qui tord le cou complètement a la réalité . le roi ne les a jamais attiré ans un piege pour les tuer alors certes c'etait surement mieux pour le scénario mais ... :(
Image
Avatar du membre
Genla
Messages : 1791
Enregistré le : lun. 11 janv. 2021 10:11
Localisation : Lyon

BoBleMexicain a écrit : ↑dim. 4 oct. 2026 15:47
Genla a écrit : ↑mer. 30 sept. 2026 22:39 Image

Bande annonce assez bidon, et pourtant le film était très très sympa !

J'ai passé un super moment. :bounce:

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
ca n'est pas un mauvais film , mais qui tord le cou complètement a la réalité . le roi ne les a jamais attiré ans un piege pour les tuer alors certes c'etait surement mieux pour le scénario mais ... :(
Je ne savais même pas que c'était une histoire vraie donc à partir de là.. Mais sinon le jeune roi qui passe d'un jeune peureux tout mignon a un énorme psycopathe manipulateur. :lol:
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

La Piscine de Jacques Deray

Image

Bah j'étais comme Jane Birkin : je me suis fait chier comme un rat mort. :lol: :lol: :lol: :lol:

A force d'enchainer les classique (comme le Parrain) on finit finalement par trouver des classiques dont on peine à comprendre la notoriété...

Alors... en fait... je comprends la notoriété : Romy Schneider et Jane Birkin sont des bombes, là-dessus je ne le nie pas. Même Alain Delon, qui d'habitude m'énerve un peu... ben je trouve qu'il joue bien. Son personnage est bon, touchant, renfrogné.

NON VRAIMENT : Alain Delon joue bien... c'est même le meilleur acteur avec la bonne/soubrette qui joue très vrai.
Je ne sais pas si Jane Birkin joue mal... mais au moins, son accent brouille les pistes.
Mais alors Romy et Harry (joué par Maurice Ronet)... ah j'avais le poil qui se hérissait.
Et je ne parle même pas du flic à la fin... alors là... en plus d'être mal joué, je crois qu'on tient le PIRE FLIC/ENQUÊTEUR de l'Histoire du cinéma.

Parce que voilà, si le film était juste mal joué, ben la plastique des actrices aurait trés bien pu compenser... mais elles ne peuvent rien devant cette intrigue S O P O R I F I Q U E où j'ai l'impression que tout le monde se fait chier comme moules.
Quand ils prennent leurs jus d'orange tous les 4 au début... j'ai déjà senti que ça sentait le roussi.

Mais alors le paroxysme... c'est quand ils dînent en mangeant chinois et qu'ils épiloguent sur la cuisson du riz. :hypnose: :hypnose: :hypnose: .
J'ai fini par éclater de rire tellement c'était chiant.
Parce que le pire... c'est qu'il y a de la tension : y a des regards, y a des silences... mais c'est tout : les cadrages sont souvent trop larges, le montage est même pas dynamique pour montrer le jeu des yeux, des mains, des gestes.
Bref : quand tu filmes une scène comme ça, où y a une tension plombante, où y a des faux semblants... ben tu cadre ça : tu cadres les détails, tu fais un montage qui montre où se trouve le dynamisme des pensés, des jalousies... etc...
Mais non.
C'est fixe. Parfois t'as zoom ou un traveling, mais c'est lent. Et t'as vraiment l'impression que la tyrade sur la cuisson du riz, c'est vraiment le paroxysme de la scène. :gore2:

Même la scène de meurtre est chiante. :sleep:
Je me serai cru dans Derrick.

Et alors le flic qui arrive pour faire l'enquête... mais que c'est mou. :headbang:
Et quand il commence à soupçonner tout le monde... et Delon il dit juste "Ben... Harry avait bu..."
"Ah oui, c'est vrai... bon ben je ne vous dérange pas plus."

Moi j'étais en mode : DUDE TON BOULOT DE FLIC, C'EST UNE VOCATION ! :pouce: :pouce: :pouce: :pouce: CONTINUE ! Avec ça, c'est sûr... t'auras jamais ton coupable.

