Ce sont évidemment les enfants qui ont voulu le voir, et pour rester poli je dirais que ce n'est pas le meilleur de la série

D'ailleurs ce n'est plus Baroux qui réalise, mais Rouve lui-même, j'ignore ce qu'il s'est passé. C'est un beau ratage, heureusement que j'ai dormi la plus part du temps
ça c'est carrément les enfants qui le (re)voyaient tout seuls alors que je faisais autre chose, mais je me suis laissé happer par un bon gag, puis deux, à tel point que j'ai fini par voir la fin du film avec eux. Et j'ai beaucoup ri. Alors oui le Marsupilami est moche, mais on s'en bat les couilles, notamment parce que ce n'est absolument pas le sujet du film, tout le monde se branle du Marsu dans le film, il pourrait être remplacé par un sac en plastique ou un coton-tige que ce serait le même film, il est juste un MacGuffin, prétexte à faire avancer le film qui n'a qu'une ambition, c'est de mettre en scène des gags, et il le fait très bien. Je le reverrai en entier avec eux la prochaine fois.
Un gars marié, père, petit cadre, à la COGIP s'il vous plait (on reconnait là les premières amours de Nicolas & Bruno <3 ), dans une tranquille banlieue pavillonnaire, voit arriver un couple de nouveaux voisins, dont le mari est son sosie absolu, mais avec des cheveux. Et de l'assurance, et de la réussite, et de la bogossité... Bref, c'est lui, mais en mieux. Et quand il s'aperçoit que le type devient également son nouveau boss à la COGIP, il devient dingue. Content de retrouver Nicolas & Bruno à un tel niveau, c'est de loin leur meilleur film, et il rivalise en qualité avec les messages à caractère informatif de leur début de carrière. La montée crescendo est parfaitement maitrisée, Lafitte fabuleux, et surtout le film ne s'essouffle pas aux 2/3 comme c'est le cas de quasiment chacun des films de ce type. Alter Ego est bon jusque dans son final (malgré quelques facilités pour boucler l'intrigue, mais franchement on s'en fout complètement), et ce final est d'ailleurs tout aussi sombre et étrange que son ouverture était comique. Le film a basculé lentement vers le drame sans que l'on s'en rendre compte, et nous avec, et cette bascule est aussi réussie que vertigineuse.
Je n'avais encore jamais vu ce classique du cinéma indépendant français du début des années 80, film presque devenu mythique, comme le Simone Barbès ou la Vertu, d'ailleurs très proche des productions Diagonale, à tel point que je pensais que c'en était une. Il s'agit du premier long-métrage (co)réalisé par l'actrice Juliet Berto, égérie de plusieurs cinéastes légendaires, à commencer par Rivette ou Godard. Le film décrit les bas-fonds du Pigalle de l'époque, entre trafic de drogue, prostitution et bars de nuit, et le fait si bien que la plongée est quasi instantanée, on a vraiment l'impression de vivre cette époque comme si on y était. La partie récit mais un peu de temps à démarrer, classique du genre, mais je me suis surpris à découvrir finalement un récit beaucoup plus construit qu'il n'y paraissait, et sans que le film ne perde rien de sa liberté initiale. C'est un très beau film, magnifié qui plus est par cette superbe copie restaurée à l'image extraordinaire.
C'est drôle de voir l'histoire vraie de deux personnes dont personnellement tu n'avais jamais entendu parler en amont. C'était mon cas face à cette grande success story à l'américaine de deux petits français qui à force de conviction et de persuasion vont devenir deux grands agents de joueurs de basket pour la NBA, je crois même qu'ils sont parmi les plus influents au monde, notamment parce qu'ils s'occupent de la star actuelle Wembanyama. Le film est vraiment très bien réussi dans son genre. C'est une vraie belle et grande success story et le film est vraiment fait à l'Américaine, avec des moyens, de l'ampleur, des enjeux, une construction imparable. Au niveau cinéma il n'y a rien, zéro, mais ce n'est même pas ce qu'on est venu chercher. Le résultat est malgré ça assez passionnant, le duo d'acteurs, qu'on avait déjà apprécié ensemble dans Pourquoi tu souris ?, fonctionne vraiment à merveille, rajoutant une touche d'humour dans un sujet sérieux. On peut être gêné de lire au générique que le film est produit par les deux vrais agents, ils se sont payé leur pub, construit leur propre légende en finançant un film à leur gloire, mais après tout je me dis pourquoi pas, les Américains font ça tous les jours. Tant que le résultat est correct et que cela donne un film qui ne soit pas indigne, comme ici, profit, mercantilisme, ego surdimensionné et autocongratulion sont de toutes façons des données omniprésentes dans le milieu du cinéma.
Revu pour la millième fois avec les enfants ce coup-ci, ma fille en est méga fan comme quoi même un vieux truc de plus de 45 ans peut encore franchir les générations.
Petit retour à Monteiro dont j'ai quasi achevé de refaire cette intégrale avec l'un de ses plus grands films, 3ème partie de la trilogie Jean de Dieu. C'est toujours aussi immense, perturbant, provocateur, à revoir aujourd'hui, peut-être même encore plus dérangeant qu'à l'époque, et au delà du contenu, qui filme mieux que Monteiro ? C'était vraiment un immense metteur en scène, à tous niveaux, mais plastiquement, je ne connais pas beaucoup de cinéastes aussi époustouflants.
I like your hair.