Et le pire dans cette scène de meurtre, c'est que le personnage de Delon aurait juste dû... NE RIEN FAIRE. Laisser la victime tout habillée, noyée dans la piscine et voilà : la thèse de l'accident est bien plus crédible. Mais non, Delon se fait chier à faire une lessive pour maquiller je ne sais quoi... et c'est justement L'ASPECT CLEAN des fringues de la victime qui va faire douter le flic. :envers:
C'est tout de même cocasse : pendant TOUT LE FILM le personnage ne branle rien... et c'est quand il donne l'air de se bouger le cul pour maquiller une scène de crime qu'il ferait mieux de s'abstenir. :lol: :lol: :lol:

Ah oui... et puis j'oubliais... c'est l'été, la filles son canons et en maillot de bain, c'est un thriller... donc on se dit que va y avoir de l'érotisme.
Bah en fait... même ça c'est naze.
Non mais la scène avec la branche du buisson... c'est nul... mais nul... :headbang: :headbang: :headbang:
En fait, y avait que le maillot de bain de Romy et le visage de Birkin que je trouvais VRAIMENT sexy.
Mais alors dés que ça interagit.... que ça devient sexuel... ça devient SANS INTERET.

Entre 4 et 5/10, parce que les décors et l'atmosphère sonore sont pas mal du tout.
1 point pour le décors
1 point pour la femme de ménage parce qu'elle me faisait de la peine
1 point pour Delon qui joue mieux que d'habitude
1 point pour deux/trois cadrages des filles qui sont pas mal (celui où Jane lit sur le transat est vraiment inspiré)
...
Bon allez... 1 point de plus pour la voiture qui est vraiment pas mal.

Mais alors deux heures... pour un thriller AUSSI CHIANT... :loco: :loco: :loco:
Modifié en dernier par Zefurin le mer. 7 oct. 2026 12:23, modifié 1 fois.
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Avatar du membre
Genla
Messages : 1791
Enregistré le : lun. 11 janv. 2021 10:11
Localisation : Lyon

Image



J'avais aimé le 1er mais celui là, poubelle.

Bidon et nanardeque les 10 dernières minutes, j'ai explosé de rire au twist du passeur qui fait un "THIS..IS.. SPARTAAA !!!" en poussant au ralentit une des filles en haut de la montagne. :lol: :lol: C'est censé être triste mais c'est tellement ridicule que ça en devient hilarant.
Avatar du membre
Next
Administrateur du site
Messages : 9976
Enregistré le : mar. 14 juil. 2020 10:30

Genla a écrit : ↑mar. 6 oct. 2026 20:00 J'avais aimé le 1er mais celui là, poubelle.

Bidon et nanardeque les 10 dernières minutes, j'ai explosé de rire au twist du passeur qui fait un "THIS..IS.. SPARTAAA !!!" en poussant au ralentit une des filles en haut de la montagne. :lol: :lol: C'est censé être triste mais c'est tellement ridicule que ça en devient hilarant.
Le film surpasse le premier tout de même sur un point : il parvient à rendre les héroïnes du premier encore plus détestables qu'elles ne l'étaient déjà, le tout en ajoutant de nouvelles débiles inconscientes au tableau de chasse. Bel exploit.

Sinon, j'avais déjà trouvé le premier assez ridicule dans sa dernière demi-heure. Là c'est globalement le même film, en (encore) moins bien et dans un cadre bien moins original. Vivement le troisième donc. :mrgreen2:
Avatar du membre
Genla
Messages : 1791
Enregistré le : lun. 11 janv. 2021 10:11
Localisation : Lyon

Next a écrit : ↑mer. 7 oct. 2026 13:33
Genla a écrit : ↑mar. 6 oct. 2026 20:00 J'avais aimé le 1er mais celui là, poubelle.

Bidon et nanardeque les 10 dernières minutes, j'ai explosé de rire au twist du passeur qui fait un "THIS..IS.. SPARTAAA !!!" en poussant au ralentit une des filles en haut de la montagne. :lol: :lol: C'est censé être triste mais c'est tellement ridicule que ça en devient hilarant.
Le film surpasse le premier tout de même sur un point : il parvient à rendre les héroïnes du premier encore plus détestables qu'elles ne l'étaient déjà, le tout en ajoutant de nouvelles débiles inconscientes au tableau de chasse. Bel exploit.

Sinon, j'avais déjà trouvé le premier assez ridicule dans sa dernière demi-heure. Là c'est globalement le même film, en (encore) moins bien et dans un cadre bien moins original. Vivement le troisième donc. :mrgreen2:
CALME TOI PAR TOUS LES DIEUX !

Image


J'avais même pas capté que l'héroïne traumatisée de celui là, donc la rousse, était un tout nouveau personnage (la sœur de la blonde). Il m'aura fallu les dernières secondes pour le comprendre quand on revoit la vraie héroïne du 1er opus (je pensais que c'était elle durant ce 2eme film mais non).
Avatar du membre
Next
Administrateur du site
Messages : 9976
Enregistré le : mar. 14 juil. 2020 10:30

Genla a écrit : ↑mer. 7 oct. 2026 15:06 J'avais même pas capté que l'héroïne traumatisée de celui là, donc la rousse, était un tout nouveau personnage (la sœur de la blonde). Il m'aura fallu les dernières secondes pour le comprendre quand on revoit la vraie héroïne du 1er opus (je pensais que c'était elle durant ce 2eme film mais non).
Regarde le film dès le début la prochaine fois, ce sera plus simple pour comprendre. :D
Avatar du membre
Genla
Messages : 1791
Enregistré le : lun. 11 janv. 2021 10:11
Localisation : Lyon

Next a écrit : ↑mer. 7 oct. 2026 15:18
Genla a écrit : ↑mer. 7 oct. 2026 15:06 J'avais même pas capté que l'héroïne traumatisée de celui là, donc la rousse, était un tout nouveau personnage (la sœur de la blonde). Il m'aura fallu les dernières secondes pour le comprendre quand on revoit la vraie héroïne du 1er opus (je pensais que c'était elle durant ce 2eme film mais non).
Regarde le film dès le début la prochaine fois, ce sera plus simple pour comprendre. :D
Allez hop, je signale ton post, l'admin du site va s'occuper de toi.
Avatar du membre
NaughtyDog
Messages : 4713
Enregistré le : lun. 26 oct. 2020 12:34
Localisation : Paris

Genla a écrit : ↑mer. 30 sept. 2026 22:39 Image

Bande annonce assez bidon, et pourtant le film était très très sympa !

J'ai passé un super moment. :bounce:

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
Pour moi c'est mid car le film est moche et a constamment le cul entre deux chaises
C'est hyper interessant de filmer ça camera à l'épaule pour immerger le spectateur en pleine révolte paysanne, mais au final tu duis un nobody ininteressant au possible (en mode sous-Braveheart en gros) tout ça pour amener un vieil épilogue Robin Hood-esque qui n'a ni queue ni tête (rien que d'un point de vue temporalité)
Avatar du membre
NaughtyDog
Messages : 4713
Enregistré le : lun. 26 oct. 2020 12:34
Localisation : Paris

Image

Adam Wingard confirme ses talents de réalisateur de merde, avec cette "suite" de The Guest largement plus laborieuse, bourinne et teubée.
Après une mise en place interminable de 45 minutes (qui ne sert à rien à part grimer Dan Stevens et amener Michael Biehn ou Rebecca Hall prendre leur chèque), Onslaught démarre comme un home invasion/slasher où 3 super-soldats aussi intelligents qu'un grille-pain se confrontent à Adria Arjona (qui est le gros point fort du film avec la photographie glob+le très 90's dans l'âme)
Quelques effusions de sang réjouissantes et tardives ne viennent pas bouger le verdict : c'est pas bon !

1.5/5
Avatar du membre
Next
Administrateur du site
Messages : 9976
Enregistré le : mar. 14 juil. 2020 10:30

NaughtyDog a écrit : ↑ven. 9 oct. 2026 00:59 Adam Wingard
1.5/5
On en parlait sur le topic horreur avec Genla oui. Enième ratage du boug, alors qu'il revenait théoriquement à ce qu'il sait faire de mieux.
Avatar du membre
NaughtyDog
Messages : 4713
Enregistré le : lun. 26 oct. 2020 12:34
Localisation : Paris

Image

Lauréat du Grand Prix de la Mostra, voilà enfin le retour de Lee Chang-dong 8 ans après le sublime Burning !
Et sans être aussi excellent, Possible Love brille via sa subtilité d'écriture pour explorer les diverses facettes d'une fracture sociale entre 2 couples (un prolo dépressif au chômage et sa femme font la rencontre d'une réalisatrice de documentaires mariée à un riche homme d'affaires). Et dans une narration à combustion lente, le film explore les désirs refoulés, la différence de perception socio-professionnelle, une démarche réflexive sur la notion de couple, domination de classes... C'est riche, même si sur 2h45 Possible Love est peut-être un peu long vis-à-vis de sa trame.
Heureusement, tout se conjugue admirablement dans une dernière demi-heure cathartique de toute beauté, mettant à l'honneur son excellent quatuor d'acteurs (en particulier Cho Yeo-jeong dans un rôle pas si éloigné que celui su'elle tenait dans Parasite, et l'immense Jeon Do-yeon qui montre encore qu'elle est une des meilleures actrices contemporaines)

7.5/10
Avatar du membre
NaughtyDog
Messages : 4713
Enregistré le : lun. 26 oct. 2020 12:34
Localisation : Paris

Image

Encore une réussite de Martin McDonagh, plaçant un duo Sam Rockwell-John Malkovich absolument stellaire dans un buddy movie mélan-colique typique du papa de In Bruges.
Un vieux briscard de la CIA ayant pour dernières volontés de se retirer sur Rapa Nui pour y délivrer ses mémoires (et fonc des infos sensibles), accompagné de son protégé.
Mais loin d'être un thriller, Wild Horse Nine assume sa rythmique comique comme moteur narratif : certes les rouages sont un peu connus désormais, mais quel plaisir de voir les acteurs s'y donner à coeur joie, notamment un John Malkovich absolument impeccable (c'est clairement une des plus grandes performances de sa carrière).
Sa capacité à passer de l'absurde au grinçant jusqu'au réflexif mélancholique porte réellement le métrage, jusque dans son ultime partie plus politique (l'intrigue se déroule avant le renversement du régime chilien en 73). De quoi y amener un commentaire toujours d'actualité concernant l'emprise américaine en sous-marin.
Et visuellement c'est toujours aussi travaillé (BO de Carter Burwell en prime!).

7/10
Avatar du membre
NaughtyDog
Messages : 4713
Enregistré le : lun. 26 oct. 2020 12:34
Localisation : Paris

Image

Après des années d'attente, enfin vu Wildwood.
Et autant le dire tout de suite : c'est une date dans l'Histoire de l'animation !
Laika propose ni plus ni loins ici que le long-métrage stop-motion le plus ambitieux de l'Histoire, au service d'une aventure de fantasy versant dans l'épique.
Prenant place dans l'Oregon natal du studio, on y découvre la jeune Prue McKeel, une adolescente qui va s'aventurer dans une forêt impassible après que son jeune frère est enlevé par une nuée de corbeaux. Accompagnée d'un camarade de classe, Prue va y découvrir un royaume magique menacé par la magie démoniaque de son ex-régente, tandis qu'une guerre gronde avec les peuples autochtones.

Wildwood livre ainsi un récit monomythique tenu, qui ne viendra fondamentalement pas bousculer le genre mais qui bénéficie d'un soin admirable à tous les niveaux.
Et en premier lieu sa fabrication exceptionnelle : que ce soit le niveau de dérails affichés, une animation au micron qui abolit toute saccade caractéristique de la stop motion, la photographie de toute beauté signée Caleb Deschanel (La Passion du Christ), ou encore le nombre hallucinant de personnages à l'écran (plusieurs dizaines qui se meuvent en même temps).... le résultat est tout simplement la plus grande révolution du genre depuis Dark Crystal !

Le tout prend même des proportions dingues dans son climax guerrier à la Braveheart, alors que les artistes de Laika se permettent des effusions de sang et autres tranchages en règle.
Et si cela ne suffisait pas, chaque personnage rencontré (d'une souris doublée par Awkwafina jusqu'à un aigle majestueux interprêté par Angela Bassett) est immédiatement incarné et vecteur d'émotions.
Car derrière son intrigue et une évolution de protagonistes plutôt attendue, l'emphase proposée par l'écriture, la mise en scène et la BO magistrale de Dario Marianelli parvient efficacement à aborder les notions de deuil et le prix de la guerre. Notamment via l'antagoniste doublée par Carey Mulligan.

On ressort de là (2h20 mine de rien) avec des étoiles dans les yeux, et l'impression que la capacité à émerveiller et surprendre au cinéma n'est finalement pas perdue. 16 ans de développement et 6 ans de profuction intense certes, mais chasue photogramme respire l'artisanat et la créativité totale.

Chapeau

4.5/5

Avec une trame et un développement plus singuliers de son héroïne, on touchait au masterpiece. Mais clairement ça doit gagner les Oscars de production design, effets visuels et animation rien que pour ce que le film représente et accomplit


Image


Film intéressant à plus d'un titre ce Artificial, qui est clairement dans la mouvance de The Social Network et qui prend à bras le corps le sujet d'actualité technophile.
Ainsi le film nous immerge pendant une bonne décennie au sein de l'équipe Open AI (de ses fondations via les travaux d'Ilya Sutskever jusqu'à la main-mise de Musk et Sam Altman avec Google).
Mais en regardant le film, on comprend finalement que le réel sujet n'est pas tant l'IA, mais bien comment une création révolutionnaire peut être insidieusement récupérée par des corporates sans véritable notion de responsabilité. Un récit galvaudé depuis le feu prométhéen, et qui ne viendra finalement pas révolutionner quoi que ce soit à ce niveau.
Heureusement, il y a Luca Guadagnino à la caméra, filmant tous ses chercheurs de la Silicon Valley comme une fraternité universitaire (et même comme un culte profressivement mené par Altman). De quoi rendre le film plaisant malgré ses dissonances.Artificial ne s'intéresse jamais vraiment à la vie de ses personnages autrement qu'à travers leur travail, et malgré quelques séquences explicatives, l'outil IA en lui même n'est jamais vraiment matérialisé à l'écran autrement que par une énonciation de mise en garde contre la boîte de Pandore.
Le film prend d'ailleurs un malin plaisir à tirer l'alarme comme si nous avions affaire à HAL de 2001. Un surlignage qui est parfois grossier (nappe sonore grave comprise), parfois cohérent dans la manière de montrer l'érau idéologique dans lequel Ilya est piégé (Yuri Borisnov est génial et le meilleur acteur du film).

Le même constat pourrait être mis sur Andrew Garfield, dont l'audacieux cabotinage en figure gay vampirique passive-aggressive grossit outrageusement le trait vers le jubilatoire.
On pourra aussi parler de Jason Schwarztmann en lanceur d'alertes filmé comme le fou du bus, ou un Elon Musk caricaturé comme dans un sjetch SNL.
Mais voilà, Artificial a la patte de son auteur, et don travail métatextuel sur un érotisme (et donc une humanité) pervertie venant contaminer les couloirs stériles d'un monde masculin attiré par l'appat du gain est suffisamment éloquent et palpable pour en faire une proposition de cinéma qu'il sera intéressant de revisiter d'ici quelques années. Même si dans le traitement et l'écriture du sujet Artificial retourne les mêmes convictions et questionnements de chacun : l'IA c'est cool, mais quid des humains ?

3/5 ou 3.5/5
Avatar du membre
Redzing
Messages : 2684
Enregistré le : mar. 8 sept. 2020 14:34

NaughtyDog a écrit : ↑sam. 16 mai 2026 18:31 Là par contre, on est sur du très très très très lourd

Image

Découvert la restauration 4K des Diables de Ken Russell, permettant 50 ans plus tard de ré-incorporer les segments et plans graphiques jugés trop violents/obscènes lors de son exploitation salle. De quoi redonner ses lettres de noblesse à ce chef-d'oeuvre absolu, préfigurant le cinéma de Verhoeven ou Mel Gibson avec une opulence, une décadence et une audace qui laisse pantois même aujourd'hui.
Prenant place dans la France de 1634, The Devils conte l'histoire vraie des possédées de Loudun. En effet, cette ville du Centre restait la seule encore fortifiée après la révolte des chrétiens protestants face à Louis XIII. C'est dans ce contexte qu'on découvre que Loudun est tenue par le prêtre Urbain Grandier (Oliver Reed dans le rôle de sa vie), dont le sex appeal lui sert à connaître les plaisirs de la chair malgré sa fonction. En parallèle, la mère Jeanne (Vanessa Redgrave livrant une performance hallucinante) désire secrètement Grandier, littéralement consumée par ses pulsions sexuelles réprimées intérieurement.

Et alors que ces agissements jugés blasphématoires vont remonter jusqu'au cardinal Richelieu (désireux de faire tomber Loudun pour asdurer un controle total fu territoire hexagonal), l'Église catholique va mandater un baron et un prêtre pour une cabale : orchestrer des exorcismes forcés dans le but d'obtenir de fausses preuves condamnant Grandier.

Et c'est là que Les Diables est incroyable : son caractère frondeur, qui pourra faire passer La Dernière Tentation du Christ pour un film grand public ! Très Fellini-esque (on pense à Roma ou Salò niveau inspiration mais aussi Jodorowsky via un soin de production design intemporelle), le film est enfin complété : orgies en Église, tortures, fémur de forme phallique, viol de la statue Christique... Le film recule devant rien pour dénoncer les agissements institutionnels (la couronne et l'Église) se parant de toges et d'une croix dans la seule quête du pouvoir.

Les Diables est osé, même provocateur (le prêtre Barré qui va jusqu'à faire jaillir la pire des luxures en se protégeant derrière sa fonction). Mais derrière ce festival de débauche tient une histoire terriblement forte : celle de la manipulation des masses, et d'un questionnement théologique vis-à-vis de ce que représente la foi pour chacun.

En résulte un immense monument désormais dans son director's cut au piqué 4K de toute beauté. Une sacrée expérience

5/5
Merci encore @NaughtyDog, tu m'as bien motivé à aller voir le film hier soir avec ton retour de mai. The Devils était diffusé au Festival Lumière de Lyon, dans une salle combe (ils vendaient mêmes des billets à 5€ pour ceux qui voulaient s'asseoir sur les marches :wut: ).
Au passage Warner France est venu présenter le film et sa nouvelle succursale Clockwork, chargée du cinéma indépendant de niche (restauration & production/distribution de nouvelles oeuvres). L'existence de Clockwork est rassurante, mais c'était assez ironique et amer de voir le gars de Warner France vanter les mérites de la Warner et de leur amour du cinéma, quand on sait maintenant qui les a racheté. Bref...

Sur le film je te rejoins complètement. Une véritable claque complètement barrée et décadente. Pointant du doigt l'intolérance et l'obscurantisme.
Les décors sont dingues, volontairement anachroniques, jouant sur des éléments noirs & blancs cauchemardesques. On a l'impression d'être dans un asile de fou du 19ème siècle. D'ailleurs tout parait anachronique : entre la peste, la torture, la violence, la débauche, les guerres de religion, on a l'impression d'être au plus profond u Moyen-Âge. Alors que l'intrigue se déroule sous Louis XIII !
Le pire c'est que les faits & personnages évoqués à l'écran sont pour la plupart authentiques !
Mention spéciale au protagoniste. Oliver Reed parait au départ être un infect connard, un prêtre et gouverneur charismatique qui abuse de son statut pour coucher avec toutes les femmes du coin. Mais rapidement il s'avère beaucoup plus complexe. Oui il s'adonne aux plaisirs de la chair, mais il est tout à fait sincère dans sa foi et même son amour. C'est l'un des seuls à réellement prôner la tolérance et l'indépendance face au totalitarisme religieux et politique.

Et la restauration est sublime. Je n'ai pas vu la version cinéma de l'époque, mais ici l'image est magnifique.

Le gars de la Warner (qui vendait certes son bifteck) nous a dit que les grands réalisateurs se bousculent au portillon pour avoir l'occasion de revoir ce film en version 4K director's cut, ce qui ne m'étonne pas !
Pour ceux qui veulent le rattraper, ils sort en salles dans 2 semaines.
Avatar du membre
ConFucKamus
Messages : 4546
Enregistré le : lun. 31 août 2020 12:17

Vu aujourd'hui le détenteur du Grand Prix au festival de Cannes 2026, Minotaure

Image

Je vais laisser reposer un peu, mais un peu déçu.

Alors plastiquement, c'est superbe. Les plans sont cadrés au millimètre. Mais je trouve le film trop long et l'arrière-plan (les préparatifs et le début de la guerre Russo-Ukrainienne)

et évoqué, rappelé, martelé de partout. Sur le papier, mêler cette crise de couple avec la situation en Russie où la froideur l'emporte sur tout le reste, ok.

Mais, j'ai trouvé ça peut-être un peu trop intellectualisé, trop calculé et je reste un peu en dehors.

:star: :star: :star: :passtar: :passtar:
"Bloodshot est la meilleure chose qui soit arrivée au cinéma en 2020 " - ©MisterM
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

Le Parrain 2ème partie de Francis Ford Coppola

Image

Ce que je redoutais est finalement arrivé : je suis déçu. :lol:

Peut-être me l'a-t-on trop vendu... mais je le trouve clairement inférieur au 1er film.

Alors... toute proportion gardée : c'est un film d'une immense qualité. La photographie est superbe. Les vues de Miami, la Havane ou du vieux New York sont superbes.
Les acteurs sont superbes. On sent d'ailleurs que Al Pacino est au sommet de son art. Jusqu'à présent, je considérais que l'Impasse était le film dans lequel il jouait le mieux... Le Parrain 2 est peut-être désormais, à mes yeux, le film où il fait sa meilleure performance. Son jeu silencieux est incroyable. Lorsque Kay lui annonce la vérité derrière sa fausse couche... son regard est TERRIFIANT. :scary:
C'est du trés... TRES GRAND ACTING.

Mais voilà... j'ai moins accroché.
Car en vérité... le problème... c'est que TOUT tourne autour de Michael... et les autres acteurs, pourtant exceptionnels, peinent à exister. Duval qui jouait un homme de main d'une finesse et d'un sérieux impérial dans le premier film... est relégué à la chiffe molle de service.
Même De Niro... qui montre tout son talent d'Italien... ben... il est lisse.
En fait, je regrettais l'incroyabe synergie du premier film où TOUS les personnages existent.
Dans le Parrain , Marlon Brando est la star, mais il est trés vite écarté du scénario au profit de James Caan, Duval, Pacino, Shire, Keaton... ce qui fait que l'on sent TOUTE LA FAMILLE dans la panade de cette guerre de mafieux. Et j'aimais ça. Les personnages de Keaton et Shire étaient dramatiques car on sentait vraiment progressivement l'emprise du banditisme sur leur vie. Et Michael Corleone lui-même... cachait son jeu... avant qu'on ne découvre progressivement quel immense connard il est.

Et là... dans le Parrain 2... hé bien TOUT tourne autour de Pacino.
Pacino, c'est le plus fort.
Pacino, c'est le plus impitoyable.
Pacino, c'est la star.
Pacino... ah putain... c'est Pacino. :bave2:
Et c'est malheureusement
TOUT
CE
QUE
JE
DETESTE
... dans les films de gangster.
Car c'est finalement le genre de films qui déifient ce genre de personnages. Et finalement, tous les autres personnages autour sont rendus pathétiques, idiots, passifs, incapables de faire quoique ce soit sans l'aval de Michael. Le seul qui essaie... Fredo, joué par l'excellent John Cazale... est clairement montré comme un idiot (qu'il était déjà dans le premier film... mais le personnage donnait aussi cette impression de vouloir s'émanciper de la structure familiale toxique pour voler de ses propres ailes).
Dans le parrain 2... personne n'existe à part Michael... et je trouve ça décevant.

Ceci a pour conséquence un aspect que j'ai déploré : le scénario s'en retrouve prévisible. Jamais le Parrain 2 ne m'a surpris ou étonné. A la rigueur, j'ai plus été étonné de voir ce récit entrecoupé de flashback sur la jeunesse de Vito Corleone... mais sinon pour ce qui est du parcours de Michael : RAS.
La trahison de son frère est tellement vite éventée, qu'on comprend finalement progressivement que tout le film va nous amener à la phase où Michael commet le fratricide. Mais c'est un fratricide que l'on voit venir A DES KILOMETRES. J'étais même à deux doigts de me demander s'il n'allait pas tuer sa femme ou Duvall.
Et la question de savoir "VA-T-IL REUSSIR A VAINCRE SES ADVERSAIRE ?" n'est même pas un suspens ou un enjeu.
Car voilà : dans le Parrain 2, il n'y a pas de suspens.

Alors que dans le premier film, il y en a, du suspens.
La scène de l'hopital est un suspens.
La scène où Apollonia meurt dans la voiture... m'a surpris.
La scène où l'homme de main de Vito Corleone se fait tuer au début de la guerre des gang m'a surpris.
Le fait que Vito se fasse déscendre dans la rue m'a surpris.
La révélation sur la taupe dans le cercle de confiance de la famille au moment de l'enterrement... m'a surpris.

Dans le Parrain 2, il n'y a rien de tout ça.
Et le problème, c'est que sur un film de 3 heures, ben le temps devient long. Trééééés long.

Mais le film reste un modèle de réalisation : superbe direction, superbe photographie, superbe musique...
Mais le scénario et l'intrigue m'ont nettement moins convaincu.

Entre 7 et 8/10
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Avatar du membre
MisterM
Messages : 2980
Enregistré le : mer. 2 sept. 2020 21:37

Zefurin a écrit : ↑mer. 21 oct. 2026 17:38 Ce que je redoutais est finalement arrivé : je suis déçu. :lol:

Peut-être me l'a-t-on trop vendu... mais je le trouve clairement inférieur au 1er film.
AH
Je ne suis pas seul à avoir raison sur tout finalement. :D Oui, cent fois oui, le Parrain 2 est surcoté, tout en étant une superbe fresque.

Après je ne fais pas les mêmes reproches, je trouve De Niro assez excellent (malgré sa tentative malheureuse d'imiter la voix de Brando, de façon très irrégulière en plus). D'ailleurs la partie Little Italy est certainement la plus réussie.
Pourtant l'ambition est plus grande et le sujet plus passionnant côté Michael, mais, désolé, c'est mal raconté ! Très difficile de savoir qui est qui, ce qu'ils fichent à La Havane, très peu de suspens, et pourtant le rythme est leeeeent...

Je ne suis pas non plus toujours fan de la photographie, cet effet de surexposition du blanc qui floute l'image, question de goût certes mais ça n'aide pas.

Et je ne peux m'empêcher de le comparer à mon récent re-visionnage d'Il était une fois en Amérique que je trouve nettement plus audacieux à tous les niveaux.

Tout de même un film d'un niveau qu'on adorerait trouver en salle aujourd'hui, mais ça me fait mal de le voir si souvent placé au-dessus du premier qui est meilleur d'un bout à l'autre (notamment son scénario tout simplement parfait).
Avatar du membre
Zefurin
Messages : 5040
Enregistré le : lun. 31 août 2020 11:49
Localisation : Voie Lactée - Système Solaire - Paris 17

MisterM a écrit : ↑mer. 21 oct. 2026 18:07 Et je ne peux m'empêcher de le comparer à mon récent re-visionnage d'Il était une fois en Amérique que je trouve nettement plus audacieux à tous les niveaux.
Mais c'est exactement ce que je me suis dit : Le Parrain 2 serait excellent... s'il ne souffrait pas de la comparaison avec le film de Sergio Leone qui détonne bien plus.

En fait, j'aurais pu adorer la jeunesse de Vito Corleone... si on s'était plus concentré sur l'Italie. Le film commence au contraire par les morts de son père, son frère et sa mère à cause du parrain local... pour ensuite migrer en Amérique. J'aurais TEEEEEELLEMENT trouvé plus intéressant de garder Vito en Italie le plus longtemps possible et exploré le banditisme italien du début du siècle... pour que progressivement... vito soit amené à devoir migrer en Amérique pour attendre que les choses se tassent.
En soit... c'est ce qui se passe.
Mais j'aurais voulu qu'on reste plus longtemps en Italie.

Mais le truc c'est que je n'ai pas ressenti plus d'attache que ça à De Niro. J'avais peut-être du mal à l'identifier comme un "Jeune Marlon Brando".
Pourtant l'ambition est plus grande et le sujet plus passionnant côté Michael, mais, désolé, c'est mal raconté ! Très difficile de savoir qui est qui, ce qu'ils fichent à La Havane, très peu de suspens, et pourtant le rythme est leeeeent...
OUI

C'est trés trés mal raconté.
La partie à la Havanne... je suis désolé AUSSI... mais c'est à la limite de compréhensible.
Le moment où Michael comprend que son frère est dans le coup... il faut comprendre que c'est parce que son frère CONNAIT le mec qui s'appelle Johnny (qu'il n'est pas sensé connaitre... euh ok...) Et TOUT L'INSTANT DRAMATIQUE qui fait que Michael va tuer son frère vient du fait que ce détail est crucial !!!
Et puis même la combine hotelière avec la mafia juive... MAIS ALORS... J'AI RIEN COMPRIS. :hypnose:

Attend what ?
Et cette mallette avec 2 millions de dollars... euh... pourquoi ? Gné ? Ils deviennent quoi ces deux millions d'ailleurs ?
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
Répondre

Passwords - Login